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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 16:19

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 14:13

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En ce début d’année je vais laisser la liturgie vous adresser les vœux que Dieu nous adresse à chacun à travers la bénédiction solennelle de la solennité de Saint Marie, Mère de Dieu du Missel Romain.

 

C’est Dieu qui est la source de toute bénédiction :

Qu’il vous entoure de sa grâce et vous garde en elle tout au long de cette année.

 

Qu’il nourrisse en vous la foi implantée par le Christ,

Qu’il entretienne en vous l’espérance du Christ, qu’il vous ouvre à la patience et à la charité du Christ.

 

Que l’Esprit de paix vous accompagne partout, qu’il vous obtienne ce que vous demanderez et vous achemine vers le bonheur sans fin.

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 23:06

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Pierre, Cassendra et Lereuloï rentreront sans leur père et leur mère. Paul et Lisa rentreront sans leur mère. Cette semaine deux mamans de 42 ans et de 48 ans ont été accueillis à l’église pour la célébration de leurs obsèques. Il y a un mois c’était le mari (48 ans) d’une des mamans qui franchissait le portail de l’église dans un cercueil. Il y a des jours où l’espérance est lourde à annoncer. Aujourd’hui le ciel était gris et pleurait. Un couplet de Cabrel monte en ma mémoire ce soir « Etes vous là, êtes vous proche ou trop loin pour entendre nos cloches ? Ou gardez vous les mains dans les poches ? Ou est-ce vos larmes quand il pleut ? » (Francis Cabrel, le Chêne Liège). Je ne veux pas être larmoyant. Ce soir je porte dans ma prière bien pauvre deux familles et un service de blanc vêtu qui se bat pour la vie jusqu’au bout. Un service au quatrième étage d’un hôpital si proche d’une église qui n’a d’autres ressources que d’ouvrir grand le portail et d’offrir une faible lumière. «  Dieu notre Père, la mort de Patrick, d’Annick, de Monique, nous rappelle brutalement notre condition d’homme et de femme et la brièveté de notre vie ; mais pour ceux qui croient en ton amour la mort n’est pas la fin de tout : il y a l’espérance des fils de Dieu et, pour nous, brille la lumière de la Résurrection. » (Rite de la lumière du rituel des funérailles chrétiennes). Et puis vient la Parole livrée, offerte dans cette grisaille qui s’invite dans la vie endeuillée. Tantôt un texte qui invite à se réconforter les uns les autres, tantôt un texte qui nous parle de Dieu qui sèche les larmes des visages, Le jugement dernier, « Je suis le chemin la vérité et la vie »….  Une assemblé qui vous regarde et attend une parole. Que dire devant l’absurde et le non sens ???? Saint Esprit vient à mon secours. Une homélie qui sort de la bouche d’un pasteur qui croise des regards qui en disent long… Un temps de silence et les mot viennent à mes lèvres alors que le silence serait le meilleur langage « Réconfortez-vous les uns les autres ». Paul pourrais nous adresser cette même parole à nous ce matin. Nous qui sommes réunis autour de Patrick. Nous ne comprenons pas pourquoi un homme dans la force de l’âge aie pu nous quitter. Nous sommes face à un mur celui de l’incompréhension et du scandale. Le chrétien n’est pas plus blindé qu’un autre lorsqu’il pert l’un des sien trop jeune. Nous aimerions tellement avoir une réponse face à ce drame et la réponse ne viendra pas. La réponse ne viendra pas car nous sommes devant un non sens, un scandale. Ce scandale le Christ l’a vécu lui-même. Lui l’innocent a été torturé et mis à mort. Face à sa mort Jésus n’a pas été plus rassuré que nous. Il a connu l’angoisse allant jusqu’à hurlé « mon Dieu mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Quand il apprend la mort de son ami Lazard, il ne résonne pas. Il pleure comme nous ce matin. Que j’aimerais vous consoler mais je n’ai pas ce pouvoir. Aucune parole si belle soit elle n’est en mesure de venir sécher vos larmes. Alors si se sont les larmes qui vous viennent et bien pleurer devant Dieu. « Venez à moi vous tous qui peinez ». Dieu nous accueille tels que nous sommes avec nos joie, nos révoltes, nos craintes, nos limites. C’est ce que découvre maintenant Patrick. Peut être se pose-t-il la même question que nous avons entendu dans l’évangile. « Seigneur quand t’ais je vu ? ». Et le Christ de lui répondre ; quand tu as croisé un regard triste et que tu lui a offert ton sourire c’étais moi, quand tu as vu quelqu’un dans les difficultés et que tu l’as aidé c’était moi. Chaque fois que tu oser poser une geste d’amour vis-à-vis de quelqu’un c’est moi que tu rencontrais. Avec Dieu il n’y a pas d’extraordinaire. Un verre d’eau, un sourire, une visite et déjà notre vie éternelle est commencée. Patrick n’était sans doute pas du coté du baratin mais simplement il a essayé d’aimer les personnes avec qui il vivait. Il nous livre une belle leçon de vie. D’abord sa générosité qui nous invite à ne pas fermer nos mains mais à les ouvrirent pour offrir gratuitement notre amitié et notre attention aux autres. Son goût pour les voyages qui nous invite à la curiosité et au désir de la rencontre. Son sens de la famille.  Aujourd’hui votre ciel semble bien obscure et sans doute vous posez vous cette question. Dieu où es tu ? Je suis là à travers les infirmiers qui viennent au chevet des malades, à travers la présence des amis qui offrent le réconfort de la chaleur humaine, je suis là des que l’on se bat pour la vie, que l’on soutient celui qui souffre. Votre ciel est bien gris pourtant nous avons allumé une lumière tout à l’heure. Une lumière bien fragile mais qui brille tout de même. Cette lumière nous redit « Jésus nous le croyons, est mort et ressuscité, de même, nous le croyons, ceux qui se sont endormis, Dieu, à cause de Jésus, les emmènera avec son Fils. Ainsi nous serons toujours avec le Seigneur ». Là où tout est paix. Homélie prononcée lors des obsèques de M. Patrick JACQUET.

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 10:44

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Deux mois pour vivre différemment, reprendre souffle. Du temps pour s’assoir et se mettre en présence. Devant Toi qui m’attends depuis tant de jours, tant de nuits… Je peux enfin m’assoir et m’apaiser auprès de Toi. J’ouvre les mains, tu sais ce qu’elles contiennent. Toi qui m’as tout donné, je te redonne tout. Ne rien garder tout recevoir. Viens me redire au creux de l’oreille ta parole pour qu’elle m’éclaire et me guide. En ta présence de vent de tempête devient brise légère. Je découvre alors que j’ai encore faim, que j’ai besoin de me nourrir. Le quotidien est happant et nous laisse guerre le temps de prendre le temps pour se réinscrire dans une relation qui se nourri de présence, d’écoute, de prière. Un peu d’oxygène reçu pour repartir d’un pas plus léger. Quelques jour avant d’ouvrir une nouvelle année scolaire, l’apôtre Philippe nous offre non pas une formule mais des paroles qui sont finalement ce que doit être la mission du témoin, du chrétien. « Viens et tu verras » (Jn 1, 46). Au fond nous n’avons rien d’autre à dire à celui qui est en recherche. Viens, tu n’as rien à perdre et tu verras. Témoigner du Christ c’est permettre à l’autre de le rencontrer. Mais c’est impossible si nous même nous ne vivons pas cette rencontre au quotidien. Alors n’ayons pas peur nous ne savons pas d’avance ce qui se passera. Ce qui est sur c’est que je rencontrerai le Seigneur sans doute manière inattendue si je sais le reconnaitre. 

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 16:55

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Comme Sr Gaby l'a si judicieusement écrit dans son commentaire, il était dommage que ce blog reste sur le Vendredi Saint ! Parfois le blogueur est en panne d'inspiration, d'énergie, de motivation pour écrire. Pourtant ces derniers temps, beaucoup aurait été prétexte à commentaire et à réaction. Ma vie de pasteur est traversée par de belles visites en ce moment. Des visites que j'aime. Des visites au cours desquelles on s'assoit et où j'ouvre mes oreilles pour écouter, pour me laisser visiter par celui qui franchit ma porte. La joie n'est pas absente. Des sourires, des fous rires ponctuent les rencontres. Et puis au détour de l'échange une épreuve, un poids est livré comme lâché. Pourquoi cette confiance ? Nous ne nous sommes jamais rencontrés et pourtant il y a comme une familiarité qui offre beaucoup de simplicité. Au cœur de la rencontre il y a le véritable hôte qui nous a réunis autour de cette table basse qui offre son regard d’amour et de confiance. Seigneur fait que cet espace reste le tient. Que celui qui s’y arrête sente la présence de ton amour qui offre la confiance et la paix. Seigneur donne à l’occupant de ce lieu ton regard qui sait reconnaitre en chacun ta présence et offre à celui qui vient le rencontrer un frère qui l’écoute et l’aide à mieux te connaitre. Seigneur tu as horreur des portes fermées à double tour alors aide moi à maintenir ma porte ouverte…

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 10:13

Qui regarde de temps en temps les questions d'actualités au gouvernement à l'Assemblée Nationale, découvre que bien souvent l'hémicicle est une véritable arêne où s'affronte deux camps. Le  respect n'est pas toujours de mise et pourtant c'est un lieu de débat essanciel pour notre démocratie. Parfois il s'y vi aussi des moments rares d'humanité comme mardi dernier...

 

 


L'émouvant retour du député Patrick Roy à... par Nouvelobs

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 11:37

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De belles choses lues ici (link) et là (link) sur le Carême.  Et pourtant cette année je n’ai pas la tête à ça. En 40 jours, il parait qu’on peut refaire la façade et l’intérieur. Cela représente pour un homme français 0,14% de son espérance de vie et pour une femme 0,13%. Avouez quand même que le rapport qualité/prix peut être intéressant. 40 petits jours sur 78 ans pour un homme et 85 ans pour une femme cela peut être rentable pour retrouver un intérieur rénové et un extérieur de ce fait avenant. Si le cœur n’y est pas, l’ailent de l’Eglise vous pousse un peu malgré vous dans cette  quête de Dieu qui ne renoncera jamais à vous retrouver. Seigneur cette année je n’ai pas envie de vivre le carême. C’est ton affaire. Alors débrouilles toi pour me retrouver en chemin. Car après tout la conversion ce n’est pas mon affaire mais la tienne. Souviens-toi de Marie Madeleine qui n’avait vraiment pas envie d’aller vers ce tombeau ! D’un mot, d’une parole tu as su la retourner vers toi. Comme Marie-Madeleine j’entre dans ce carême avec des pieds bien lourds qui n’ont vraiment pas envies de marcher. Alors Dieu vient me donner une parole, un geste, un signe de ta présence qui sera me convertir et croire à ta bonne nouvelle. Je sais que tu es capable de transformer le plomb de mes semelles en caoutchouc.

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 21:57

 

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Irrésistiblement, la première lecture d’aujourd’hui m’a fait prier pour nos frères chrétiens d’Orient. « Vous avez soutenu le dur combat de la souffrance, tantôt donnés en spectacle sous les injures et les vexations […] Ne perdez pas confiance ; grâce à elle vous serez largement récompensés. […] Or, nous ne sommes pas, nous, les hommes de l’abandon, pour notre perte, mais des hommes de foi, pour la sauvegarde de notre âme » (He 10). Comment rester insensible lorsque des frères unis par un même baptême subissent la persécution ? En Europe nous avons la chance de pouvoir vivre notre foi sans danger, sans la peur au ventre. Que le courage de nos frères d’Orient nous stimule à toujours vivre de plus en plus authentiquement notre foi en Jésus-Christ qui nous habite. Nous le leur devons.

 

Regarde Seigneur tes enfants de Palestine, d’Irak, d’Egypte, du Pakistan…

Dirige ton amour vers ces peuples victimes de la violence et de l’intolérance

Soutiens la fidélité de ton peuple qui veut vivre et témoigner de ton amour au péril de sa vie

Que ta croix soutienne leur espérance et les invite à la confiance.

Ne sois pas sourd aux cris de tes enfants qui te supplient

Inspire leur frères vivant en sécurité l’aide et le soutiens qui leur redira que tu es à leur coté

 

 

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 11:55

Quelques jours d’escale. Quelques jours de répit pour puiser à une source qui fait tant de bien : la fraternité. La fragilité n’est pas une vertu, encore moins une chance. Elle est une faille qui nous rappelle que nous ne sommes pas des machines infaillibles, inusables, corvéables. En tout cas cette fragilité nous invite à ne pas faire semblant, à ne pas ignorer et à essayer d’accepter que tout ne pourra pas être comme avant. Il faudra du temps et pourtant notre monde ne nous en laisse pas beaucoup. Courir, toujours courir. Réunions après réunions, il faut toujours regarder sa montre. On oublie parfois que Dieu n’a pas de temps. Donc il n’en perd jamais et ne cours pas après. La maladie nous confronte à la limite. Elle nous réclame un changement de mode de vie. Elle nous fait revisiter le sens de notre vie, nos priorités, nos valeurs. La maladie s’invite et on ne peut pas lui fermer la porte au nez. Elle veut parfois s’installer et faire son œuvre. Des hommes et des femmes refusent la fatalité et se mettent au service de la guérison. Des blouses blanches, des amis se mobilisent pour que vous ne sombriez pas, que vous restiez la tête hors de l’eau. La lutte n’est pas toujours la qualité qui vous a charpenté et pourtant des personnes vous la donne par leur présence et leurs compétences. La maladie est une ôte bien encombrante qu’il faut apprendre petit à petit à connaître, apprivoiser et lui indiquer la porte de sortie lorsque qu’elle existe. Ce matin je pense à mes confrères mal portants, à ces personnes qui luttent pour ne pas sombrer. Avant l’ordination on se rêve prêtre. Un prêtre qui ne connaît pas de frein dans l’exercice de son ministère de pasteur. Aujourd’hui je suis prêtre, je suis homme et je suis malade. Il faut enfin que j’accepte que je puisse être prêtre et malade. Comment cela va-t-il se faire ? Je n’en sais rien. Il n’y a qu’un seul qui le sait… En tout cas je sais maintenant le prix des paroles liturgique qui ouvre l’office des Vêpres « Dieu viens à mon aide, Seigneur à notre Secours ». 

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 13:15

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La neige nous apporte une sorte de sérénité. Marcher dans une ville avec très peu de voitures. Une ville avec des bruits amortis. On ralenti le pas et l'activité. Les rendez vous se décommande. Un signe en ce début d'Avent : faire un peu de silence et ralentir le rythme pour mieux vivre la rencontre et mieux écouter

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