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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 23:07

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« Ils reviendront, les captifs rachetés par le Seigneur, ils arriveront à Jérusalem dans une clameur de joie, un bonheur sans fin illuminera leur visage ». Il est sans doute là, le secret de la joie chrétienne : le retour vers le Seigneur. Qui n’a pas expérimenté un jour dans sa vie la joie de revoir un être cher que l’on n’avait pas revu depuis un long moment. Dieu ne désespère jamais de nous retrouver et de nous accueillir à nouveau. Jean-Baptiste ne voulait pas mourir avant d’être sur que le Messie, l’envoyé du Père, soit bien venu sur terre pour permettre aux hommes de retrouver Dieu. « Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres ». En Jésus, la Parole de Dieu est à l’œuvre. C’est une œuvre de Salut et de joie. Là où la Parole est accueillie, il y a guérison et retour à la vie. Combien d’hommes et de femmes aujourd’hui attendent une parole qui les remettra debout, qui leur redonnera le goût de vivre ? Combien d’hommes et de femmes lassés par cette vie d’abondance voudraient accueillir une parole qui les invite à aimer gratuitement, sans argent ? La bonne nouvelle c’est que la parole est annoncée à ceux qui n’ont rien, qui ne peuvent donner en retour. Cette parole nous enseigne l’absolue gratuité de l’Amour de Dieu. Dieu n’attend aucun retour sur investissement. Le Fils nous est donné sans contre partie car il en va de Dieu de se donner. Il n’y a chez lui aucun calcul. C’est pour cela que le don est inouï. C’est pour cela que le don est démesuré et radical. C’est pour cela que le Fils accepte le sacrifice de la Croix qui est le don total de sa vie aux hommes. La Parole est offerte. Rien ni personne ne pourra l’arrêter. Même clouée sur la croix elle continuera à crier l’amour inébranlable d’un père pour ses enfants. Nous sommes porteurs de cette parole depuis notre confirmation. Une parole qui se dit en mots et en actes. Cette parole donne sens à notre vie car elle nous redit que le moindre de nos gestes, s’ils sont guidé par l’amour du Seigneur, ont valeur d’éternité. L’amour transforme bien des vies. Des personnes changent de vie parce qu’un jour ils croisent une personne qui va les respecter, qui va leur redire qu’ils ont du prix. Mais il faut du temps pour vivre de la Parole de Dieu. Saint Jacques nous le rappelle avec force ce matin. Il nous invite à la patience. Les plus anciens parmi nous le savent bien : rien n’est jamais acquis d’avance. Les parents aussi le savent tout autant : pour éduquer un enfant il faut beaucoup de patience et répéter longtemps. Il en va de même pour nous pour la Parole de Dieu.  On pense parfois être certains dans notre fois et puis le doute vient s’immiscer dans cette certitude que l’on croyait invincible. Il nous faut alors accepter de ne pas tout comprendre et que Dieu restera jusqu'à notre dernier souffle un mystère. Un mystère d’amour qui nous transforme et nous fait vivre. « Qu’êtes vous allez voir dans le désert ? » demande Jésus à la foule. La nuit de Noël, Dieu nous demandera « qui êtes vous allez voir à la crèche ? ». Un dieu sans armes et sans apparat. Heureux seront nous si nous savons reconnaitre dans ce nourrisson notre Dieu qui s’offre à chacun de nous. Nous entrerons alors dans la joie du Père qui déclare que le plus petit dans son Royaume est plus grand que Jean-Baptiste.

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 18:36

Une voix crie dans le désert. Ce n’est pas anodin. Le désert c’est le lieu du silence et de l’humilité. C’est un lieu où l’on va à l’essentiel. Pour y marcher, il faut savoir se délester pour ne garder que le nécessaire. Dans le désert, le cœur se désencombre et peut offrir de l’espace pour autre chose que sois même.  La neige de ces derniers jours nous a offert une vie plus ralentie avec moins de bruits extérieurs. J’’y vois un signe pour notre vie spirituelle. Tant de bruits nous parviennent dans une journée ! Quelle parole je retiens le soir avant de dormir ? Quelle parole m’a interpellée durant ma journée si bien remplie ? Cette question, nous devrions nous la poser à la fin de notre journée. Car bien souvent nous entendons mais nous n’écoutons pas. Pourtant chaque jour Dieu veut nous parler. Il ne peut rien faire lorsque notre cœur est encombré. La parole du Seigneur ne se décourage jamais, elle poursuit toujours sa route, même lorsqu’il y a des obstacles.  Sa route c’est celle de l’homme. Notre route n’est pas une simple allée toute droite  et plate. Notre route rencontre parfois des colles bordées de précipices, des virages à épingles et des pentes douces. La parole de Dieu nous rejoint là où nous en sommes. Elle nous instruit comme nous le rappelle saint Paul aujourd’hui. « Frères, tout ce que les livres saints ont dit avant nous est écrit pour instruire, afin que nous possédions l’espérance grâce à la persévérance et au courage que donne l’Ecriture ».  L’écriture sainte peut devenir parole si nous la laissons agir en nous. Elle est là pour nous encourager et faire grandir en nous l’espérance. La parole de Dieu n’est jamais source d’inquiétude mais au contraire source de paix et de joie. Pourquoi source de joie ? Parce qu’elle renferme une bonne nouvelle : celle d’un dieu qui veut se communiquer à l’homme. Qui veut lui redire combien il l’aime. Nous comprenons alors mieux le cri du prophète Isaïe relayé par l’évangéliste Mathieu « préparez le chemin du Seigneur ». Préparons en nous le chemin du Seigneur pour qu’il puisse se frayer un chemin dans notre cœur et nous murmurer dans le silence « je t’aime, tu es mon enfant bien aimé. Ouvre la bible. Tu verras comment j’aime l’homme. Comment je l’accompagne. Comment je veux le sauver. » Il n’y a qu’à ce prix que nous pouvons devenir des témoins de l’amour du Seigneur. Comment l’annoncer, si nous ne recevons pas d’abord sa parole d’amour qui nous transforme et nous invite à aimer ? Le Saint Père nous invite à être des missionnaires dans sa dernière exhortation apostolique « La parole du Seigneur » : « Il n’existe pas de priorité plus grande que celle-ci : ouvrir à nouveau à l’homme d’aujourd’hui l’accès à Dieu, au Dieu qui parle et qui nous communique son amour pour que nous ayons la vie en abondance »[1].  La Parole de Dieu n’a pas d’autres buts : nous offrir la vie de Dieu en abondance. Mais ne nous y trompons pas ! Nous ne pourrons jamais l’annoncer si nous ne connaissons pas Dieu. Or le connaitre c’est l’écouter et le recevoir en Eglise. Nous avons tous reçu à notre confirmation cet esprit dont parle le prophète Isaïe. Il ne nous a pas été donné pour nous même mais pour l’église. Alors qu’attendons-nous pour le laisser éclairer en nous la parole de Dieu et en faire profiter toute l’Eglise ? Nous-nous rapprochons de Noël. N’oublions jamais que la Parole de Dieu c’est Jésus. Il se présentera à Noël sous les très d’un nourrisson. On ne s’approche pas d’un bébé en faisant du bruit, en ayant des gestes brusques. Accueillir la parole de Dieu est de cet ordre. Il nous faut réapprendre la douceur et le murmure. Laissons germer en nous les semences de la Parole du Seigneur et nous découvrirons un beau champ de blé près pour la moisson.



[1] Benoît XVI, Exhortation apostolique « La Parole du Seigneur », 2010, n°2

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 21:35

« Les gens ne se sont doutés de rien » nous dit l’évangile d’aujourd’hui. Ce qui était vrai du temps de Noé, l’est toujours aujourd’hui. Nous ne nous doutons jamais du passage de Dieu dans nos vies. Les hommes et les femmes massés dans la salle commune de Bethléem ne se doutaient pas de ce qui se produisait dans une étable à quelques centaines de mètres de là. Dieu ne cessera jamais de nous surprendre. Il se joue de nos certitudes, de notre imaginaire. Comment reconnaitre la venue de Dieu dans un bébé ? Comment admettre que Dieu puisse venir au monde dans une telle faiblesse ? Cette nuit, là le Tout Puissant se fait fragile et émerveillement pour celui qui se laisse surprendre. Pour celui qui accepte de quitter ses certitudes. J’espère frères et sœurs que vous n’êtes pas blasés par la fête de Noël. Comment s’habituer à un tel mystère ?  Dieu qui accepte de prendre sur lui notre fragilité humaine pour qu’elle ne soit plus un obstacle pour le rejoindre. Pour le reconnaitre dans cette mangeoire il faut avoir l’âme de ces bergers. Ils ont un cœur assez simple pour pouvoir accueillir cette immense nouvelle de paix et de joie dans leur vie. En prenant les traits d’un enfant, Dieu tire un trait définitif sur la crainte de Dieu. Comment le craindre lorsqu’il s’offre à nous sous les traits d’un enfant ? Dieu ne s’est pas incarné en un roi guerrier. Il veut faire de nos épées des socs de charrues, de nos lances des faucilles. Sommes-nous prêts à désarmer, à renoncer à nos désirs de pouvoir, de procession, de domination ? Avons-nous envie de venir vers l’enfant de la crèche comme les bergers de Bethleem ? Ils n’ont rien à offrir sinon leur présence et leur émerveillement. Nous entrons dans le temps de l’Avent. Et si c’était l’occasion de nous laisser surprendre par Dieu ? De le redécouvrir pour nous en émerveiller ? L’heure est venue de sortir de notre sommeille. Bien souvent nous nous endormons sur notre prétendue connaissance de Dieu, sur notre petite morale qui nous met à l’abri de tout changement et de toute incertitude. La nuit est proche. C’est celle où Dieu va venir sans faire de bruit. Dans notre nuit d’abondance où tant de lumière clinquante peuvent nous distraire, serons-nous reconnaitre cette petite lumière qui nous indique un berceau où toutes les naissances sont possibles. Alors prenons le chemin qui nous mène vers cette belle nuit où Dieu prend les traits du sourire du nourrisson pour nous dévoiler son vrai visage. Comme les bergers veillons car c’est à l’heur où nous n’y pensons pas que le prince de la Paix vient à notre rencontre pour nous offrir ce sourire qui ne coute rien mais qui fait tant de bien dans le cœur de celui qui l’accueille.

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 20:15

Toussaint

 

Jésus voit une foule. Qui sont-ils ces hommes, ces femmes et ces enfants ? Sont-ils si différents de nous ? Pourquoi venir vers cet homme ? Qu’a-t-il donc à offrir ? Il n’a pourtant pas de coffres d’or à ouvrir. Qu’a-t-il donc cet homme pour que des foules depuis plus de 2000 ans viennent vers lui ? Depuis l’origine l’homme aspire à l’amour vrai. Cette recherche se fait à pas hésitant, petit à petit. Et une question surgit alors en celui qui cherche. Qui nous fera voir l’amour véritable, l’amour gratuit qui se donne sans retenu, sans calcul ? Est il possible cet amour véritable tant recherché ? Un nom contient tout l’amour que l’on puisse recevoir, c’est celui du Père. Ce père qui ne veut rien garder, à tout donner à ce fils qu’il nous offre. Il y a-t-il plus grand amour que de donner son fils au monde, aux hommes ses enfants ? Quand Dieu aime, il ne calcule pas, il ne mesure pas. Son amour est sans limites. Il est l’amour véritable. Alors pourquoi chercher ailleurs ? Celui qui vient vers cet homme n’a plus faim, il est enfin rassasié. Dans ce chapitre dit du discours sur la Montagne, l’Evangéliste Saint Mathieu y inclut le récit de la multiplication des pains. Non seulement Jésus va annoncer la Parole de son Père mais il va nourrir cette foule. Ce qui importe pour Jésus c’est de donner un aliment à l’homme qui le fasse vivre et aimer durablement. Jésus n’est pas un homme de modes passagères. Sa parole traverse tous les âges sans prendre une ride car elle est vraie. Les saints sont de cette veine. Ils ne vieillissent jamais car ils ont laissé toute la place à Jésus et leur vie en a été un reflet. Ils se sont laissé saisir par cette parole dont nous avons un condensé à travers l’Evangile des Béatitudes. La vie chrétienne ce n’est pas de l’héroïsme, de la perfection. Michel Rondet, un Jésuite, nous invite à une attitude fondamentale pour notre vie chrétienne et notre sainteté personnelle. Dans son livre « Ecouter les mots de Dieu », il nous invite à passer d’une sainteté désirée à la pauvreté offerte. Il nous dit cela « Nous ne serons jamais le saint ou le juste, le bon chrétien, le bon prêtre, le bon religieux que nous avions rêvé d’être, mais nous pouvons devenir ce pauvre qui n’a plus à offrir à Dieu que ses mains vides. Alors tout devient possible. » Tout devient possible pour celui qui a un cœur de pauvre et qui découvre la gratuité absolue de l’amour de Dieu. La Sainteté ce n’est pas une somme d’efforts pour arriver à une perfection illusoire. Heureux celui qui a un cœur de pauvre qui sait qu’il a tout à recevoir de ce Père qui veut tout lui donner. Finalement la sainteté c’est ce laissé conduire comme l’enfant qui tient la main de ses parents. Il est sans crainte car il sait qu’ils l’aiment. Les enfants sont pour nous une belle parole que Dieu nous adresse alors instruisons à leur côtés. Ils nous enseigneront la simplicité, la joie toute simple celle qui ne se fabrique pas, l’émerveillement et quand les larmes  reviennent il se tourne vers papa ou maman pour être consolé. Le royaume des cieux n’appartient qu’a ceux qui leur ressemble nous dit Jésus. Alors qu’attendons-nous pour retrouver cet esprit d’enfance. Il ne s’agit pas de rester un enfant mais de vivre de cet esprit qui l’anime. C’est l’invitation de Saint Paul lorsqu’il nous dit « Mes bien aimés, voyez comme il est grand l’amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voila pourquoi le monde ne peut pas nous connaître : puisqu’il n’a pas découvert Dieu ». Le monde ne peut pas nous connaître car nous ne correspondons pas à ses critère : la réussite à tout prix, le culte de la performance. Notre Dieu n’est pas dans la performance mais dans la fécondité. Alors n’ayons pas peur d’être des saints. La sainteté est offerte à celui qui accepte d’être un fils, une fille et de se laisser aimer par Celui qui l’a créé par amour. Prions tous les saints du ciel de nous révéler leur secret et de nous donner le goût de la sainteté. Dieu ne veut pas moins que la Sainteté pour notre vie, alors à la suite de millions et de millions d’hommes et de femmes prenons la route de la sainteté. N'ayons pas peur de venir vers Jésus et de lui ouvrir nos mains, il les remplira de son amour.


Michel RONDET, Ecouter les mots de Dieu, Bayard, 2001, p 193

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 22:26

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« N’allez pas vous effrayer » nous dit saint Paul aujourd’hui. Cet appel devrait être gravé dans notre cœur de croyant. Le plus grand danger pour le chrétien c’est la peur. Celle-ci paralyse et empêche d’avancer sur le chemin que nous propose le Christ. Nous devrions garder précieusement les paroles que le ressuscité adresse aux témoins de la Résurrection : « Ne vous effrayez pas », « La paix soit avec vous », « soyez sans crainte ». Dieu ne veut pas que nous adhérions à lui par la peur. Il veut instaurer entre lui et nous une relation libre et confiante. Alors chassons de notre foi la peur et gommons de notre langage des phrases qui peuvent parfois s’imprimer dans l’esprit des plus jeunes. « Si tu n’ais pas sage le bon Dieu va te punir ».Dieu ne puni pas, il accueille, il réconforte et il invite le pécheur à changer de comportement. C’est ce que la première lecture nous redit avec force. « Ceux qui tombent, tu les reprends peu à peu, tu les avertis, tu leur rappelles en quoi ils pèchent, pour qu’ils se détournent du mal, et qu’ils puissent croire en toi, Seigneur » et plus loin « Tu aimes en effet tout ce qui existe, tu n’as de répulsion envers aucune de tes œuvres ; car tu n’aurais pas créé un être en ayant de la haine envers lui. ». Dieu n’a pas de haine vis-à-vis de l’homme. Il n’a qu’un désir, c’est de le rencontrer. C’est ce qu’il vit avec Zachée. Cette rencontre est instructive pour nous.  Il y a d’abord un mur qui empêche Zachée de voir Jésus. Ce mur qu’est la foule qui fait écran entre lui et Jésus. Cette foule existe toujours aujourd’hui. Il y a encore une foule de choses qui peuvent empêcher nos contemporains de rencontrer Dieu. Le contre témoignage de chrétiens, la religion qui est parfois source de conflit et de violences, de fausses idées sur Dieu, des préjugés, l’abondance…. Et nous ? Sommes-nous un mur pour nos frères ou bien une porte qui s’ouvre sur Dieu ? Quels sont les murs qui nous empêchent de bien voir et de rencontre le Seigneur ? Face au mur de la foule, Zachée ne se décourage pas. Il va  courir et monter sur un arbre pour enfin apercevoir Jésus qui passe.  Et là c’est un total renversement des rôles qui se produit ! D’ordinaire, c’est l’homme qui lève le regard vers Dieu qui est là haut. Ici c’est Dieu qui lève le regard vers l’homme. Dieu s’abaisse pour élever l’homme. Finalement ce n’est pas Zachée qui cherche Jésus mais c’est Jésus qui le cherche.Nous cherchons Dieu mais en réalité c’est Dieu qui nous cherche et qui veut nous rencontrer[1]. Il a bien du mérite car il doit se demander bien des fois où nous sommes passés… Jésus ne veut pas seulement voir Zachée mais le rencontrer. Découvrir où il habite, connaitre le fond de son cœur. Car il s’agit bien ici pour Jésus de faire œuvre de salut. Le salut advient à chaque fois que Dieu viens visiter un homme ou une femme pour le transformer par son amour. « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison ». Mais avant que le salut n’advienne pour lui, Zachée à du obéir à Jésus. « Zachée descend vite ». Il a du quitter sa hauteur, ses apparences de respectabilité pour se montrer à Jésus tel qu’il est et non pas comme il voudrait être. Jésus nous accueille tels que nous sommes. Il nous invite à redescendre, à avoir les pieds bien sur terre. Avec Dieu il ne s’agit pas d’avoir la tête en l’air mais de consentir au réel, de ne pas le rêver. Dieu veut faire tomber les masques. Il nous veut nous, pas le personnage que nous fabriquons pour correspondre à une image que nous voulons donner de nous même. A nouveau la peur peut nous saisir car nous avons peur bien souvent de nous même, de celui qui ne triche pas. Et de nouveau Zachée, notre frère vient à notre aide. Au lieu d’avoir peur de la rencontre, il descend vite et reçois Jésus avec Joie ! C’est ce que j’ai vécu ce matin en recevant des frères et des sœurs qui demandaient le sacrement de la réconciliation. Au départ la personne n’est pas trop à l’aise et au fur et à mesure de la rencontre et du dialogue, la personne retrouve un sourire, son regard s’éclaire car elle sait qu’elle n’a rien à craindre de cette rencontre et qu’elle peut enfin montrait son vrai visage sans maquillage. Ce soir comme Zachée je veux descendre de mon arbre et laisser entrer le Seigneur chez mois. Tant pi s’il y a un peu de désordre, le Seigneur sera y trouver sa place. Heureux sommes nous ce soir car Jésus dit à chacun de nous : « Aujourd’hui le salut est arrivé dans cette maison ».

 



[1] Cf Gn 3, 9 : Dieu demande à l’homme « Où es-tu ? »


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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 10:04

 « Le Seigneur est un juge » nous déclare la première lecture qui nous précise que ce juge ne fait pas de différence entre les hommes. La justice divine est une notion que nous n’aimons pas trop appliquer à Dieu. Comment concilier un dieu d’amour avec la justice ? C’est précisément parce qu’il est Amour que Dieu est juste et fait justice. Il serai dangereux de gommer la justice divine de notre vocabulaire chrétien. Car que serai Dieu s’il n’était pas juste ? Il serai un dieu bisounours ne faisant pas la différence entre le bien et le mal. Pour lui tout aurai la même valeur. Nous avons à tenir ces deux réalités : Dieu n’est que miséricorde et justice. Celle-ci découle de sa miséricorde. Quand on parle de Dieu on ne doit jamais séparer un aspect de son mystère. Quand je parle de sa justice, je dois aussi parler de son amour. Il en va de même pour le mystère pascal : je ne peux pas parler de la croix sans parler de la résurrection. Il s’agit ici de distinguer pour mieux unir et non séparer. Car Dieu a horreur des séparations. Le chrétien n’est pas fait pour être séparé des autres mais au contraire pour vivre au milieu des hommes et des femmes de ce monde. La semaine missionnaire mondiale nous le rappelle avec force ! Nous avons a être porteurs de cette miséricorde divine auprès de nos frères. Le monde n’a pas besoin d’idéologie mais d’amour. Combien d’hommes et de femmes aujourd’hui sont blessés, malmenés par un monde qui fait peut de cas pour les personnes fragile. Notre monde n’est pas tendre. Combien sont-ils comme le publicain de l’évangile ? A se croire indigne d’être aimé par Dieu. Depuis notre confirmation nous avons la mission d’être le visage de ce Dieu qui relève le pécheur, qui lui dit qu’un chemin s’ouvre devant lui, que nul n’est exclu du banquet. Elle est là, la justice de Dieu. Elle libère l’homme de son poids pour qu’il puisse se relever et reprendre la route. Nous ne pourrons témoigner de Dieu que si nous expérimentons sa miséricorde et sa justice dans notre propre vie. Saint Paul en a été renversé. Sur le chemin de Damas il va rencontrer le visage de Dieu en Jésus Ressuscité. Il va être mi devant son péché. « Pourquoi me persécutes-tu ? ». Tout se renverse à cet instant précis. Alors que Paul mérite la condamnation il va être sauvé parce qu’il accède à la pleine vérité de Dieu et de lui même. Il est un fils et un frère de Jésus. Il deviendra alors un infatigable témoin de la miséricorde de Dieu. Telle est sa justice qui met en lumière toute notre vie. La lumière parcoure nos ténèbres pour que la nuit recule dans notre vie. C’est le sens du sacrement de la réconciliation. Ce sacrement n’est pas fait pour ceux qui ne s’aime pas. Il faut s’aimer pour venir vivre ce sacrement. Le recevoir c’est accepter que Dieu puisse m’aimer au-delà de mon péché et de laisser sa justice m’éclairer et redonner du souffle à la flamme de mon baptême. Sans ce sacrement de la confession individuel je ne toucherai jamais l’immense miséricorde que Dieu a pour moi. La mission du confirmé est à ce prix. Aucun discours, aucun actes, aussi généreux soit-il, ne peut remplacer d’abord la relation d’amour que Dieu tisse avec moi. Je ne peux porter du fruit sans laisser Jésus par son esprit le déposer en mon cœur. Car dieu n’a pas besoin de bonnes volonté, il a besoins de saints qui se laissent aimer et transformer par lui. Le chrétien n’es pas un activiste, il vi le mystère du Christ mort et ressuscité pour être porteur de la vie de Dieu là où il vie. Alors n’ayons pas peur de la justice de Dieu. Elle éclaire et sauve tout homme qui accepte le Salut du Christ. Telle est notre fois, telle est notre espérance. C’est au cœur que de cette espérance que nous découvrons la joie d’être aimés. « Joie pour les cœur qui cherchent Dieu », nous dit le psaume 104, alors qu’attendons-nous pour répandre notre joie autour de nous ?

 

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 20:36

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« Si nous sommes infidèles, lui, il restera fidèle, car il ne peut se renier lui-même ». Cette phrase pourrait être la formule publicitaire que Dieu aurait choisie pour le baptême. La fidélité est un savoir faire que Dieu prodigue généreusement. C’est sa marque de fabrique. Depuis que nous sommes baptisés, Dieu est à nos cotés. La lumière sur l’autel qui nous accueille nous le rappelle chaque dimanche. Dieu est bien présent dans nos vies. Une présence bien discrète pour que la foi prenne le pas sur les certitudes. Etre croyant c’est espérer ce que l’on ne voie pas, c’est accueillir une promesse. Dieu est trop éprit de notre liberté pour s’imposer à nous. Dieu n’est pas une évidence scientifique que nous sommes obligés d’admettre. Nous ne sommes pas libres face à une évidence. La terre tourne autour du soleil. Je ne suis plus raisonnable si je nie ce fait scientifiquement prouvé. Or Dieu veut que nous soyons libres de croire en lui. Il a semé des traces de sa présence. A nous de les reconnaitre. Saint Paul nous invite à faire mémoire. « Souviens toi de Jésus-Christ, il est Ressuscité d’entre les morts, voilà mon évangile ». Voilà le centre vital de notre foi. Elle repose sur une personne : Jésus-Christ. Notre foi ne se nourrie pas d’idées ou de valeurs mais d’une relation de confiance. Cette relation ne se construit pas sur le passé. Faire mémoire, c’est rendre actuel, ici et maintenant la résurrection du Christ. C’est aujourd’hui que Jésus me sauve par sa Résurrection. C’est aujourd’hui que Jésus va me dire au creux de l’oreille « Ceci est mon corps livré pour toi. Mon amour va jusque là : je t’offre mon corps pour que tu y habite ». La messe dominicale est le rendez vous où l’amour de Dieu se donne à voir et à recevoir sans réserve. Et pourtant comment reconnaitre dans ce malheureux morceau de pain la toute puissance de Dieu à l’œuvre pour nous ? Que Dieu est déroutant ! Il n’y a que lui pour s’anéantir à ce point. Et nous, comment venons nous à l’eucharistie ? Venons-nous comme des riches qui n’avons rien à recevoir ou bien comme des pauvres qui attendons tout du Seigneur ? Naaman, le général Syrien, est une belle figure pour nous. Il a du se dépouiller de ses attributs de général, d’homme puissant. Il a du accepter de descendre de son piédestal pour se retrouver à hauteur d’homme, pour se laisser guérir par le Seigneur. Dieu veut nous retrouver au-delà des masques et des apparences. Il veut nous démaquiller pour que nous-nous acceptions tels que nous sommes et non comme nous nous rêvons. Dieu nous veut en vérité avec nous même. Cette vérité n’est possible à accepter que parce qu’elle nous est révélée par un Père qui nous aimes et qui à créé chacun avec amour. C’est ce que va redécouvrir en profondeur ce lépreux guéri qui revient vers Jésus. Depuis combien d’années était-il défigurer ? Depuis combien de temps n’avait il pas croiser un regard d’amour qui lui à redit « tu es mon fils bien aimé en qui j’ai mi tout mon amour » ? Ce qui a sauvé ces hommes c’est le regard de Jésus qui voit en eux des frères. Nous-mêmes nous sommes invités à nous laisser regarder par le Christ et à laisser son regard nous restaurer et nous transformer. C’est ce que nous vivons lorsque nous recevons le sacrement du pardon. Nous entrons en lépreux et nous en ressortons guéris et raffermis. Nous pouvons nous présentés tels que nous sommes car nous savons que nous serons accueillis par quelqu’un qui nous aimes et qui veut nous relever. La foi est là ! Elle est une succession de marches et de chutes. Tantôt c’est une marche légère, tantôt c’est la nuit, tantôt c’est la chute. Quand ta marche est légère, marche pour celui qui est dans la nuit ou qui est tombé. Quand tu es dans la nuit, regarde autour de toi ! Jésus vient à ta rencontre. Il est celui qui t’offre telle parole, tel geste. Quand tu tombe, n’oubli pas ! Quelqu’un te tends la main pour te relever. Alors prends sa main, relèves toi et marche ! Dieu ne nous veut pas solitaire mais solidaire les uns des autres. Quand je vais bien je suis inviter à porter ceux qui peinent et quand je ne vais pas bien je me laisse porter par les autres. Ainsi va notre foi, petit pas après petits pas. Ayons confiance, le Seigneur restera éternellement fidèle à chacun de ses enfants qu’il aime avec passion. Laissons le redire au creux de l’oreille de chacun d’entre nous : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé ».

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 20:58

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Saint Paul écrivant une épitre

 

Saint Paul laisse éclater son action de grâce devant ce Dieu qui l’a saisi par son amour. C’est en tombant à terre que Dieu vient à sa rencontre pour le relever. Il découvre alors un Dieu qu’il ne soupçonnait pas. « Voici une parole sûre, et qui mérite d’être accueillie sans réserve : Le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ». Tout est dit. Dieu est venu pour relever et sauver l’homme. Dieu ne peut se résoudre à en perdre un seul. Son amour n’a pas de limites et peut rejoindre chaque homme quelle que sois sa situation. Nous ne sommes jamais tombés trop bas pour que Dieu ne puisse se pencher sur nous, offrir sa main, nous relever et nous inviter à marcher à sa suite. Les paraboles de la miséricorde, que nous offre l’évangéliste Luc, l’illustrent à merveille. Il nous livre une invitation qui doit être constante pour le chrétien que je suis : « Réjouissez-vous avec moi ». Réjouissons nous car Dieu va à la recherche de celui qui s’est perdu, qui est bombé, qui n’ose plus venir à sa rencontre. La joie chrétienne prend sa source dans cette miséricorde de Dieu. Cette joie ne quittera plus Saint Paul ni Moïse. Saint Paul nous donne la clef pour comprendre de quelle joie il s’agit : « il m’a fait confiance ». Heureux sommes nous si chacun d’entre nous se dit à lui-même « il m’a fait confiance, il me fait confiance ». On peut alors traverser comme saint Paul des épreuves redoutable sans que cette joie puisse nous être ravie. Dieu me fait confiance, je suis unique à ses yeux. C’est cela la joie du chrétien. Savoir que Dieu, mon père, me fait confiance et que j’en suis digne. Dieu ne demande pas la même chose à chacun. Il nous fait appel en fonction de nos capacités, de notre tempérament. Mais c’est la même confiance pour chacun qui nous est accordée. Nous avons à faire de même et dire à ceux qui nous entourent « je te fais confiance, tu peux y arriver. N’aie pas peur je suis à tes cotés. Si tu tombe je te tendrais la main. Cela chacun peut le vivre avec ses enfants, ses collègues de travail, de loisirs. Il n’y a rien de pire pour un homme ou une femme de se dire « si je meurt, cela ne va peiner personne ». Le Seigneur nous demande une seule chose. « Souviens-toi de mon passage dans ta vie. Souviens-toi que je suis présent à tes côtés. Je ne veux pas faire de toi mon esclave mais un être libre qui m’aura choisi ». Après sa libération, Israël oubliera ce que Dieu a fait pour lui. Alors que Dieu l’a libéré, il retombe dans le piège de l’idolâtrie qui fait de vous à nouveau un esclavage d’une pseudo-divinité qui veut vous posséder. Nous comprenons mieux la colère de Dieu. Il a fait d’Israël un peuple libre et voici qu’il retourne en esclavage en instituant un culte à un veau d’or. Moïse apaise le visage de Dieu car il garde intacte l’image que Dieu a inscrite en lui. Il est fidèle au chois qu’il a fait : choisir Dieu comme compagnon de route plutôt qu’une idole. Il fait mémoire de ce que Dieu a fait pour le Peuple d’Israël. C’est ce que nous faisons aussi à chaque eucharistie. Nous faisons mémoire de ce que Dieu a fait pour chacun d’entre nous. A chaque eucharistie le prêtre redit les paroles du Christ qui s’accomplissent aujourd’hui et maintenant. « Ceci est mon corps livré pour vous ». Dieu redit à chacun « voit jusqu’où va mon amour pour toi. Il va jusqu’au don de ma vie. Alors accueille-le au plus profond de ton cœur et laisse vivre ce don en toi. Ne le retiens pas sinon il sera perdu ». Puissions nous au cour de cette eucharistie goûter la joie profonde d’être aimer par Dieu qui veux nous sauver et nous rendre libres d’aimer comme il nous aimes.

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 10:34

Jésus est en marche vers Jérusalem. Il prend le chemin qui le mène vers son ultime combat ; vers le point culminant de la Révélation. Sa marche se fait pèlerinage, rencontre avec ses frères juifs. Jésus n’est pas un doux rêveur. Il n’est pas un populiste qui caresse ses interlocuteurs dans le sens du poil. Jésus enseigne. Et aujourd’hui il répond à une question qui a valeur de cas d’école. « Seigneur, n'y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ? » Cette question n’intéresse pas Jésus car c’est une question vague. Ce qui intéresse Jésus, c’est l’individu en particulier. Au lieu de répondre vaguement, Jésus s’adresse directement aux personnes en face de lui. « Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. ». Ce qui ici intéresse Jésus c’est la conversion des croyants. Leur changement de comportement. Le changement de leur cœur. Le Salut n’est pas automatique. Ce n’est pas parce que j’aurai obéi à toutes les lois que je serais sauvé. Je serais sauvé parce que j’aurai cru en une personne. Je serais sauvé car j’aurais laissé cette personne me transformer. Nous comprenons alors mieux la phrase terrible que Jésus prononce dans ce passage d’Evangile : « Je ne sais pas d'où vous êtes. » Dieu n’est pas un code mais une personne avec qui nous sommes invités à avoir une relation d’amitié. Dieu désir nous connaitre. Lorsque j’organise un dîner, généralement je connais chacun des convives, ce qui me donne envie de dresser la plus belle des tables. Dans ce banquet, chaque convive aura une place particulière avec un menu adapté à ses goûts. Dieu veut nous connaitre par le menu ! Il déteste les faste Food où la nourriture est identique pour chacun. Avec Dieu le menu est personnalisé en fonction de l’appétit et du goût du convive. Ce festin n’est pas réservé à une élite. « Alors on viendra de l'orient et de l'occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. » Dieu ne s’est jamais résolu à ne sauver qu’un petit nombre. Il ne sera en paix que lorsque le plus éloigné de ses enfants rentrera enfin à la maison qui lui a préparé. Mais comment connaitre le chemin lorsque nous somme perdu ? Dans la première lecture, Dieu nous fait une promesse : « je mettrai un signe au milieu d'eux ! » Ce signe est venu parsemer nos routes de campagne. Le Cotentin rivalise bien avec le Finistère ! Ce signe c’est la Croix. Ce signe est une parole en lui-même. Il cri que Dieu aime chaque homme. Pas un homme n’a été oublié dans le sacrifice de la croix. Aucun homme n’est indigne de don de Dieu. Dieu s’est livré entre deux malfaiteurs. Ce sont des criminels qui ont eu le privilège d’entendre les ultimes paroles du Christ qui nous aima jusqu’au bout et sans réserve. Ces deux hommes, rebus de l’humanité pour leurs juges, furent les premiers témoins de l’amour à l’état brut de Dieu. Sur la croix l’amour ne triche pas, il est étincelant comme le diamant pur. Dans son Encyclique « Dieu est amour », Benoît XVI nous dit : « Dans sa mort sur la croix s’accomplit le retournement de Dieu contre lui-même, dans lequel il se donne pour relever l’homme et le sauver ­­– tel est l’amour dans sa forme la plus radicale. Le regard tourné vers le côté ouvert du Christ, dont parle Jean, comprend ce qui a été le point de départ de cette encyclique : « Dieu est amour ». C’est là que cette vérité peut être contemplée. Et, partant de là, on doit maintenant définir ce qu’est l’Amour. A partir de ce regard, le chrétien trouve la route pour vivre et pour aimer »[1]. La porte est étroite car elle a la largeur d’un homme qui se nomme Jésus-Christ. Ne cherchons pas d’autres portes, il n’y en a pas d’autres. Ne cessons pas de contempler, comme Saint Jean, le coté ouvert du Christ, c’est là qu’est la source pour vivre et aimer. Soyons de fidèles témoins de ce Dieu fait homme qui nous a aimé et s’est livré pour nous. Soyons fidèles au rendez vous du corps livré et du sang versé, c’est là qu’est la porte. Nous pourrons alors permettre à nos frères de découvrir la porte du banquet. Inscrivons dans notre cœurs ces paroles du psalmiste : « Son amour envers nous s'est montré le plus fort ; éternelle est la fidélité du Seigneur ! ».

 

AMEN



[1] SS Benoît XVI, Lettre Encyclique « Dieu est Amour », 2006, LE VATICAN, ed. BAYARD CERF FLEURUS-MANE, 77 pages, n°12

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 22:28

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Toute l'histoire de Marie est une Visitation. Se laisser visiter, tout un art ! Ouvrir sa maison pour y laisser entrer quelqu'un qui ne vous quittera jamais ! Marie à eu ce génie de savoir ouvrir la porte et de ne jamais avoir peur de celui qu'elle accueillait dans sa vie. La visite est un art pour celui qui entre . Car Dieu ne veut pas seulement passer, il veut demeurer en nous. Dieu n'a jamais aimé l'amour à la sauvette. Son amour se donne et se livre sans aucun calcul. Il est sans retour. En Marie, Dieu a trouvé la demeure idéale. Une demeure où il était sur que tout l'espace serai disponible. Chez Marie il n'y a pas un recoin qui ne soit inaccessible à la présence de Dieu. Elle est en quelque sorte une icône où resplendi la Gloire de Dieu. Cette Gloire c'est d'habiter chez celui qui veut bien accueillir la présence de Dieu dans sa vie. En Marie nul obstacle à cette Présence. Sa vie fut un immense oui à la présence de Dieu. Marie devient ainsi créature et mère, en Jésus, d'un Dieu qui veut s'offrir à tout homme qui veux bien l'accueillir. Marie nous est offerte comme mère pour que son fils puisse naître en chacun de nous. Car Marie s'est tellement laisser façonner par Dieu qu'elle ne retient rien. Elle offre tout. Si elle retient son fils dans ses bras, c'est pour mieux l'offrir à cette humanité blessée et meurtrie par le péché. Contempler Marie c'est voir l'homme tel que Dieu l'a créé. Alors mettons nous à l'école de Marie. Il ne s'agit pas de l'idolâtrer mais à travers elle, de célébrer son Créateur et notre Sauveur. Marie a accueilli l'inattendu de Dieu malgré les risques. Nous aussi soyons attentif lorsque Dieu nous fait signe et soyons prêts à répondre. Bien souvent l'appel du Seigneur nous conduit sur des chemins que nous n'aurions jamais imaginés. Ayons confiance ! Sur ces chemins, il y a le Seigneur qui marche à nos cotés, à notre rythme. Comme Marie, nous sommes invités à être intelligents. « Comment cela va-t-il se faire ? » demande la jeune fille à l'Ange. Nous sommes invités à la suite de Marie à ne pas nous contenter de réponses toutes faites, de formules de catéchisme mais bien à rendre intelligente notre foi. Nous n'aurons jamais fini de comprendre le mystère de Dieu. Osons questionner notre foi. N'ayons pas peur de ce travail car il nous rapproche de Dieu. Mieux nous le connaîtrons et mieux nous l'aimerons en nos frères. Être à l'école de Marie, c'est se mettre en route avec Jésus. Ne pas être à la remorque mais à ses cotés. Être le témoin de son œuvre de Salut. Avec Jésus nous sommes capable de passer de grands cols. C'est ce que fait Marie en allant chez sa cousine Elisabeth. Rien n'est infranchissable avec Jésus. Et pourtant Marie à du passer un col infranchissable : celui de la mort de son fils. Malgré la douleur insupportable de voir son Fils en croix, elle reste debout. Quel mystère ! C'est celui d'un Dieu qui nous veut debout. Avec Dieu nous ne sommes pas enfermez dans une boite de coton. Nous ne sommes pas surprotégés. Dieu désir que nous puissions faire face aux épreuves de la vie et aimer malgré tout. Marie n'est pas une superwouman. Elle a simplement laisser Dieu vivre en elle. Elle a refusé que la haine ou la douleur puissent l'envahir et ne plus laisser un seul espace en elle. Marie n'est pas une sorte de femme aseptisée sans défaut et sans limites. Elle est une femme qui a répondu oui à Dieu avec ses limites et ses fragilités. Un oui qui à pu s'épanouir sur une terre bien préparée où le péché n'a pas eu de prise. Cette terre a été préparé par Dieu mais aussi par tout un peuple. Marie est l'héritière d'une foi multi-séculaire. Nous même notre terre a été travaillée jusqu'à présents pour pouvoir vivre de Dieu dans notre présent. Et vous parents, grands parents, éducateurs comment prenez vous soins de la terres de vos enfants ? Nous avons a facilité le travail de Dieu en vivant nous même l'Évangile. Ce travail c'est de se laisser peu à peu transformer par une parole touchant notre cœur. Sur une parole Marie fait confiance et dit oui. Et quelle réponse allons nous apporter à cette parole ? Lorsque Marie retourne vers Dieu c'est toute l'humanité qui avait perdu le chemin de Dieu qui retourne vers lui. Tout homme est invité à la suite de Marie à dire une seule parole qui lui ouvre le ciel : OUI. Alors vivons dans la confiance sur que tout homme peut dire oui à Dieu lorsqu'il le verra tel qu'il est non comme il aurai pu l'imaginer.

Marie est désormée au ciel, partageant la Gloire de Dieu. Pourtant elle n'est pas absente de notre vie. Dieu nous l'a donnée pour quelle soit notre mère et marche à nos cotés. Alors n'ayons jamais peur de nous tourner vers elle. Elle est le plus sur chemin pour retrouver Dieu lorsque nous nous égarons. Marie apprends-nous à chanter et à vivre ton cantique d'Action de grâce pour que notre vie soit toujours un don que nous recevons de Dieu. « Mon âme exalte le Seigneur, Exulte en Dieu mon Sauveur ».

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