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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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24 décembre 2006 7 24 /12 /décembre /2006 14:58

4ème dimanche de l’Avent année C

  Mi 5, 1-4a   Ps 79 (80)  He 10, 5-10  Lc 1, 39-45

 

             Deux femmes, une rencontre. Mystère d’Amour et d’accueil. Aujourd’hui, est un jour de bonheur pour celle qui accueille la mère de son Seigneur. Ce soir où demain, aurons-nous ce même bonheur lorsque nous allons célébrer Noël ? Saurons-nous reconnaître, en cet enfant de la crèche, le Sauveur ? Celui qui vient à notre rencontre ? Comme Elisabeth, nous serons invités à nous laisser visiter par Dieu. Sommes nous prêts à ouvrir notre demeure ? Fêter Noël, c’est se réjouir de la venue de Dieu chez nous. Noël devient alors la fête de la vie accueillie avec joie. Cette joie nous aurons à cœur de la communiquer comme Marie qui « se mit en route rapidement ». Accueillir Dieu, nous met en mouvement. Notre vie prend sens, nous avons un avenir. Cet avenir porte désormais un nom : Jésus-Christ. Contrairement à une chanson de Michel SARDOU dans laquelle nous pouvons entendre « J’ai moins d’av’nir, que de passé[1] », nous vivons dans l’espérance de notre Salut. Nous pouvons alors dire j’ai moins de passé que d’avenir.

              La deuxième lecture nous rappelle que le Christ est venu faire la volonté du Père. La volonté de Dieu, c’est que tout homme soit sauvé et découvre son vrai visage : celui d’un Père qui aime sans condition ses enfants. Dieu ne veut pas de sacrifices mais une réponse d’amour à son Amour qui s’est traduit concrètement par la venue de son Fils dans notre monde. Le seul sacrifice qui plait à Dieu, c’est l’offrande de son Fils. Cette offrande, c’est celle de l’Amour qui se livre jusqu’au bout pour tout homme. Nous pouvons alors, devenir « dans le Christ une vivante offrande à l’Amour du Père », comme nous pouvons l’entendre dans la prière eucharistique n° 4. Cette vivante offrande consiste comme Marie à croire en l’accomplissement de la Parole de Dieu et à se reconnaître Fils ou fille bien aimée du Père puisque frères de son fils. Nous aurons alors à cœur d’aimer à la manière de Dieu et de dire à la suite du Christ : « Me voici, je suis venu pour faire ta volonté ».  

 Christophe FEREY

 

 

 

24 décembre 2006

 

 

 

 

 

 

 

 



[1] M. SARDOU, Les jours avec et les jours sans, CD 1, album hors format, UNIVERSAL, 2006

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17 décembre 2006 7 17 /12 /décembre /2006 23:09

« Que devons-nous faire ? » A cette question de la foule, Jean-Baptise répond par une invitation à changer de vie. Peut-être avons-nous tenté de le faire durant ces trois dernières semaines. Nous avons essayé de vivre tel ou tel effort concret. Cela est bien car le Seigneur veut pour nous une vie qui nous rend heureux et surtout qui rend les autres heureux. Décider d’évoluer sur certains points de notre vie suppose une mise en route. Celle-ci n’est possible, que si un jour il y a une parole d’Amour qui nous est adressée. Cette parole nous l’avons entendue le jour de notre baptême. A chaque baptême, le Père nous dit « Celui-ci est mon fils bien aimé en qui j’ai mis tout mon amour ». Le Père nous reconnaît comme son fils car nous devenons par le baptême frère de son Fils. Nous avons, ici, la différence fondamentale entre le baptême de Jean-Baptiste et celui que célèbre l’Eglise. Le baptême de Jean était un baptême de conversion. Celui que nous avons reçu nous  donne l’Esprit du Christ et nous fait participer à la vie même de Dieu.

 

 

 

 

La question du départ, « que devons nous faire ? », nous devons la poser à la lumière de notre baptême reçu dans l’Esprit Saint. Paul nous donne une réponse : « Frères, soyez toujours dans la joie du Seigneur, laissez moi vous le redire : soyez dans la joie » (Phi 4, 4). Accueillir son baptême c’est d’abord accueillir dans sa propre vie la joie de Dieu. Le baptême nous entraîne à devenir des « serviteurs de la joie de Dieu » (Joseph cardinal  Ratzinger). Cette joie n’est pas un illusionnisme qui nous ferait oublier le mal dans le monde. Au contraire la joie chrétienne nous rend le mal encore plus insupportable car il est une négation de Dieu. La joie de Dieu s’est pleinement manifestée en Jésus-Christ.  Nous l’avons découvert durant la première semaine de l’Avent. Ainsi dans l’Evangile de Luc nous avons rencontré Jésus « Exultant de joie sous l’action de L’Esprit Saint » (Lc 10, 21). Jésus exulte de joie car beaucoup de petits ont découvert le Père en sa personne. La joie de Dieu, c’est que l’homme découvre son vrai visage : celui d’un Père qui se donne sans cesse pour ses enfants et leur donne le Salut. La joie chrétienne est à jamais marquée par le don du Christ qui va donner sa vie pour tout homme. La joie du Christ a su intégrer la souffrance de la Croix qui est le sommet de la révélation de l’Amour de Dieu pour tout homme. Il est bon, dans ce monde qui voudrait un bonheur obligatoire et interdire toute tristesse, de ré-accueillir au plus profond de nous-même la joie que Dieu nous a offert lors de notre baptême. Cette joie, beaucoup de jeunes la recherche. Beaucoup souffrent en secret. Saurons-nous leur communiquer notre joie profonde ? A propos de la joie chrétienne, Timothy RADCLIFFE[1] nous dit « Le contraire de la joie ce n’est pas la tristesse, mais la dureté de cœur qui exclut tout sentiment, autrement dit un cœur de Pierre.[…]La joie du chrétien peut contenir en elle-même la tristesse parce qu’elle va au-delà du bonheur du moment présent. Elle a sa source dans une histoire aux dimensions de la vie du Christ, qui se déroule du baptême à la résurrection, englobant le vendredi saint comme un moment qui s’inscrit dans tout un mouvement[2] ». La joie chrétienne nous invite donc à ouvrir sans cesse notre cœur à nos frères. Notre joie peut-elle être parfaite, si un de nos frères ou sœur reste sur le bord du chemin ? La présence ce matin du responsable diocésain de la pastorale des migrants doit nous le rappeler. La question « que devons nous faire ? » ne doit-elle pas être complétée par cette autre question que Dieu adresse à Caïn « qu’as-tu fait de ton frère ? » (Gn 4, 10).

 

 

 

 

Que cette dernière semaine avant Noël, soit pour nous l’occasion d’Accueillir la joie de Dieu qui se donne à nous. Comme Isaïe nous pourrons dire : « Voici le Dieu qui nous sauve : j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. Ma force et mon chant c’est le Seigneur ; il est pour moi le Salut ».

 

 

 

 

Christophe FEREY

 

 

 

 



[1] Dominicain, ancien maître des Dominicains

[2] T. RADCLIFF, dans « Venez et voyez », actes du congrès sur la nouvelle évangélisation de Bruxel Toussaint 2006, Fidélité, p 69

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4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 22:21

« Es-tu le roi des Juifs ».  La question de Pilate rejoint celle de tout le Peuple d’Israël qui attend le Messie, celui qui doit venir le sauver et le libérer au nom de Dieu. Cette question rejoint aussi notre propre attente de Dieu. Serons-nous capable de le découvrir tel qu’il se présente à nous ce matin ? Bien souvent nous-nous représentons un dieu sur son trône regardant de haut les hommes ou bien un dieu que nous voudrions à notre mesure. Ce matin, le Seigneur se présente à nous livré par les hommes à Pilate. Il est l’humilié et le condamné sans avenir. Tous les espoirs que Jésus a suscité auprès des hommes, qui l’ont suivi, semble vains. Le christ, dont beaucoup voulaient le faire roi, se retrouve enchaîné. La question de Pilate peut alors nous sembler insultante pour le Christ ainsi réduit à l’impuissance. Et pourtant sa royauté est alors pleinement manifestée. Il va l’exercer à la manière de son Père. Comme son Père lui a donné l’existence, il va donner sa propre vie aux hommes qui deviendrons à jamais ses frères. Comme son Père ne retient rien de ce qui lui appartient, ainsi le Christ ne retient rien. Il va être dépossédé de tout et va se présenté nu devant ses bourreaux. Il nous faut ce matin réaccueillir ce mystère dans toute son ampleur si nous voulons accueillir la pleine vérité de Dieu qui nous as créé et sauvé. Dieu n’est pas du coté de la domination mais du service et du don de soi. La croix devient le trône où le Fils exerce sa royauté qui n’est pas de ce monde mais d’un monde dans lequel nous entrons par le baptême. Cette royauté, le Christ ne l’assume que pour être témoin de la Vérité pour que chaque homme puisse accéder à la vérité de sa propre vie qui se trouve en Dieu.

 Servir une telle vérité, révélée sur la Croix, doit nous éviter tout orgueil ou toute tentation de pouvoir. Elle nous entraîne à servir tout homme et à lui révéler sa dignité de fils. Le concile Vatican II, dans son décret sur l’apostolat des laïcs, rappel que chaque chrétien est invité à « travailler à la Gloire de Dieu par la venue de son règne et à la communication de la vie éternelle à tous les hommes : « qu’ils connaissent le seul vrai Dieu et celui qu’il a envoyé, Jésus Christ (Jn 17, 3) » »[1]. Une telle perspective pourrai nous décourager. Nous pourrions nous dire à quoi bon travailler pour le royaume de Dieu quand nous constatons la baisse de la pratique religieuse, l’indifférence voir le rejet, le mal qui semble si souvent gagner sur le bien. Et pourtant le Christ dans l’Apocalypse nous redit ce matin « Je suis l’Alpha et l’Oméga, je suis celui qui est, qui était et qui vient, le Tout Puissant ». Oui le Christ est bien celui qui a « vaincu le monde » (Jn 16, 33). Nous sommes appelés à aimer ce monde, traversé par tan de violence, comme le Christ l’a aimé en se livrant pour lui. Dès lors, tout ce que nous accomplissons au nom de notre foi chrétienne contribue à faire grandir le royaume de Dieu. Tous nos geste d’amour sont appelés à demeurer dans l’Eternité. Etre membre du royaume de Dieu, c’est devenir serviteur de la vie de Dieu. Cette vie que nous recevons est comme la graine. Pour devenir un arbre elle a besoin d’eau. Dieu nous donne cette eau. Allons nous la garder pour nous ? Où bien allons-nous la répandre sur nos frères afin qu’ils grandissent et deviennent eux mêmes porteurs de cette eau ? Le Royaume de Dieu, déjà présent dans notre monde, grandira à la mesure de notre accueil du don de Dieu et dans notre capacité à  redonner ce que nous avons reçu de lui. Ainsi chacun de nos actes est appelé par l’Esprit Saint a devenir « une graine semée avec espérance » (J. MOLTMANN). Loin de nous découragé nous sommes invités à choisir la Vie tel que le Christ nous l’a révélée à servir cette vie conscient que c’est l’Amour de Dieu qui a triomphé une foi pour toute au matin de Pacque.

 Demandons la grâce, ce matin, d’entré dans une attente joyeuse de la venue du Christ dans la figure de l’enfant qui nous rappel sans cesse que Dieu n’est pas un solitaire replier sur lui même mais qu’il est l’Emmanuel Dieu avec nous tous les jours jusqu’à la fin des temps.

 

 

Christophe FEREY

 

26/11/2006

 

 



[1] AA n°3

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