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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 23:06

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Pierre, Cassendra et Lereuloï rentreront sans leur père et leur mère. Paul et Lisa rentreront sans leur mère. Cette semaine deux mamans de 42 ans et de 48 ans ont été accueillis à l’église pour la célébration de leurs obsèques. Il y a un mois c’était le mari (48 ans) d’une des mamans qui franchissait le portail de l’église dans un cercueil. Il y a des jours où l’espérance est lourde à annoncer. Aujourd’hui le ciel était gris et pleurait. Un couplet de Cabrel monte en ma mémoire ce soir « Etes vous là, êtes vous proche ou trop loin pour entendre nos cloches ? Ou gardez vous les mains dans les poches ? Ou est-ce vos larmes quand il pleut ? » (Francis Cabrel, le Chêne Liège). Je ne veux pas être larmoyant. Ce soir je porte dans ma prière bien pauvre deux familles et un service de blanc vêtu qui se bat pour la vie jusqu’au bout. Un service au quatrième étage d’un hôpital si proche d’une église qui n’a d’autres ressources que d’ouvrir grand le portail et d’offrir une faible lumière. «  Dieu notre Père, la mort de Patrick, d’Annick, de Monique, nous rappelle brutalement notre condition d’homme et de femme et la brièveté de notre vie ; mais pour ceux qui croient en ton amour la mort n’est pas la fin de tout : il y a l’espérance des fils de Dieu et, pour nous, brille la lumière de la Résurrection. » (Rite de la lumière du rituel des funérailles chrétiennes). Et puis vient la Parole livrée, offerte dans cette grisaille qui s’invite dans la vie endeuillée. Tantôt un texte qui invite à se réconforter les uns les autres, tantôt un texte qui nous parle de Dieu qui sèche les larmes des visages, Le jugement dernier, « Je suis le chemin la vérité et la vie »….  Une assemblé qui vous regarde et attend une parole. Que dire devant l’absurde et le non sens ???? Saint Esprit vient à mon secours. Une homélie qui sort de la bouche d’un pasteur qui croise des regards qui en disent long… Un temps de silence et les mot viennent à mes lèvres alors que le silence serait le meilleur langage « Réconfortez-vous les uns les autres ». Paul pourrais nous adresser cette même parole à nous ce matin. Nous qui sommes réunis autour de Patrick. Nous ne comprenons pas pourquoi un homme dans la force de l’âge aie pu nous quitter. Nous sommes face à un mur celui de l’incompréhension et du scandale. Le chrétien n’est pas plus blindé qu’un autre lorsqu’il pert l’un des sien trop jeune. Nous aimerions tellement avoir une réponse face à ce drame et la réponse ne viendra pas. La réponse ne viendra pas car nous sommes devant un non sens, un scandale. Ce scandale le Christ l’a vécu lui-même. Lui l’innocent a été torturé et mis à mort. Face à sa mort Jésus n’a pas été plus rassuré que nous. Il a connu l’angoisse allant jusqu’à hurlé « mon Dieu mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Quand il apprend la mort de son ami Lazard, il ne résonne pas. Il pleure comme nous ce matin. Que j’aimerais vous consoler mais je n’ai pas ce pouvoir. Aucune parole si belle soit elle n’est en mesure de venir sécher vos larmes. Alors si se sont les larmes qui vous viennent et bien pleurer devant Dieu. « Venez à moi vous tous qui peinez ». Dieu nous accueille tels que nous sommes avec nos joie, nos révoltes, nos craintes, nos limites. C’est ce que découvre maintenant Patrick. Peut être se pose-t-il la même question que nous avons entendu dans l’évangile. « Seigneur quand t’ais je vu ? ». Et le Christ de lui répondre ; quand tu as croisé un regard triste et que tu lui a offert ton sourire c’étais moi, quand tu as vu quelqu’un dans les difficultés et que tu l’as aidé c’était moi. Chaque fois que tu oser poser une geste d’amour vis-à-vis de quelqu’un c’est moi que tu rencontrais. Avec Dieu il n’y a pas d’extraordinaire. Un verre d’eau, un sourire, une visite et déjà notre vie éternelle est commencée. Patrick n’était sans doute pas du coté du baratin mais simplement il a essayé d’aimer les personnes avec qui il vivait. Il nous livre une belle leçon de vie. D’abord sa générosité qui nous invite à ne pas fermer nos mains mais à les ouvrirent pour offrir gratuitement notre amitié et notre attention aux autres. Son goût pour les voyages qui nous invite à la curiosité et au désir de la rencontre. Son sens de la famille.  Aujourd’hui votre ciel semble bien obscure et sans doute vous posez vous cette question. Dieu où es tu ? Je suis là à travers les infirmiers qui viennent au chevet des malades, à travers la présence des amis qui offrent le réconfort de la chaleur humaine, je suis là des que l’on se bat pour la vie, que l’on soutient celui qui souffre. Votre ciel est bien gris pourtant nous avons allumé une lumière tout à l’heure. Une lumière bien fragile mais qui brille tout de même. Cette lumière nous redit « Jésus nous le croyons, est mort et ressuscité, de même, nous le croyons, ceux qui se sont endormis, Dieu, à cause de Jésus, les emmènera avec son Fils. Ainsi nous serons toujours avec le Seigneur ». Là où tout est paix. Homélie prononcée lors des obsèques de M. Patrick JACQUET.

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 13:04

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Qu'ils sont beaux les pieds des messagers de la bonne nouvelle !

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 09:24

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« Souvent Dieu a parlé à nos pères par les prophètes sous des formes fragmentaires et variées ». Dieu n’a jamais cessé de vouloir nous parler. Il n’a qu’un désir, c’est de ce communiquer. Contrairement aux dieux de la mythologie, notre Dieu n’a pas utilisé la force et la violence pour créer. « Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Par lui, tout s’est fait et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui ». Dieu a utilisé sa Parole pour que nous advenions à la vie. Rien  ne peut se résoudre sans parole, sans dialogue. Nous le voyons bien dans notre vie. Combien de conflits dans nos familles, entre les peuples parce que nous n’arrivons pas à nous comprendre, à communiquer. Dieu nous invite à faire usage de la parole puisque nous sommes créés à son image. Mais de quelle parole suis-je porteur ? Qu’est ce qui nourrit ma vie pour pouvoir offrir une parole qui va aider à grandir, à rendre libre, à consoler, à relever, à encourager, à aimer. Car c’est bien de cela qu’il s’agit lorsque l’on parle de la parole de Dieu. Dieu nous livre sa parole en chaire et os le jour de Noel pour que sa Parole devienne la notre.Il ne retient rien il se livre totalement entre les mains humaines. D’abord entre celles de Marie et de tous ceux qui acceptent de tendre les mains tels des mendiants d’amour. Par amour pour nous Dieu s’est mis sur la paille, il a tout donnée. Dieu n’a pas craint en Jésus de naitre dans une mangeoire, dans une étable pour que nous n’ayons pas honte de notre pauvreté mais que nous puissions l’accepter et permettre à Dieu de nous rendre riches de sa parole. Désormais c’est ce fils né de Marie que nous venons écouter et adorer. Il nous faut la simplicité des bergers pour l’accueillir et le reconnaitre dans cette mangeoire. Ils seront nombreux à venir à sa rencontre mais combien seront-ils à reconnaitre la lumière qu’il est venu nous offrir ? « Le Verbe était la lumière, qui éclaire tous les hommes en venant dans le monde. Il était dans le monde, lui par qui le monde s’était fait, mais le monde ne l’a pas reconnu ». Comment te reconnaitre Seigneur lorsque tu viens à notre rencontre couché sur la paille ? Notre monde est attiré par d’autres lumières et pourtant nous portons en nous cette lumière que tu as allumé le jour de notre baptême.Jamais elle ne pourra s’éteindre. Elle est fragile alors prenons garde. Entretenons-la comme le bien le plus précieux que nous procédions. Nos frères en ont besoin. Nous même laissons nous réchauffer en ce temps où nous célébrons la fête de Noël. C’est l’hiver et la nuit est longue. C’est précisément en cette période que l’Eglise à voulu fêter cette fête où Dieu nous visite dans la discrétion d’une nuit obscure où une voix angélique a retenti pour inviter à passer de la peur en confiance. Alors laissons nous aussi désarmer par cet enfant sans défenses. Venons, nous réchauffer à sa douce clarté qui n’aveugle pas mais qui éclaire. Nous pourrons alors chausser nos pieds de chaussures inusables que l’on appelle la confiance et l’espérance. Oui qu’ils sont beaux les pieds chaussés de tels chaussures. Courrons annoncer la bonne nouvelle et vivons notre passage ver la confiance !

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 14:02

« La petite Espérance s'avance entre ses deux grandes sœurs

et on ne prend pas seulement garde à elle.

Sur le chemin du salut, sur le chemin charnel, sur le chemin

raboteux du salut, sur la route interminable, sur la route

entre ses deux sœurs la petite espérance

S'avance.

Entre ses deux grandes sœurs.

Celle qui est mariée.

Et celle qui est mère.

Et l'on n'a d'attention, le peuple chrétien n'a d'attention

que pour les deux grandes sœurs.

La première et la dernière.

Qui vont au plus pressé.

Au temps présent.

A l'instant momentané qui passe.

Le peuple chrétien ne voit que les deux grandes sœurs, n'a

de regard que pour les deux grandes sœurs.

Celle qui est à droite et celle qui est à gauche.

Et il ne voit quasiment pas celle qui est au milieu.

La petite, celle qui va encore à l'école.

Et qui marche.

Perdue dans les jupes de ses sœurs.

Et il croit volontiers que ce sont les deux grands

qui traînent la petite par la main.

Au milieu.

Entre les deux.

pour lui faire faire ce chemin raboteux du salut.

Les aveugles qui ne voient pas au contraire.

Que c'est elle au milieu qui entraîne ses grandes sœurs.

Et que sans elle elles ne seraient rien.

Que deux femmes déjà âgées.

Deux femmes d'un certain âge.

Fripées par la vie.

C'est elle, cette petite, qui entraîne tout. »

 Charles PEGUY

(Ed. Gallimard, coll. La Pléiade, Œuvres poétiques complètes, pp. 176-177)

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 17:40

http://www.dinosoria.com/religion/jesus_christ_011.jpg

 

« Les fondations, personne ne peut en poser d’autres que celles qui existent déjà : ces fondations c’est Jésus-Christ lui-même. » La fête de la dédicace d’une basilique romaine nous permet de nous interroger sur le fondement de notre foi. Il n’y en a pas 36000. Il porte un nom. Sur ces fondations une belle maison a été construite. Elle est belle car elle présente un visage souriant. « Elle (la Sagesse) va et vient pour rechercher ceux qui sont dignes d’elle , au détour des sentiers, elle leur apparaît avec un visage souriant… » (Sg 6,16). Ce visage, Dieu ne cesse de l’offrir à celui qui le rencontre. Le témoin du Christ est invité relayer ce sourire de Dieu à celui qu’il rencontre. Depuis quelque temps nous voyons fleurir des groupes chrétiens qui se donnent pour but de défendre le Christ. Défendre le Christ c’est d’abord et avant tout présenter son vrai visage. Un visage souriant qui renonce à toute violence et agressivité. Alors laissons notre épée au fourreau et ne nous lassons pas d’aimer y compris nos ennemis.

 

 

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Published by Christophe FEREY - dans Méditation
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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 21:01

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Mon voisin est dans sa cuisine

Tel un aigle dans son repère

La lumière me dit qu’il y a le père

Escale gustative ou frugale ?

Pour refaire les forces

Une halte dans une journée haletante d’athlète

Une énergie qui se déploie pour une personne, pour une Eglise

Qui décidément nous tient aux tripes

Alors continue de courir voisin, ne t’arrête pas car point de fin pour cette course

« Comme il est beau de voir courir sur les montagnes le messager qui annonce la paix, le messager de la bonne nouvelle » (Is 52, 7)

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Published by Christophe FEREY - dans Mon voisin
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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 22:22

 

Dieu tu es ma force, ma consolation, 
Une lampe devant mes pas.
Ta voix a triomphé de l'ouragan,
Remporté le combat. 

 

Refrain

Tu m'offres chaque jour ton infaillible amour;
Toi, qui as fixé le cours des étoiles,
Sois mon ancre, sois ma voile !

 

Tu étends mes ailes pour toucher les cieux,
Protégé par ta main. 
Ta grâce m'appelle à lever les yeux
Et suivre ton chemin.

 

Ta miséricorde coule de la croix, 
Ton sang m'a racheté. 
Tout ce que je suis me vient de toi.
Sans fin je te louerai.

 

© 2003 Did you Look Music et Rolf Schneider

 

 

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 22:57

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Seigneur tu es le Dieu de la joie

Pourtant je ne veux pas jouer

Je ne veux pas jouer au chrétien

Je veux être chrétien

Je ne veux pas jouer au prêtre

Je veux l’être à travers toutes mes fibres

Aide-moi à le devenir toujours un peu plus chaque jour

Aide-moi à ne pas camper un personnage mais à être ce que tu m’as appelé à être

Un jour je t’ai dit oui dans cette cathédrale ornée d’un peuple rassemblé pour te rendre grâce

Toi qui n’as jamais dit non à ton Père

Aide-moi à te dire oui chaque jour

A faire ta volonté

Aide-moi à te laisser aimer à travers moi

Rappelle-moi chaque jour que ma vie est à accueillir auprès de Toi

Rappelle-moi qu’en dehors de toi tout est vain

Que le rendez-vous du pain rompu et du sang versé devienne le socle où je bâtirai sur le roc.

Que ta joie m’habite et rayonne pour transmettre, relever, consoler, apaiser, réjouir

Seigneur que ta volonté soit faite !


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Published by Christophe FEREY - dans Prière
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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 10:44

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Deux mois pour vivre différemment, reprendre souffle. Du temps pour s’assoir et se mettre en présence. Devant Toi qui m’attends depuis tant de jours, tant de nuits… Je peux enfin m’assoir et m’apaiser auprès de Toi. J’ouvre les mains, tu sais ce qu’elles contiennent. Toi qui m’as tout donné, je te redonne tout. Ne rien garder tout recevoir. Viens me redire au creux de l’oreille ta parole pour qu’elle m’éclaire et me guide. En ta présence de vent de tempête devient brise légère. Je découvre alors que j’ai encore faim, que j’ai besoin de me nourrir. Le quotidien est happant et nous laisse guerre le temps de prendre le temps pour se réinscrire dans une relation qui se nourri de présence, d’écoute, de prière. Un peu d’oxygène reçu pour repartir d’un pas plus léger. Quelques jour avant d’ouvrir une nouvelle année scolaire, l’apôtre Philippe nous offre non pas une formule mais des paroles qui sont finalement ce que doit être la mission du témoin, du chrétien. « Viens et tu verras » (Jn 1, 46). Au fond nous n’avons rien d’autre à dire à celui qui est en recherche. Viens, tu n’as rien à perdre et tu verras. Témoigner du Christ c’est permettre à l’autre de le rencontrer. Mais c’est impossible si nous même nous ne vivons pas cette rencontre au quotidien. Alors n’ayons pas peur nous ne savons pas d’avance ce qui se passera. Ce qui est sur c’est que je rencontrerai le Seigneur sans doute manière inattendue si je sais le reconnaitre. 

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 10:25

ciel-nuit

 

Saint Mathieu nous offre dans ce récit un beau condensé de la pédagogie de Jésus vis-à-vis de ses disciples. Souvenons-nous de dimanche dernier. Jésus a nourri une foule de 5000 hommes sans compter les femmes et les enfants. Les apôtres avaient du vivre un véritable acte de foi vis-à-vis de Jésus en obéissant à son ordre « donnez leur vous-même à manger ! » Les apôtres étaient sans doute grisés par ce miracle. Ils devaient se sentir invulnérable en présence de Jésus. Qu’ils doivent être extraordinaires pour avoir été choisis par cet homme extraordinaire !  Jésus va alors les faire monter dans une barque. Quitter ce lieu où la grâce à opéré. Jésus ne veut pas établir une quelconque nostalgie du passé en ses disciples. Il veut les mener plus loin vers une autre rive. Avec Jésus on ne fait pas de surplace on avance au large. Il faut quitter quand on pense être arrivé, quand on pense avoir enfin trouvé Dieu. Il faut partir… C’est l’expérience fondamentale du croyant. D’Abraham au peuple tout entier libéré de l’esclavage. Avec Dieu on ne s’installe pas ! Partir mais pour aller où ? Jésus se contente de dire « allez sur l’autre rive ». Une fois de plus les apôtres vont obéir et partir. Ils vont se retrouver dans une barque. En s’éloignant de Jésus ils vont entrer dans la nuit. Un autre quittera Jésus pour une nuit sans fin, il s’appel Judas… Jésus sé déjà par où ils vont passer. Par la tempête avec du vent et des vagues furieuses. Pourtant il va se retirer et prier. « Mais pourquoi Jésus nous a-t-il fait embarquer pour affronter cette tempête ? » Peut être nous sommes nous déjà posés cette question lancinante lorsque nous affrontons des vents contraires dans notre vie ? Et bien souvent nous n’avons pas de réponse. Ou peut être ne savons nous pas reconnaitre Jésus lorsqu’il vient à notre rencontre. L’expérience de Dieu est toujours déroutante. Il se révèle toujours de manière inattendue. Héli qui pensait servir Dieu dans la violence découvre que Dieu n’est pas dans le tremblement de terre mais dans le murmure d’une brise légère. Extraordinaire conversion qui va s’opéré dans ce cœur endurci comme il s’opère en celui de Saint Paul qui nous adresse ce cris de souffrance de voir ses frères de race ne pas reconnaitre en Jésus leur sauveur. Il est là l’enjeu de l’Evangile d’aujourd’hui. Il ne s’agit pas seulement d’un récit de miracle, la marche sur les eaux. Il s’agit fondamentalement d’un récit où Pierre va découvrir que Jésus n’est pas seulement un homme extraordinaire mais qu’il est son Sauveur en qui il peut donner sa confiance.

Revenons au récit. Jésus ne choisi pas n’importe quel moment pour rejoindre ses apôtres qui sont dans une barque qui tangue. Il choisi la fin de la nuit. Le jour va bientôt revenir sur ces apôtres inquiets et se sentant seuls pour affronter le vent et les vagues. Jésus arrive à un moment charnière. Tant que Jésus ne parle pas, les apôtres ne le reconnaissent pas. « Confiance, c’est moi, n’ayez pas peur » et Jésus fait taire la crainte qui saisi les apôtres. C’est le préalable pour sortir de la nuit. Il faut entendre cette voix qui dit à celui qui souffre : « je suis là à tes cotés dans ton combat » Ta nuit va finir si tu me laisse t’accompagner ». Comme d’habitude Pierre va en rajouter ! Jésus va saisir l’occasion pour permettre un début de conversion dans le cœur de Pierre pour que celui-ci devienne un cœur de chaire. Pierre va devoir sauter à l’eau pour rejoindre Jésus. Et voici qu’il coule. Il coule car il n’est pas encore assez fils pour vivre une totale confiance, un total abandon à son Seigneur. Et pourtant il n’y a pas d’autre chemin pour rejoindre Jésus que la confiance et l’abandon. « Si vous ne devenez pas comme ces enfants vous n’entrerez pas dans le royaume de Dieu ». Pierre pensait encore pouvoir suivre Jésus par ses propres forces. Il va devoir reconnaitre que seul il ne peut rien, que sans la main de Jésus il ne pourra pas s’en sortir. Se sera le combat de toute la vie de Pierre et aussi sa chance. Pierre est pour nous un encouragement. Sa vie d’apôtre est faite de chute et de relèvement. Ce qui est dramatique ce n’est pas de tomber mais de ne pas vouloir se relever pour aller plus loin. Jésus à rejoint la barque. Maintenant le vent et les vague se son tu. Pierre peut alors exprimer sa confession de fois qui jailli de ses tripes « Vraiment tu es le Fils de Dieu ». Et le jour se mit à éclairer ces visages fatigués par une nuit de lutte. L’autre rive est en vue.

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