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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 18:45

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« Aucun homme ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent. » (Mt 6, 24). Servir, telle fut toute la vie de Jésus. Une vie donnée pour les autres. Une vie offerte pour le salut. Jésus n’a qu’un maître : son amour pour ses frères. A sa suite il nous invite à choisir la vie plutôt que l’esclavage.

             Nous le savons bien, l’argent peut devenir un maître bien cruel pour celui qui se met à son service. L’argent peut devenir une prison pour celui qui ne vit que pour en avoir toujours plus. L’argent n’est ni bon ni mauvais s’il reste à sa juste place dans ma vie. Pour Dieu, l’argent est seulement un moyen et non un but.

             L’évangile m’interroge ce matin. Pourquoi je vis ? Qu’est ce qui guide ma vie ? Suis-je libre ou bien prisonnier de ma soif de posséder, de dominer ? Dieu m’invite à la liberté, cette liberté d’aimer, de servir. Il y a tant de sirènes dans notre monde qui nous content monts et merveilles. Dieu n’est pas dans le clinquant qui attire pour me perdre. Il est dans la discrétion d’un fin murmure d’une brise légère. Il faut avoir cette audace de ce désencombrer ; d’accueillir le silence dans ma vie pour entendre la voix de Celui qui veut m’appeler. Notre maître n’est pas un dictateur qui disposerai des hommes à sa guise. Notre Maître s’est livré entre nos mains pour que nous devenions libre. Tel est l’agir de Dieu. Rien de ce qu’il possède, il ne veut le garder pour lui. Il l’offre gratuitement. Venir à la rencontre de Dieu c’est apprendre d’abord et fondamentalement la gratuité. Dans un monde où tout à une valeur marchande nous sommes invité nous les chrétiens à redécouvrir la valeur de la gratuité dans notre vie. D’abord à l’eucharistie. Venir gratuitement sans autre but que de louer et célébrer le Seigneur qui nous rassemble. Le louer simplement parce qu’il est Père, parce qu’il nous aime chaque jour et que jamais, jamais il ne nous abandonnera. « Est-ce qu'une femme peut oublier son petit enfant, ne pas chérir le fils de ses entrailles ? Même si elle pouvait l'oublier, moi, je ne t'oublierai pas. — Parole du Seigneur tout-puissant. » (Is). Croyons nous en cette parole ? Croyons nous Jésus lorsqu’il nous dit avant de rejoindre notre Père : « Et moi je serai avec vous jusqu’à la fin du monde ».

             Seigneur, que l’assurance de ta présence à nos cotés nous aide à éloigner de nous l’angoisse du lendemain. Dans l’Evangile d’aujourd’hui la parole de Jésus fait suite à la prière du Notre Père. « Donne nous aujourd’hui notre pain de ce jour ». Aujourd’hui, rien que pour aujourd’hui donne moi Seigneur ce dont j’ai besoin pour vivre, donnes moi l’essentiel, cet amour de ton fils, l’amour de mes frères. Seigneur tu as raison, chaque jour suffit sa peine. Alors donnes moi de vivre chaque journée en te choisissant comme maître de ma vie, un maître qui veut me voir libre d’aimer et de servir. En toi seul mon Dieu le repos de mon âme.

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 20:48

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Que sommes nous venus chercher ici dans cette église ce soir ? Alors que la nuit est déjà tombée, nous avons tous pris la route pour rejoindre cette maison. Pourtant tout était déjà près, la table, le père noël qui avait livré ses cadeaux, tout le monde revêtant sa plus belle tenue. Quelque chose nous a mis en route. Pour arriver ici nous avons traversé des rues parées de lumières scintillantes. Ces lumières ne nous ont pas arrêtés. Nous avons continué et puis au détour du virage est apparue une maison, une grande maison où de la lumière était présente. Il y avait des voitures stationnées, signes que nous n’étions pas les seuls à vouloir entrer. Qu’à t’elle donc cette maison pour attirer d’autres personnes que moi ? Elle n’a rien de clinquant. Pourtant…. Cette maison est capable d’accueillir chacun avec ce qu’il a dans son cœur car c’est la maison de Dieu. Dans cette maison si tu regarde bien tu découvriras des petits signes que Dieu laisse à ses visiteurs. Fais attention ! Ouvre tes yeux, ouvre tes oreilles : regarde, écoute, répond. Cette nuit les puissants, les intelligents n’ont rien vu, rien écouté et n’ont pas répondu. Cette nuit des bergers, des pauvres on vu, entendu et répondu. Sans faire de bruit, l’ange s’est approcher et à offert un premier cadeau : une lumière. Sans faire de bruit c’est la marque de fabrique de Dieu. Il est comme le cordonnier, le professeur, le musicien de Jean-Jacques Goldmann qui changeaient la vie. « Il y mettait du temps, du talent et du cœur. Ainsi passait sa vie au milieu de nos heures. Et loin des beaux discours, des grandes théories. A sa tâche chaque jour, on pouvait dire de lui. Il changeait la vie » Il change la vie car chaque jour il est fidèle à sa tache aussi modeste soit elle. Il change la vie car il met tout son cœur dans ce qu’il fait. Sans bruit, sans discours, jour après jour, Dieu est là avec les hommes. Et Aujourd’hui sans faire de bruit au milieu des achats, des guirlandes il est là dans la crèche et il nous attend. Ecoute la voix des anges te dire « paix à toi, l’enfant que j’aime ». Vas-tu entendre ma voix qui t’invite à accueillir ma paix dans ta vie. Viens me voir ce soir, Viens me voir coucher sur la paille, viens me voir car je suis dans défense. Qu’as-tu à craindre de moi ? Pourtant ma rencontre est dangereuse car elle te fait changer et te transforme pour offrir aux autres ce que je te donne. Veux-tu ce soir courir ce risque ? Veux-tu devenir ce pauvre qui devient riche en donnant ce qu’il possède ? Quelle est audacieuse notre foi qui affirme que la richesse n’est pas dans l’avoir mais dans le don. C’est cette richesse que tu es venu nous donner ce soir. Tu fais de ces bergers les hommes les plus riches car ils pourront toujours offrir ce qu’ils aurons vu et entendu. Ce soir nous sommes comme les bergers. Nous arrivons les mains vides et Dieu veut les remplir de sa paix. Sommes nous prêt à tendre les mains pour la recevoir ou nous croyons nous assez riches pour la refuser ? De cette rencontre personne n’est exclu comme nous l’a redit notre évêque hier au cour des obsèques d’un prêtre « Par l’Esprit, la Paix de Dieu peut venir se loger même là où personne ne l’attendrait, même là où tout s’oppose à elle, même là où semblent triompher la violence, le mal et la mort. Il n’y a pas de lieu qui soit à l’abri de la venue de l’amour du Ressuscité. Partout sur la terre, pour peu que des hommes l’accueillent en eux et lui disent un oui sincère et vrai, la paix de Jésus peut commencer. » Ce soir laissons la paix de Jésus ressuscité naitre en nous et laissons là parcourir notre vie. Ce soir, laissons le doux silence de la crèche apaiser nos vieilles rancœurs et nos disputent inutiles pour devenir ce que Dieu désir : des hommes nouveaux. Que notre réponse à sa paix face de notre vie un chant nouveau pour nos frères. Amen

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 00:01

 

 

 

Depuis dimanche dernier, nous sommes invités à nous réveiller. C’est l’heure pour nous de marcher vers Noel. Le programme est le même depuis 2000 ans : la conversion. Jean-Baptiste se fait le porte-voix de Celui qui ne cesse de crier dans nos déserts. Sa voix dépasse les frontières des particularismes religieux. Des pharisiens et des Saducéens viennent pour se laisser bousculer par une voix capable de rompre le silence mortifère des habitudes, des certitudes. Cette voix continue encore aujourd’hui à parcourir notre monde qui peut nous sembler parfois un désert. J’ai peut être une première conversion à vivre aujourd’hui. Notre monde n’est pas un désert, puis que Dieu s’y rend présent à travers ses enfants. D’enfant bien aimé du Père je suis  invité à devenir un disciple de Jésus-Christ. Le baptême que j’ai reçu n’est pas un simple signe mais bien un sacrement qui m’unis à la mort et à la vie de Jésus. Mon baptême n’est pas un ornement pour décorer ma vie. Mon baptême et ma confirmation sont  un moteur. Ce moteur est alimenté par l’Esprit reçu au cours de ces sacrements. Ce même esprit qui ne cesse d’habiter le cœur de ceux qui se laissent prendre par le feu d’un amour sans limite. « Esprit de Sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur ». Nous comprenons alors mieux l’appel pressent de Saint Paul. « Que le Dieu de la persévérance et du courage [réconfort] vous donne d’être d’accord entre vous selon l’Esprit du Christ Jésus ». Cet appel à l’unité s’enracine en cet unique esprit reçu comme un don à faire fructifier. L’unité chrétienne ne se fait pas au prix d’un nivellement des différences. Au contraire notre unité se nourri des différences de chacun. Notre unité c’est une vie de communion où chacun essaye d’accueillir l’autre sans vouloir qu’il corresponde à son propre désir. Un tel appel de Saint Paul m’invite à regarder la relation que j’entretien avec mes proches, ma paroisse, mes différents lieux de vie. Est-ce que je recherche la communion, l’unité dans la différence ? Ais-je le vif désir que mon lieu de vie ne soit pas un désert privé de la grâce de l’Esprit Saint ? Vouloir vivre de l’Esprit du Christ c’est prendre un risque. C’est le risque pris par Jean-Baptiste, par Dieu lui-même. Ce risque c’est de ne pas être accueilli. Bernadette Soubirous ne sait pas découragée face au curé de Lourdes. Sa voix d’enfant a continué de résonner aux oreilles du colosse ensoutané. Cette voix douce et peureuse a réussi à se frayer un chemin à travers l’écorce d’un chêne. Alors si notre cœur est recouvert parfois d’une écorce bien épaisse et bien lourde n’ayons pas peur. La voix de Dieu est capable de tout traverser pour nous rejoindre y compris dans l’obscure nuit de la mort où la voix fait place au cri du souffrant. Dans quelques jours, c’est dans le silence de la crèche que nous serons invités à venir comme des pauvres et des enfants. La voix de Dieu se fera silencieuse pour que nos yeux s’ouvrent et contemplent de quel amour, de quel abaissement Dieu a consenti pour nous relever. Conversion du cœur pour devenir d’infatigables serviteurs de la Parole, de la voix de Dieu. Dans une semaine Alain répondra à un appel, à une voix qui l’accompagne depuis des années. Cette voix va l’inviter à ne jamais se taire mais à annoncer par la parole et sa charité un Dieu qui n’a pas déserté notre Terre. Alors nous même suivons cette voix car elle nous pousse, elle nous fait marcher et pousse l’Eglise à aller de l’Avant, là où est Dieu. Yala ! En Avant !

AMEN

 

Is 11, 2

d’apres la nouvelle traduction de la bible de la liturgie, AELF, 2013

Rom 15,5

Un séminariste qui sera ordonné diacre en vue du sacerdoce pour le diocèse de Coutances et Avranches.

Une des formules arabes préférées de Sr Emmanuelle qui veut dire « en avant ».

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 19:00

Nous voici à l’aube d’une nouvelle année liturgique. Vais-je y entrer enthousiaste ou blasé ? Vais-je laisser au placard mon âme d’enfant qui sait s’y bien s’émerveiller ? Chaque année, Dieu nous convie à quitter notre confort d’hommes et de femmes bien installés dans une foi que nous voudrions statique. Chaque année il nous redit « C’est le moment, l’heure est venue de sortir de votre sommeil ». Allons-nous entendre le réveil sonner et accepter de nous lever pour suivre pas à pas notre Seigneur ? « Venez famille de Jacob, marchons à la lumière du Seigneur ». L’Etat normal du chrétien est le nomadisme. Un baptisé ne s’installe pas dans sa foi. Il marche à la suite de son Dieu. Le Christ lui-même n’a pas cessé de marcher durant sa vie publique. Sa marche le conduisait de village en village à la rencontre de ses contemporains. Nous même nous sommes invités à ce même mouvement. D’abord rencontrer le Christ pour mieux rencontrer nos frères les hommes. Pour cela je dois accepter que ma foi n’est pas une vieillerie que je connais par cœur ; qu’elle est éternelle nouveauté comme nous le rappelle le pape François dans son Exhortation apostolique « sur l’annonce d’Evangile dans le monde d’aujourd’hui ». Il nous redit avec force que nous sommes tous invités à revenir vers la source de notre fois pour redécouvrir toujours davantage le Christ. Sans ce dynamisme, pas de mission possible. « Il [le Christ] rend ses fidèles toujours nouveaux, bien qu’ils soient anciens : « Ils renouvellent leur force, ils déploient leurs ailes comme des aigles, ils courent sans s’épuiser, ils marchent sans se fatiguer » (Is 40, 31). Le Christ est « la Bonne Nouvelle éternelle » (Ap 14, 6), et il est « le même hier et aujourd’hui et pour les siècles » (He 13, 8), mais sa richesse et sa beauté sont inépuisables. Il est toujours jeune et source constante de nouveauté. […]Chaque fois que nous cherchons à revenir à la source pour récupérer la fraîcheur originale de l’Évangile, surgissent de nouvelles voies, des méthodes créatives, d’autres formes d’expression, des signes plus éloquents, des paroles chargées de sens renouvelé pour le monde d’aujourd’hui. En réalité, toute action évangélisatrice authentique est toujours « nouvelle ». » Aujourd’hui est l’heure où nous sommes invité à veiller, à attendre, à désirer la visite du Christ dans notre vie. Osons être disponible à cette rencontre. Le Christ échappera toujours à nos certitudes. Laissons nous surprendre par le Christ et faisons de notre cœur un berceau capable d’accueillir l’enfant de la crèche. Avec confiance marchons à la lumière du Seigneur. Serons-nous la reconnaitre ? Soyons prêt à être surpris car l’un sera pris et l’autre laisser. L’un sera pris, saisi par la nouveauté du Christ. L’autre sera blasé et laissera le Christ continuer son chemin. Seigneur je ne sais pas comment je vais vivre ce temps d’attente joyeuse. Ce que je sais, c’est que tu veux me visiter et me renouveler par ta miséricorde. Seigneur je sais que si je te laisse passer sans te laisser entrer, tu ne te décourageras pas et tu reviendras à un autre moment pour me rencontrer. Telle est ta volonté : ne perdre aucun de tes frères les hommes que le Père t’a confié. Que cette lumière qui se lève aujourd’hui guide nos pas durant le temps de l’Avent.  

 

SS François, Exhortation apostolique « Evangelii Gaudium »

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 13:00

« Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison[1] ». Que nous aimerions entendre cette phrase de vive voix. Pourtant nous sommes invités à poser un acte de fois aujourd’hui. Qui se laisse visiter par Jésus ouvre sa porte au salut. Vous remarquerez que Jésus n’a pas de maison à lui. « Seuls les renards ont des terriers ». Ce n’est pas seulement pour avoir plus de liberté de mouvement qu’il n’a pas de demeure où résider et se reposer. Plus fondamentalement, Jésus désir entrer chez les hommes et les femmes qu’il rencontre. Plus qu’entrer il désir y demeurer. Je me souviens de la phrase sur mon image de première communion : « première visite de Jésus dans mon cœur ». Ce qui peut paraitre enfantin à nos yeux est essentiel pour Jésus. Il ne veut pas simplement passer au milieu de nous mais il veut s’arrêter et entrer dans la maison, découvrir l’intérieur, ce qui se cache derrière la façade. La façade de Zachée n’était pas très reluisante. Collecteur d’impôts, il était considéré comme un pécheur, un homme qu’il ne faut surtout pas fréquenter. Non seulement il est petit de taille mais on le considère comme un misérable. Si l’on regarde de près, Zachée dispose d’atouts pour rencontrer Jésus. C’est un homme qui ne se laisse pas abattre ou décourager parce qu’il y a des obstacles pour rencontrer Jésus. Pour Zachée c’est cette foule qui l’empêche de voir le Seigneur. Et moi ? Quels sont les obstacles qui m’empêchent de rencontrer Jésus ? Zachée va trouver un moyen pour voir Jésus. Il ne veut pas passer à coter d’une opportunité. Alors que d’habitude il est sédentaire assis à son bureau, il va se lever, courir et monter à l’arbre. Jésus m’oblige à devenir sportif si je veux le découvrir. Pour connaitre et suivre Jésus je ne peux pas rester assis sur mes certitudes, mes préjugés, mon conformisme. Il me faut accepter que Jésus opère en moi des déplacements dans ma manière de vivre, de penser, de regarder… Zachée voit l’arbre et grimpe. Comment Jésus a-t-il pu remarquer ce petit homme dans cet arbre au milieu d’une foule braillarde ? Peut être parce que l’Esprit du Père a précédé la rencontre, l’initiative de Zachée. Peut être parce que depuis longtemps, sans le savoir vraiment, l’Esprit a travaillé le cœur de Zachée pour cette rencontre capital dans sa vie. C’est souvent le cas pour les catéchumènes qui un jour vivent un évènement ou une rencontre déterminante qui va les conduire sur le chemin du baptême. Jésus s’arrête. Il prend le temps de lever les yeux. Son regard va-t-il rencontrer le regard de celui qu’il veut rencontrer ? Pour Zachée le temps est suspendu, il entre dans le temps de Dieu. Rien n’est plus important pour lui que d’entendre Jésus prononcer son Nom. « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison ». A cet instant, dans le regard de Jésus, Zachée n’est plus ce collecteur d’impôt, ce pécheur qu’il faut éviter à tout pris. Dans le regard de Jésus, Zachée est cet enfant que Dieu aime. Encore aujourd’hui il y a des Zachée dans notre monde qui attendent la rencontre qui bouleversera leur vie et les mettra en route. Ne soyons pas des obstacles à cette rencontre et soyons toujours près à être surpris de ce que Dieu peut faire dans un cœur. Zachée à un autre atout c’est qu’il n’a pas peur de Jésus. Il ne se cache pas mais désir ardemment découvrir qui est ce Jésus dont il a entendu parler. La curiosité fait place à la joie. Une joie gratuite qui jaillie de son cœur. Cette joie est le fruit d’une attente, d’une espérance qui est enfin comblée par Celui qui veut le visiter.  Zachée n’a pas besoin de se grandir pour rencontrer Jésus. Jésus lui demande de descendre et de l’accueillir tel qu’il est. « Aujourd’hui, le Salut est arrivé dans cette maison ». Aujourd’hui dans cette maison c’est la joie qui règne parce que le maître de la vie y demeure. O maitre qui aime la vie, que ton souffle impérissable ne cesse  d’animer mon cœur pour t’aimer et te suivre.

 

Lc19, 9

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 20:41

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Que sa prière commençait bien ! « Mon Dieu, je te rends grâce … ». C’est la même prière que nous vivons chaque dimanche. Entrer dans l’Action de grâce de Jésus. Non parce que nous serions meilleurs que les autres mais parce que le Père pose un même regard d’amour sur chacun. Avec Jésus, il nous invite à porter ce regard sur tous ceux que nous rencontrons. Et si la prière commençait par un regard ? Et si nous commencions par nous laisser regarder avant même de parler ? Le pharisien de l’Evangile, c’est chacun d’entre nous lorsque nous prions devant un miroir qui nous offre l’image que nous souhaitons renvoyer aux autres et à nous même. Ne le blâmons pas trop vite, ce Pharisien ! Je ne connais ici aucun champion olympique de la prière ou du moins s’il y en a un, il se trouve dans le tabernacle : c’est Jésus. L’eucharistie, les sacrements, viennent briser ce miroir qui nous rend aveugle. A la messe nous sommes d’abord obligés de regarder et d’entendre celui avec qui nous voulons vivre une relation d’amour et de confiance. Est-ce bien ma démarche lorsque je rejoins l’Eglise ? Est-ce vraiment pour contempler celui qui m’aime et qui donne sa vie pour moi ? Alors je peux entrer en action de grâce et me laisser démasquer. Me présenter tel que je suis sans avoir peur du quand dira-ton, du jugement. La prière peut être redoutable lorsque l’on se part de toutes les qualités. La prière nous dépouille de notre désir de paraître, de puissance. La prière nous ouvre ce chemin de vérité et de miséricorde. C’est un chemin qui apaise car je découvre que le Seigneur ne me juge pas sur mon extérieur mais bien sur le fond de mon cœur. Ce cœur qui ne demande qu’à se remplir d’une présence. « Mon Dieu prends pitié du pécheur que je suis ». Devant toi Seigneur et toi seul je peux enfin être vrai et me montrer tel que je suis. Avec toi Seigneur je grandi car tu me relève au lieu de m’abaisser. La prière est un combat mais ce combat nous le vivons avec le Christ. Lui-même fut tenté d’abandonner. Pourtant il n’a pas eu peur de montrer à son Père sa peur, son angoisse. Alors ne nous croyons pas au dessus du Christ et humblement présentons à Dieu dans la prière ce qui habite notre cœur : nos joies, nos attentes, nos peines, nos souffrances, notre désir d’aimer, les personnes avec qui nous vivons, les personnes que nous avons du mal à aimer. Combien de fois je suis sec dans la prière et pourtant je crois Seigneur que tu m’attends, que tu es présent. La prière ne m’enferme pas sur moi-même elle m’ouvre sur l’Autre, sur les autres. Alors chrétiens ne désertons pas le champ de la prière. Soutenons-nous sur ce chemin de combat et de joie mêlés. Ayons confiance ! La prière du pauvre traverses les nués alors tant mieux si je me sens si pauvre lorsque je pense à ma prière. Seigneur aide moi à ne jamais juger ma prière mais à me mettre à ton école. Avec les apôtres, je t'adresse cette prière : « Seigneur apprends moi à prier ».

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 22:04

 

La parole de Dieu d’aujourd’hui doit nous réconforter. Nous y rencontrons des pécheurs. David, le grand roi d’Israël que le Seigneur à choisi alors qu’il gardait des moutons. Il commet l’irréparable et pourtant le Seigneur revient vers lui par son prophète Natan. Le Seigneur lui rappellent d’abord son amour qu’il à pour lui. Souviens toi que j’ai toujours été à tes cotés. Et pourtant tu as péché. Le Seigneur éclaire notre vie non pas pour nous accabler mais pour nous libérer. Dieu n’aimera jamais le mal que l’on fait mais le pécheur, l’homme, la femme, l’enfant qui revient vers lui, le Seigneur l’aime. David est sauvé car il reconnait sa faute. « J’ai péché contre le Seigneur ! ». David reconnait son péché car il est sur de la miséricorde de Dieu. Sa confiance ne sera pas déçue lorsque Natan lui répondra : « Le Seigneur a pardonné ton péché, tu ne mourras pas ». Toutefois le pardon n’annule pas la responsabilité. Dieu ne nous entraine pas dans l’irresponsabilité ce qui nous ferai perdre notre liberté. Au contraire en accueillant son pardon nous recevons la force d’assumer nos actes. Le pardon du Seigneur nous relève pour pouvoir vivre avec une conscience restaurée. La conscience que nous sommes des pécheurs aimés et sauvés. Quelle force à du habité cette femme réputée pécheresse pour oser entrer chez un pharisien fervent ! Cette force en la miséricorde qui vous fait courir. On peut franchir bien des obstacles par amour ou en étant sur d’être aimés. Cette femme ne voit plus ceux qui la regarde de haut, elle ne voit plus que Jésus. C’est le centre de son attention. Jésus laisse faire. Comme il le fait avec toute personne qu’il rencontre. Il laisse parler, agir son interlocuteur. Il garde le silence pour permettre à la personne de s’exprimer. Pas de parole mais un don. Un parfum qui est le désir pour cette femme de sentir bon par la vie de Jésus. Cette femme si souvent meurtrie, souillée par le regard des autres, approche Jésus de si près qu’elle peut le toucher et lui offrir ce qu’elle a de plus précieux. Jésus nous permet non seulement de recevoir de lui sa vie mais il nous permet à nous pauvres pécheurs de pouvoir aussi lui offrir le parfum de notre vie. Jésus n’humiliera jamais celui qui vient le voire. Il lui permet toujours d’offrir. C’est ce que nous faisons à chaque eucharistie. Nous offrons le pain et le vin qui deviendront par l’Esprit Saint le corps et le sang du Christ. Cette offrande c’est l’offrande du peuple de Dieu de toute l’assemblée. Que vais-je offrir dans cette patène et ce calice tout à l’heure ?... Cette femme que l’on traite de pécheresse va avoir les gestes les plus tendres pour Jésus. Avec ses cheveux elle va essuyer  les pieds de Jésus. Ce geste est insupportable pour le pharisien. Comment un prophète peut il ne pas voir que cette femme est une pécheresse ? Le pharisien en effet ne voit en cette femme qu’une pécheresse qu’il faut éviter de d’approcher sous peine d’être impure. Jésus va inviter cet homme à une conversion. « Tu vois cette femme ? » Il invite l’homme à regarder non pas avec un regard dur, accusateur mais à reconnaitre en cette femme une enfant bien aimée du Père. « Je te le dis : si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c’est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour ». Le pharisien va-t-il se convertir ou non. Nous ne le savons pas. Comme toujours Jésus propose la conversion mais ne l’impose pas. Il en va de même dans toutes nos rencontres. Nous pouvons proposer un chemin mais nous ne pouvons pas entrainer de force celui que nous rencontrons. Jésus est dans l’admiration de cette femme. Non pas pour ses péchés mais pour sa foi. « Ta foi t’a sauvé. Va en paix ! » Seigneur nous qui venons aujourd’hui à ta rencontre, fais nous grandir dans la foi. Que nous puissions nous aussi repartir dans la paix et la transmettre.

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 21:15

 

Déjà 3 semaines que nous nous sommes mis en marche vers Pâques. Peut être sommes nous partis avec des semelles de plomb ou bien avec l’énergie du coureur de fond, heureux de commencer un chemin de conversion. Quelque soit notre état d’esprit l’important c’est de partir. Le Seigneur nous attend sur ce chemin. Chacun est rejoint différemment car Dieu connaît chacun par le cœur. Aujourd’hui Dieu nous propose d’entrer dans son intimité, dans ce qui fait le cœur de sa vie. Quel est donc ce bien qui ne peut jamais s’accaparer mais qui se reçoit ? C’est la joie profonde de croire et d’aimer ce Dieu qui sans cesse nous rejoint dans la banalité de notre vie. C’est dans nos humbles taches qu’il nous attend. Lorsque je rejoins la base, le service que j’ai à remplir, mon travail, ma vie de famille, ais-je conscience que le Seigneur m’attend non pas pour une corvée mais pour me rencontrer. C’est dans la relation aux autres que je suis invité à témoigner de l’amour du Seigneur. En quoi consiste cet amour ? D’abord à respecter celui que je rencontre. A le considérer comme un frère. Certes je peux être son supérieur, pour autant il demeure à mes yeux un être digne de respect que j’aide à grandir. Je peux être un subalterne pour autant mon supérieur hiérarchique n’est pas plus digne d’être aimé que moi. Nous partageons la même dignité d’enfant de Dieu.

Un Père avait deux fils. Le frère aîné et le petit dernier. Comme souvent le petit dernier se sent pousser des ailes. Il va jusqu'à demander à son père de lui obéir et il inverse ainsi l’ordre de la relation. « Donne moi mon héritage que je m’en aille ». Pour le fils cadet le père est déjà mort puis qu’il lui réclame son héritage. Le Père reçoit un véritable coup de poignard dans le cœur. Ce cœur qui ne cessera de s’ouvrir avec l’espoir fou de retrouver ce fils perdu, comme ce cœur ouvert à coup de lance sur la croix. Aucun péché ne peut endurci le cœur de notre Père. Sans se lasser, il se tient sur le pas de sa porte et scrute l’horizon en espérant nous voire revenir vers lui. En quittant son Père le petit frère perd tout. Car sa véritable richesse qu’il ne pourra jamais perdre est sa relation d’amour avec son père. Et nous quel regard portons nous sur nos prétendues richesses. Il nous faut bien sur de quoi vivre décemment mais quelles sont nos véritables richesses ? Sur quelles valeurs j’appuie ma vie. Nous ne sommes riches que de ce que nous offrons gratuitement. Nous ne sommes riches que de nos relations avec le Seigneur et avec les personnes avec qui nous vivons et que nous aimons. La conversion s’opère dans le cœur du jeune fils. Et si je revenais vers mon père j’aurai au moins à manger à ma faim ? Bien sur je vais me prendre un sacré savon mais au moins je pourrai me remplir le ventre. En s’éloignant de son Père, le fils est devenu un survivant. Quel courage pourtant, quel ressort de vie le pousse à retourné vers son Père ? Peut être bien parce que le Père à semer en lui un germe de vie que nul ne peut détruire. N’ayons pas peur de semer dans le cœur de nos enfants. Si cette semence de vie vient de notre amour pour Dieu, cette semence ne pourra jamais mourir. Cette semence de vie nous avons aussi à la donner à ceux dont nous recevons la charge en leur faisant confiance, en leur permettant de donner le meilleur d’eux même. Le jeune fils revient vers son Père avec la peur au ventre. Comment va-t-il être reçu ? Nous connaissons la suite. Ce sont des bras ouvert pour étreindre l’enfant perdu et le ramener vers la joie et le bonheur des retrouvailles. C’est le miracle du retour vers Dieu. Pourtant la joie n’est pas totale pour le père.

Il y a un absent. Cet enfant qui n’a jamais posé de problème.Lui aussi est en danger car il n’a pas fait l’expérience radicale de la radicale bonté de son Père. « Ton fils ». Le fils aîné ne considère plus son frère comme étant son frère. Nous même parfois ne sommes nous pas ce frère aîné qui refuse de voir en telle personne un frère digne d’être aimé ? Le Père se met à genoux devant son fils ainé. Mais il ne peut rien face à un cœur fermé. Dieu ne voudra jamais contraindre une liberté. Il a voulu que nous soyons responsables de notre vie. Dieu n’est pas paternaliste, il est Père pleinement père. Il ne veut pas faire de nous des assistés. C’est ce que nous dit la première lecture. Pendant les 40 années d’Exode Dieu a éduqué son peuple pour qu’il soit libre. Il lui à fournis les vivres nécessaires. Maintenant qu’il entre dans la terre promise, il devra vivre du produit de son travail. Ainsi va le respect de Dieu pour l’homme. Heureux serons nous si le carême nous permet de vivre cette même rencontre que le fils cadet. C’est l’invitation que Benoît XVI a publier dans son dernier twitt « Puissiez vous expérimenter toujours la joie de mettre le Christ au centre de votre vie ». 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 23:21

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Après avoir contemplé Jésus au désert, nous le retrouvons aujourd’hui au sommet d’une haute montagne. Jésus fait d’abord un choix. Il désigne trois de ses apôtres pour l’accompagner dans sa montée vers une épiphanie, la manifestation de sa filiation. Pourquoi ce choix ? D’abord Dieu est toujours souverain quand il choisi. C’est toujours un choix gratuit sans que celui qui reçoit l’appel l’est mérité à cause de ses qualités. Si Jésus invite Pierre c’est aussi pour affermir sa foi, lui qui a confesser que Jésus est Seigneur et en même temps n’a pas supporte que Jésus affirme qu’il mourrait sur une croix. Une fois gravi la montagne, la première chose que Jésus fait, c’est de prier. Comme d’habitude les apôtres sont fatigués par la marche. Suivre Jésus n’est pas de tout repos. Parfois nous cédons à la fatigue. Fatigue de la routine, fatigue de l’incompréhension, fatigue du doute, fatigue du silence de Dieu. Alors nous sommeillons et nous risquons de passer à coté du Seigneur sans le voir. « Pierre et ses compagnons sont accablés de sommeil » nous dit l’Evangile d’aujourd’hui. Ils sont accablés car ils ne pensent pas qu’ils vont vivre une expérience radicale de rencontre avec Dieu. Alors ils tombent dans le sommeil où tout s’éteint. Seule la lumière du Seigneur peut les sortir de ce sommeil profond. Ce même sommeil mystérieux qui s’empara d’Abraham. Dieu n’agit jamais avec violence. Souvent, le Seigneur nous rejoint par la douceur. C’est aussi dans le sommeil que Dieu offre à Adam celle qui sera sa compagne de vie. Le réveil dans l’Evangile d’aujourd’hui est éblouissant. Il n’y a plus d’autre espace que cette blancheur immaculée. La lumière brille dans cette nuit froide de la Palestine. Cette lumière qu’attend depuis des siècles un peuple guidé par une promesse, cette promesse qu’Abraham à reçu de Dieu. Un moment d’éternité survient dans la vie de ces trois hommes. Qu’il voudrait déjà être dans cette éternité ! Comment ne pas les comprendre ! Pourtant l’objet de la rencontre n’est pas ici de voir mais d’entendre. Ecouter une voix : « celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez le ! ». Suivre Jésus n’est pas tant rechercher des expériences extraordinaire mais c’est être fidèle à une attitude fondamentale pour la vie humaine : l’écoute. Si nous prenons le temps d’écouter la parole du Seigneur alors nous rencontrerons un homme qui s’est livré par amour pour chacun d’entre nous. Qui s’est livré pour nous révélé qui est notre Dieu : un Père qui veut sauver tous les hommes. Prenons garde à nous éloigner de l’écoute de sa parole. Nous prendrions alors le risque de devenir des ennemis de la croix du Christ. C’est la mise en garde qu’adresse Paul aux Philippiens. Paul pourrait adresser cet avertissement à chacune de nos communautés chrétiennes. Mais qu’est cet être ennemi de la croix du Christ ? Répondre à cette question c’est ce demander ce que le Christ dit sur sa croix. La croix est en effet devenue langage de Dieu. Sur la croix Jésus renonce à toute domination sur les autres. Sur sa croix Jésus refuse de juger et condamné ses bourreaux et tous ceux qui l’ont fuient. Sur la croix Jésus hurle sa souffrance d’endurer le silence de son Père « mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Sur la croix Jésus redonne espérance à un homme qui se sait condamner à mourir. Sur la croix Jésus se livre jusqu’au bout et ouvre ses bras à tous ceux qui entende sa voix : « venez à moi vous tous qui souffrez et moi je vous procurerez le repos ». Le disciple de Jésus ne peut pas faire l’économie de la rencontre avec le crucifier. C’est à la croix que l’on découvre le véritable visage de Dieu. Chaque chrétien est confronté à ce choix fondamental. Ecouter le crucifier et vivre de sa vie ou bien lui tourner le dos et vivre selon son bon plaisir. Le Seigneur attend de nous que nous soyons de vrai disciple habités de sa parole qui nous fait vivre. Il n’y a pas de plus urgent pour notre Eglise et pour le monde. Avec Pierre, Jacques et Jean redescendons dans la plaine avec Jésus. Avec mes frères Seigneur je veux te redire : « tu es ma lumière et mon salut : de qui aurais-je crainte. Seigneur, tu es le rempart de ma vie devant qui tremblerais-je ? » Seigneur soutien chacun de nos pas que nous faisons en cette vie. 

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 16:02

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Les noces de Cana de Véronèse

 

Il y avait un mariage à Cana. Jésus se joint à la fête. Il n’est pas tant invité parce qu’il serai le Christ que comme l’ami que l’on invite par politesse. Marie est aussi présente. Comme à son habitude elle observe silencieusement. Elle  commence à voir l’inquiétude grandir sur les visages des serviteurs de la noce. Alors discrètement, elle se renseigne. Sa foi la pousse à aller déranger son fils. Lui qui est Dieu peut il être indifférents aux soucis de ses amis ? Marie se rapproche de Jésus et au creux de son oreille lui murmure : « ils n’ont pas de vin ». Jésus est comme sorti de sa douce torpeur et de sa joie d’entourer ce jeune couple. « Femme que me veux tu ? Mon heure n’est pas encore venu ». Ce vin un jour je le verserai au cour d’un repas. Mais aujourd’hui ce n’est pas encore le moment favorable. Pourtant Marie ne perd pas confiance. Elle continue de croire que son fils ne peut pas laisser le banquet sans vin, sans joie. Sa fois lui donne de croire que sa prière est déjà exaucée. Elle se tourne alors vers les serviteurs de la joie : « Faites tout ce qu’il vous dira ». Marie tu continue encore aujourd’hui à nous le dire à nous qui venons chaque dimanche dans cette église. « Faites tout ce qu’il vous dira ».

Sans le savoir les serviteurs de la noce de Cana vont déjà vivre en anticipation le mystère de la Pentecôte en se faisant disponible à la parole de Jésus qui se donne par l’Esprit Saint. C’est ce même Esprit dont nous parle Paul. C’est un don sans réserve. Nous chrétiens nous sommes «  abreuvés de l’unique Esprit » pour être serviteurs de la joie de nos frères. Chacun accueille différemment l’Esprit. Chacun reçois des charismes pour la communauté tout entière. Ils ne sont pas donnés pour notre seule personne. Un don de Dieu est toujours à partager largement. Quand tu reçois le pardon du Seigneur dans le sacrement du pardon, qu’en fais-tu ? Vas-tu le laisser enfoui au fond de ton cœur ou bien va tu devenir un témoin de la miséricorde de Dieu auprès de ceux que tu rencontre ? Les serviteurs du banquet font une expérience fondamentale : la gratuité absolue de Dieu. La seule money que Dieu accepte c’est l’écoute et la confiance. Jamais ils ne manqueront de vin parce qu’ils ont pris le temps d’écouter Jésus et de faire confiance à la parole donnée. « Si tu savais le don de Dieu » dira Jésus à la Samaritaine. Les serviteurs de la noce vont le découvrir et l’offrir généreusement. Eux ils savent d’où vient ce vint. Ils en puisent sans compter. Nous aussi nous sommes invités à  puiser sans compter à la source de l’Amour de Dieu. Ce vin, cette joie, Dieu veut nous la donner chaque fois que nous venons le rencontrer. Alors Seigneur donne moi de ton vin que je n’ai plus jamais soif et que mes frères trouvent enfin la source qui désaltérera leur soif.

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