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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE

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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 10:41

Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance,

toi mon soutien dès avant ma naissance,

tu m'as choisi dès le ventre de ma mère ;

tu seras ma louange toujours !

Ps 70 (71)

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Published by FEREY christophe - dans parole de Dieu
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 10:33

Aujourd’hui la liturgie nous livre deux récits de naissance. Une naissance, cela vient souvent bouleverser les vies de ceux qui les accueillent. Elle vient modifier profondément les relations entre les personnes. De la nouveauté vient enrichir leur existence. Les deux annonces de naissance d'aujourd'hui surgissent au bout d’une longue attente de deux femmes se résignant à être stériles. Accueillons cet appel à ne pas se résigner mais ayons toujours un regard d’espérance sur nos vie même lorsque nous pensons que nous sommes dans une impasse. Avec Dieu, nous pourrons aller au delà de nos stérilités. Faisons de nos vies une réponse féconde à Dieu qui nous appelle sans cesse à vivre de sa vie. Une telle vie ne nous permet pas la résignation mais nous engage à l’espérance. 

 

 

 

 

CF 2006

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Published by FEREY christophe - dans Méditation
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17 décembre 2006 7 17 /12 /décembre /2006 23:09

« Que devons-nous faire ? » A cette question de la foule, Jean-Baptise répond par une invitation à changer de vie. Peut-être avons-nous tenté de le faire durant ces trois dernières semaines. Nous avons essayé de vivre tel ou tel effort concret. Cela est bien car le Seigneur veut pour nous une vie qui nous rend heureux et surtout qui rend les autres heureux. Décider d’évoluer sur certains points de notre vie suppose une mise en route. Celle-ci n’est possible, que si un jour il y a une parole d’Amour qui nous est adressée. Cette parole nous l’avons entendue le jour de notre baptême. A chaque baptême, le Père nous dit « Celui-ci est mon fils bien aimé en qui j’ai mis tout mon amour ». Le Père nous reconnaît comme son fils car nous devenons par le baptême frère de son Fils. Nous avons, ici, la différence fondamentale entre le baptême de Jean-Baptiste et celui que célèbre l’Eglise. Le baptême de Jean était un baptême de conversion. Celui que nous avons reçu nous  donne l’Esprit du Christ et nous fait participer à la vie même de Dieu.

 

 

 

 

La question du départ, « que devons nous faire ? », nous devons la poser à la lumière de notre baptême reçu dans l’Esprit Saint. Paul nous donne une réponse : « Frères, soyez toujours dans la joie du Seigneur, laissez moi vous le redire : soyez dans la joie » (Phi 4, 4). Accueillir son baptême c’est d’abord accueillir dans sa propre vie la joie de Dieu. Le baptême nous entraîne à devenir des « serviteurs de la joie de Dieu » (Joseph cardinal  Ratzinger). Cette joie n’est pas un illusionnisme qui nous ferait oublier le mal dans le monde. Au contraire la joie chrétienne nous rend le mal encore plus insupportable car il est une négation de Dieu. La joie de Dieu s’est pleinement manifestée en Jésus-Christ.  Nous l’avons découvert durant la première semaine de l’Avent. Ainsi dans l’Evangile de Luc nous avons rencontré Jésus « Exultant de joie sous l’action de L’Esprit Saint » (Lc 10, 21). Jésus exulte de joie car beaucoup de petits ont découvert le Père en sa personne. La joie de Dieu, c’est que l’homme découvre son vrai visage : celui d’un Père qui se donne sans cesse pour ses enfants et leur donne le Salut. La joie chrétienne est à jamais marquée par le don du Christ qui va donner sa vie pour tout homme. La joie du Christ a su intégrer la souffrance de la Croix qui est le sommet de la révélation de l’Amour de Dieu pour tout homme. Il est bon, dans ce monde qui voudrait un bonheur obligatoire et interdire toute tristesse, de ré-accueillir au plus profond de nous-même la joie que Dieu nous a offert lors de notre baptême. Cette joie, beaucoup de jeunes la recherche. Beaucoup souffrent en secret. Saurons-nous leur communiquer notre joie profonde ? A propos de la joie chrétienne, Timothy RADCLIFFE[1] nous dit « Le contraire de la joie ce n’est pas la tristesse, mais la dureté de cœur qui exclut tout sentiment, autrement dit un cœur de Pierre.[…]La joie du chrétien peut contenir en elle-même la tristesse parce qu’elle va au-delà du bonheur du moment présent. Elle a sa source dans une histoire aux dimensions de la vie du Christ, qui se déroule du baptême à la résurrection, englobant le vendredi saint comme un moment qui s’inscrit dans tout un mouvement[2] ». La joie chrétienne nous invite donc à ouvrir sans cesse notre cœur à nos frères. Notre joie peut-elle être parfaite, si un de nos frères ou sœur reste sur le bord du chemin ? La présence ce matin du responsable diocésain de la pastorale des migrants doit nous le rappeler. La question « que devons nous faire ? » ne doit-elle pas être complétée par cette autre question que Dieu adresse à Caïn « qu’as-tu fait de ton frère ? » (Gn 4, 10).

 

 

 

 

Que cette dernière semaine avant Noël, soit pour nous l’occasion d’Accueillir la joie de Dieu qui se donne à nous. Comme Isaïe nous pourrons dire : « Voici le Dieu qui nous sauve : j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. Ma force et mon chant c’est le Seigneur ; il est pour moi le Salut ».

 

 

 

 

Christophe FEREY

 

 

 

 



[1] Dominicain, ancien maître des Dominicains

[2] T. RADCLIFF, dans « Venez et voyez », actes du congrès sur la nouvelle évangélisation de Bruxel Toussaint 2006, Fidélité, p 69

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Published by FEREY christophe - dans Homélies dominicales
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16 décembre 2006 6 16 /12 /décembre /2006 09:07

Il va venir, il va passer au milieu de nous. Nous l'attendions depuis la Toussaint. Toutes nos boîtes aux lettres débordaient de son annonce. Il va enfin apparaitre à nos yeux ébahis et pétillants. Une nuée d'enfants se précipitera pour un bonbon jeté sur l'asphalte humide d'un Saint Lô ayant revêtu sa parure grise de décembre.

Il va venir vétu de rouge. Toutes les espérances mercantiles vont enfin être conclues dans la cohue provoquée par un bonhomme qui n'est pas de neige. Le barbu va venir et repartir. L'angoisse va alors surgir dans beaucoup d'esprits : va-t-il trouver l'accès de ma cheminée ? Vais-je penser à dire à papa ou à maman : "surtout n'allume plus le feu dans la cheminée".

CF 2006

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Published by FEREY christophe - dans humeur
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15 décembre 2006 5 15 /12 /décembre /2006 17:57

L'Evangile d'aujourd'hui nous invite à nous laisser surprendre par Dieu. Il n'est jamais celui que nous nous imaginions. Il nous faut le réaccueillir tel qu'il se donne à voir dans l'Evangile. "Le Fils de l'homme est venu ; il mange et il boit" (Mt 11, 19). Notre Dieu n'est pas un solitaire. Il est l'Emmanuel, Dieu avec nous. Il marche à nos cotés pour nous guider vers le bonheur sans fin lorsqu'il aura tout récapitulé en Lui pour offrir toute la création à son Père. Alors n'ayons pas peur de lui prendre la main pour qu'il nous fasse découvrir chaque jour ce bonheur d'être sauvé.

CF 2006

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15 décembre 2006 5 15 /12 /décembre /2006 17:49

Je suis le Seigneur ton Dieu, qui te donne un enseignement salutaire, qui te guide sur le chemin où tu marches

Livre d'Isaïe 48, 18

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14 décembre 2006 4 14 /12 /décembre /2006 11:03

Aujourd'hui, l'Eglise fait mémoire de Saint Jean de la Croix. Il fut un religieux carme espagnol. Il rencontra Thérèse d'Avila, la réformatrice du Carmel. Il resta en lien étroit avec elle. Il voulut aussi vivre l'observance primitive de l'ordre du Carmel. Il fut persécuté par ses frères qui le jetèrent dans un cachot... A travers cette douloureuse expérience, Jean va s'unir toujours d'aventage au Christ et va atteindre des sommets de la vie mystique.

Malgré tous les mystères et toutes les merveilles que les saints docteurs on découverts ou que les saintes âmes ont pu contempler ici-bas, la plus grande partie en reste encore à dire et même à concevoir. Ce qui est dans le Christ est inépuisable ! C'est comme une mine abondante remplie d'une infinité de filons avec des richesses sans nombre  ; on a beau y puiser, on en voit jamais le terme ; bien plus, chaque repli renferme ici et là de nouveau filons à richesses nouvelles ; ce qui faisait dire à saint Paul du Christ "Dans le Christ se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance de Dieu.

Saint Jean de la Croix (Cantique Spirituel)
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14 décembre 2006 4 14 /12 /décembre /2006 10:49

La première lecture de ce jour nous invite à la confiance. Le Seigneur nous dit "Ne crains pas".  Avec Dieu il n'y a aucun désert qui ne puisse fleurir. Pour cela, il nous faut présenter au Seigneur nos arridités qui entravent notre marche. Le Seigneur veut libérérer en nous une source de joie. Pour notre désert il existe une oasis : le sacrement de réconciliation. A 10 jours de Noël, pourquoi ne pas aller à la rencontre de notre Père qui attend d'avoir la joie de nous ouvrir les bras et de visiter ce qui en nous est blessé ? Laissons-le nous guérir et nous réconcilier pour faire de notre vie une réponse d'amour à son Amour.

CF 2006

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14 décembre 2006 4 14 /12 /décembre /2006 10:43

Je suis le Seigneur ton Dieu. Je te prends la main droite, et je te dis : "Ne crains pas, je viens à ton secours"

Isaïe 41, 13

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13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 21:30

Jésus nous invite à devenir son disciple. Il nous demande de prendre son joug, c'est à dire de nous laisser conduire par lui. "Suivre Jésus Christ c'est aller partout où il va, c'est faire tout ce qu'il fait, c'est ne jamais le quitter. [...] Suivre Jésus-Christ c'est aller avec lui à la crêche pour s'y faire pauvre" (A. CHEVRIER, Ecrits Spirituels, CERF, éd 2005, p 38)

CF 2006

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