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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 20:28

 

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Dimanche dernier la liturgie de la parole mettait l'accent sur la prière et l'hospitalité. Aujourd'hui elle met en exergue un qualité fondamentale que doit cultiver le disciple de Jésus-Christ. L'ouverture de la liturgie nous semble bien sombre. « Vanités des vanités, tout est vanité ». Et pourtant l'ombre est là pour mettre en lumière ce qu'il y a de plus beau dans la vie chrétienne : la gratuité ! Le chrétien n'est pas un possédant, un propriétaire. Jésus prends l'exemple de celui qui n'a qu'un but : entasser. Or cet homme est déjà mort car il ne penses qu'à enfermer, qu'à entasser au lieu de partager et d'ouvrir en grands ses greniers. Quand nous mourrons nous serons nus ! Notre seul vêtement, que nous pourrons garder, c'est l'amour que nous aurons reçu et donner. Il s'agit bien de recevoir avant de donner. Le Christ vient nous offrir un regard nouveau sur la vie. Toute sa vie sera un don pour son Père et pour ses frères. Tout ce qu'il donne il le considère comme un cadeau de son père. Rien ne lui appartient et pourtant il est sans doute l'homme le plus riche du monde si nous considérons que l'amour est le bien le plus précieux que nous puissions recevoir. Il en va de même dans notre vie. Mon épouse, mon époux, mes enfants ne sont pas ma propriété ! Il me sont offert par Dieu pour que je puisses leur donner tout l'amour que je reçois de lui. Je ne peut pas mettre la main sur eux. Mon seul but doit être de les considérer comme des frères et sœurs qui vont m'aider à grandir et que je vais aussi aider à ma mesure à grandir. On ne peut jamais mettre la main sur quelqu'un. Saint Paul nous invite à revêtir l'homme nouveau qui est Jésus-Christ lui même. Avons nous conscience de notre nouvelle dignité depuis notre baptême ? Tout à l'heure Noa, Rayan et Sophie seront baptisés dans cette église. Ils vont revêtir le vêtement blanc signe de leur nouvelle condition de vie avec Jésus-Christ. Je leur dirait au nom de Dieu « Noa, Rayan et Sophie, vous êtes une création nouvelle dans le Christ : vous avez revêtu le Christ ; ce vêtement blanc en est le signe, que vos parents et amis vous aident, par leur parole et leur exemple, à garder intacte la dignité des fils de Dieu, pour la vie éternelle ». Aider à garder intact leur dignité de fils et filles bien aimés du Père c'est les aider à garder cet esprit de gratuité. Les aider à considéré la vie comme un don à recevoir et non à conquérir par tous les moyens. Nous sommes mort avec le Christ depuis notre baptême pour vivre avec lui en aimant de cet amour reçu et partager. Pour cela il nous faut passer du temps gratuit avec lui. Ce n'est jamais du temps perdu que d'offrir quelques minutes de notre temps au Seigneur. Ce temps de vacance est favorable pour offrir du temps à ceux que l'on aime et à Dieu. Aujourd'hui la Parole de Dieu nous confronte à un choix : entasser nos pseudos richesses dans des greniers ou bien ouvrir largement la porte de notre réserve d'amour pour l'offrir. Avec Dieu, tout ce que nous gardons pourri, tout ce que nous offrons fleuri. Alors que voulons nous : un beau jardin ou bien une jachère promise à la mort ? Laissons l'eau de notre baptême nous irriguer et redonner vie à ce qui est mort en nous. Nous pourrons alors fleurir là où nous vivons. Fixons notre regard sur le Christ et redisons avec Saint Paul « il n'y a que le Christ : en tous, il est tout ».

 

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 09:49

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Les vacances sont propices aux rencontres. Elles sont comme une respiration dans nos vies si trépidantes, même lorsque nous habitons à la campagne. Le Christ l'a bien compris. Il faut savoir s'arrêter, s'assoir, reprendre du souffle au près de ses amis. Là où la chaleur est offerte, où il n'y a pas d'attente particulière sinon celle de l'échange gratuit. Dieu n'a aucune valeur marchande. Les cour de bouses lui sont totalement inconnus. Le amis de Jésus sont rares car ils n'attendent rien d'autres que sa présence. Il y a des foules qui viennent à lui pour recevoir un miracle, une grâce. Nous aussi nous sommes souvent de cette foule qui nous tournons vers Jésus pour lui demander quelque chose. Et nous avons raison car Dieu s'intéresse à nos soucis, à nos souffrance et il veut les soulager. Mais si nous passions de la l'anonymat de la foule à l'intimité de l'amitié ? Être avec le Christ pour le simple bonheur d'être avec lui. Si nous passions parfois de la prière de demande à la prière de Louange ? Une prière gratuite qui redis combien nous sommes heureux d'être avec le Seigneur ? C'est ce que vie Marie lorsqu'elle s'assoie avec Jésus. Elle s'arrête, rien ne devient plus important que de rencontrer son ami. Que lui dit Jésus ? Nous ne le savons pas. C'est un secret, un précieux trésors qui lui est offert. Marie ne dit rien, elle écoute. Au cotés de Jésus elle devient une source d'où sortira un fleuve qui pourra irriguer sa vie et celle de ceux qu'elle rencontrera. Ce fleuve qui est en nous ne peut pas se garder que pour sois, sinon l'eau devient stagnante. Ce que nous recevons gratuitement nous avons à le redonner gratuitement. Il me faut revenir à la source. Cette source ne craint pas la sécheresse. Elle est intarissable. Quand je sans la sécheresse menacer ma vie alors il me faut revenir vers cette eau qui jamais ne manquera. En venant vers le Seigneur, nous le rassasierons car il a faim de notre rencontre. C'est pourquoi il vient visiter son ami Abraham qui se tient devant sa tente. Dieu viens rencontrer un nomade. Quelqu'un qui n'est pas installer. La foi chrétienne est un voyage, faite de questionnements, de doutes, de moments lumineux. Nous ne sommes jamais arrivés au but. C'est l'aventure qu'a vécu Abraham. Il a du se laisser surprendre par Celui qui s'est révélé à lui. Il a du lui faire confiance et croire que Dieu tient toujours promesse. Dieu aujourd'hui se laisse accueillir par Abraham comme Jésus se laisse accueillir chez Marthe et Marie. La tante d'Abraham est accueillante. L'hôte est à l'entrée pour accueillir le visiteur. Dieu accepte d'être vulnérable, de prendre le risque ne pas être accueillie comme il acceptera le risque du rejet en envoyant Jésus pour le révéler. Dieu n'a rien d'un dominateur. Sa puissance ne peut se déployer que lorsqu'il rencontre une personne prête à l'accueillir. Nous sommes invité à sortir de notre tente. A ne pas nous réfugier, à ne pas nous recroqueviller sur notre petit bonheur apparent. Notre évêque nous invite à être des hommes et des femmes de l'hospitalité, c'est à dire qui savent accueillir et recevoir l'autre. Or nous ne pourrons pas l'être authentiquement si nous n'accueillons pas le Christ dans chez nous dans notre vie. Le pape Jean-Paul II nous y invite dans sa lettre apostolique « Au début du Nouveau Millénaire ». Face à nos interrogations anxieuses sur ce monde d'aujourd'hui Jean-Paul II nous invite à nous encrer dans le Christ. « Non ce n'est pas une formule qui nous sauvera, mais une Personne, et la certitude qu'elle nous inspire : Je suis avec vous ! Il ne s'agit pas d'inventer un « nouveau programme ». Le programme existe déjà : c'est celui de toujours, tiré de l'Evangile et de la tradition vivante. Il est centré, en dernière analyse, sur le Christ lui-même, qu'il faut connaître, aimer, imiter, pour vire en lui la vie trinitaire et pour transformer avec lui l'histoire jusqu'à l'achèvement dans la Jérusalem Céleste »1. Alors n'ayons pas peur d'accueillir à notre table le Christ. Comme Marie écoutons le et nous cesserons de nous inquiéter pour l'avenir de l'Eglise. Mettons nous à l'école du Christ pour devenir d'authentiques témoins de son amour pour tout homme. La parole de Dieu nous invite ce matin à passer de l'agitation à l'accueil paisible du Christ qui veut nous visiter. Alors cessons de courir dans tous les sens et arrêtons-nous pour écouter et nous nourrir du Christ. Nous pourrons alors repartir avec des forces neuves et habités de l'intérieur. Choisissons la meilleur part, elle ne nous seras pas enlevée !

1J.P.II, Lettre apostolique Novo millennio ineunte, n°29

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 20:02

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Tout à l’heure Isaïe nous adressait des paroles de consolation de la part du Seigneur. Quelles nous font du bien en ce début de vacances, à la fin d’une année traversée par la joie de beaux évènements ou bien marquée par des épisodes douloureux. Qu’il nous est bon d’entendre de telles paroles ce matin. Elles nous invitent à la joie pour tant de grâces reçues ou bien à laisser retentir en nous ces paroles de consolation : « De même qu’une mère console son enfant, moi-même je vous consolerai, dans Jérusalem vous servez consolés ». C’est sur cet arrière fond de miséricorde et de joie qu’il nous faut accueillir l’Evangile d’aujourd’hui qui nous invite à trois attitudes que je vous propose de méditer quelques instants.

Porteurs de paix


Le cœur de l’Evangile se situe dans ce commandement que Jésus adresse aux 72 : « Dans toute maison où vous entrerez dites d’abord : « Paix à cette maison ». Nous n’avons rien à offrir d’autre sinon la paix que nous recevons de Dieu. Lorsque nous quittons l’Eglise après la messe nous n’avons rien d’autre que la paix du Christ à emporter avec nous. Les personnes qui ont connu la guerre le savent bien. Rien n’est plus fragile que la paix. Que de dégâts lorsqu’elle quitte un pays, un village,  une famille. Quelle souffrance pour des parents de voir leurs enfants s’entredéchirer. La paix est bien fragile alors entretenons la. D’abord avec les personnes les plus proche de nous : son conjoint, ses enfants, ses collègues de travail, ses amis. La paix que veut nous offrir Dieu, n’est pas une absence de conflit. La paix que veut nous offrir le Seigneur c’est notre capacité à mieux comprendre l’autre, à savoir lui parler. Souvent la violence vient du fait que l’on ne trouve plus d’autre moyen de communication. Lorsque quelqu’un frappe une autre personne, elle n’a plus que ce moyen de communication. La parole fait place à la violence. Or Dieu veut nous apprendre le langage de l’amour. Savoir reconnaitre en l’autre un frère à aimer, à connaitre, à comprendre. C’est un peu l’expérience que nous pouvons faire lorsque nous sommes en vacance. Profitons de ce temps pour faire de nouvelles rencontres qui nous enrichissent. Essayons aussi d’avoir moins d’aprioris pour ne pas nous priver de belles rencontres. Aidons les enfants et les jeunes à ne pas avoir peur de l’autre mais au contraire à avoir le goût de rencontrer l’autre. Car chacun recel en lui un trésor qu’il me faut découvrir. Demandons cette grâce à Dieu lorsque nous venons à l’eucharistie, de devenir apôtres de sa paix.

Demeurer

Deuxième attitude à laquelle nous sommes invités : demeurer. « S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire ». Nous vivons dans un monde pressé. Nous passons mais sans vraiment nous arrêtés. Lorsque je demande à celui que je rencontre « comment vas-tu ? » bien souvent je n’attend même pas la réponses. Tant de choses se bousculent en moi, tants de soucis me traversent. Et pourtant si je demandais cette paix à Dieu pour pouvoir être disponible à l’autre. Oser demeurer auprès de lui pour l’accueillir ou me laisser accueillir par lui, chez lui. Accepter d’aller sur son terrain, me rendre vulnérable pour que s’opère la rencontre. Combien de fois je sort transformer par une visite chez une personne. Je crois que nous avons à redécouvrir l’importance de s’assoir et de prendre du temps pour parler, écouter, se réjouir ou compatir avec ce frère que je visite ou qui me visite. La foi chrétienne à horreur des portes fermées. Elle veut pour nous une vie qui sente le frai et non le renfermé. Et si pendant les vacance j’acceptais de ne plus courir mais de m’arrêter lorsque je trouve l’hospitalité de la rencontre. La première porte que nous avons à ouvrir c’est celle de Dieu. Chez M. Dieu nous apprendrons l’accueil et la joie de la rencontre. Alors laissons nous rencontrer par Dieu lui qui veut demeurer en nous pour pouvoir demeurer chez toutes les personnes que nous rencontrerons.

La prière


Si nous voulons être semeur de la paix de Dieu autour de nous et rencontrer l’autre comme un frère, il n’y a pas d’autre chemin que celui de la prière. « Priez donc le maître de la moisson ». La prière est un combat pour le croyant. Elle ne va pas de sois. Et pourtant elle est vitale. Ne pensons pas être des témoins du Christ crédible si nous laissons de coté la prière. La prière est chemin fait de sommet lumineux où l’on découvre un magnifique paysage à perte de vue et aussi de pente bien rude. Chacun ici pourrai raconter sa prière. Chacun est différent et donc chacun à une manière de prier. Ce qui importe c’est de ne jamais juger sa prière. C’est de vouloir prendre un temps avec Dieu qui est toujours disponible pour nous rencontrer. Lorsque nous nous mettons en prière ayons conscience que quelqu’un nous attends. De cette rencontre découle notre rencontre avec les autres. Osons la simplicité et n’ayons pas peur de demander aux frères et sœurs de la communauté comment ils prient. Car nous sommes invités à nous soutenir les uns les autres. Je vous livre juste quelques piliers de la prière : la régularité, la volonté, ne jamais juger sa prière même si elle nous parait pauvre car seul Dieu peut juger, la prise de conscience que je suis aimer et que l’amour réclame du temps avec l’être aimé. Dieu à besoin d’ouvriers selon son cœur alors ne cessons jamais de demander à Dieu les ouvriers de son Evangile dont nous avons besoin. Soyons sur que notre prière sera écouter et que Dieu « fera connaître sa puissance à ses serviteurs ». Sa puissance n’est autre que sa paix qu’il veut enraciner en nous alors ouvrons notre porte et accueillons ce don précieux et fragile.

 Un chemin nous est ouvert ce matin : la paix à accueillir et à transmettre, ne pas passer mais demeurer, prier pour que s’enracine solidement la paix du Christ, soyons sur que le Seigneur est bien présent sur ce chemin et redisons ensemble « Béini soit Dieu, qui n’a pas écarté ma prière, ni détourné de moi son amour »

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 20:48

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Aujourd’hui, Dieu vient à la rencontre du pécheur. Il va à la recherche de celui qui est perdu, qui s’est éloigné de lui. Dieu aime tant l’homme qu’il ne peut se résoudre à le voir loin de lui. La rencontre impensable se produit. « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. » L’amour de Dieu va jusqu’à rencontrer l’exact contraire de ce qu’il est. Pour Dieu le péché n’est pas un obstacle. Il en fait une occasion pour manifester sa miséricorde, son amour infini, qu’il veut offrir à tout homme. « Celui à qui ont pardonne peu, montre peu d’amour ». Et si c’était cela la clef de la vie chrétienne : être pardonné pour pouvoir aimer sans mesure. La vie de David peut nous éclairer par rapport au pardon de Dieu. Le grand roi David, choisi par Dieu alors qu’il gardait le troupeau, va commettre l’irréparable. Il va mener à la mort un homme pour prendre sa femme. La légende va en prendre un coup. David, celui qui a été choisi par Dieu est aussi un pécheur comme tout homme. Alors qu’il est au fait de sa puissance, il va tomber plus bas que terre. Et c’est dans ce trou profond que Dieu va le rejoindre. Avant de lui faire des reproches, Dieu va d’abord lui rappeler tout ce qu’il a fait pour lui. L’homme avec Dieu n’est pas d’abord invité à se morfondre mais à activer sa mémoire et à se souvenir de tout ce que Dieu fait pour lui, de son histoire d’amour avec lui. C’est parce que je reconnait que je suis aimé par-dessus tout que je peux accueillir le pardon. Dieu va ensuite aller plus loin. Il va mettre David face à la réalité de ce qu’il a commis. Il n’y a pas de pardon possible sans la vérité. C’est ce qu’essaye de vivre les habitants de l’Afrique du Sud. Le travail de réconciliation s’est fait par un lent et difficile processus qui a mis en lumière la vérité. Dieu invite David à reconnaitre son péché, à ne pas édulcoré sa responsabilité. La miséricorde de Dieu n’enlève pas la justice, elle la rend éclatante. Le but de la justice de Dieu n’est pas la vengeance mais la remise en ordre de ce qui a été déformé. La justice humaine devrait aussi suivre cette voie. Elle devrait permettre au coupable d’assumer sa faute, de faire la vérité et de vivre la sanction comme une étape sur un chemin de reconstruction et penser l’avenir au lieu d’enfermer sur le passé. Une justice qui permet également à la victime d’être reconnue et de pouvoir aussi se reconstruire. Dieu n’est pas injuste et ne peut pas cautionner le péché car le péché abime l’homme. Quel parents peut aimer des actes mauvais de leurs enfants. Et pourtant ils aiment leurs enfants malgré cela. Dieu aime le pécheur mais il haie le péché car le péché porte en lui un germe de destruction. David ne va pas mourir car il reconnait la vérité et il va pouvoir accéder au pardon de Dieu. Il n’y a pas de péché qui ne puisse être pardonné. Alors ayons confiance. Nous ne sommes jamais tombé assez bas pour que Dieu ne puisse nous rejoindre et nous offrir son pardon. N’ayons pas peur de demander pardon à Dieu, de reconnaitre lucidement notre péché. Plus nous sommes pardonné et plus nous sommes capable d’accueillir l’autre avec ses limites et ses fragilités. Rappelons nous les parole de Jésus « Celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour ». Le pardon loin d’être un dénie de justice est affaire d’amour. Alors faisons de nos familles, de nos relations amicales des lieux où nous apprenons à aimer à la manière de Dieu. Si nous doutons de l’amour infini de Dieu, regardons la crois et redisons avec Paul « Ma vie aujourd’hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré pour moi ». Comment ne pas être traversé comme par un glaive par une telle déclaration d’amour ? Alors laissons le Fils nous murmurer combien il nous aimes pour pouvoir à notre tour aimer comme il nous aime.

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 20:38

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La Pentecôte est une fête pour Dieu. Il fête la pendaison de sa crémaillère chez nous. Car Dieu ne veut pas d’autre habitation que la notre. Pourtant lorsque nous-nous regardons, nous pourrions nous dire que la maison n’a rien d’attrayant. Et pourtant c’est bien en nous que Dieu veut vivre et pas ailleurs. « Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui. » Trois verbes pour résumer ce que Dieu veut instaurer comme relation avec nous par son Esprit.

 

Aimer. C’est le préalable pour construire la maison. Sans amour on ne peut rien construire, on ne peut pas avancer. Pour recevoir l’Esprit Saint il faut d’abord avoir découvert combien Dieu nous aime. Jésus livre son Esprit sur la croix. Seuls ceux qui ont contemplé le Christ en Croix peuvent comprendre de quel amour nous aime Dieu. Le Christ Ressuscité se manifeste à ses disciples en montrant les marques de sa crucifixion comme des marques d’amour à jamais gravées dans le cœur de Dieu. Avant de quitter ce monde pour rejoindre son Père, Jésus demande à Pierre « m’aimes tu ? ». Avant d’être investit de la plus haute mission, Pierre doit d’abord répondre à cette question. Sans amour sa mission est veine. Cette question Jésus nous la pose chaque jour « M’aimes-tu ? ». Comment répondre à une telle question sinon en disant à Dieu « tu sais tout » Je ne suis pas digne de t’aimer et pourtant tu veux m’aimer. Alors laissons Dieu nous aimer et faire son œuvre en nous. Car il ne s’agit pas de faire des choses pour Dieu mais bien de faire l’œuvre de Dieu, c'est-à-dire aimer dans les choses les plus simple de la vie : un sourire, mettre la table en pensant à celui qui va prendre part au repas, écouter attentivement celui qui a besoin d’être écouté… Faire de notre journée une rencontre d’amour avec Dieu.

 

Venir. Parce que nous sommes aimés de Dieu, nous n’avons pas peur d’ouvrir notre porte à son Esprit. Même si la maison n’est pas bien rangée, pas trop propre, laissons entrer l’Esprit Saint. Il s’accommodera de notre intérieur tel qu’il est car nous ne sommes jamais parfais pour accueillir Dieu. Il vient toujours à notre rencontre. Ce n’est pas à nous d’aller vers lui. Lorsque nous prenons du temps pour prier, il est déjà là à nous attendre. Il vient chaque jour à notre rencontre alors apprenons à le reconnaître. Prenons un peu de temps à la fin de notre journée pour nous souvenir des personnes que nous avons rencontrer, des évènements et découvrir la présence de Dieu. Tel parole, tel geste, tel évènement qui m’a posé questions, qui m’a fait du bien, qui m’a fait avancer. Dieu n’est pas un sorcier. Il agit toujours à travers des personnes et des évènements. Alors laissons venir Dieu et jetons la clef de notre porte pour qu’elle soit toujours ouverte quand le Seigneur vien.

Demeurer. Dieu ne veut pas seulement passer chez nous. Il veut demeurer, c'est-à-dire habiter. Nous sommes invités à passer de la méfiance vis-à-vis de Dieu à l’accueil confiant de l’enfant qui se laisse enlacer par les bras de sa maman. C’est ce que nous rappelle avec force Saint Paul « C’est un Esprit qui fait de vous des fils ; poussés par l’Esprit, nous crions vers le Père en l’appelant « Abba ! » (papa). Recevoir l’Esprit Saint c’est accepter de mettre au cœur de sa vie l’accueil. Oser vivre la rencontre de l’autre. D’abord de Dieu puis des personnes que je croise sur ma route. Parce qu’avec Dieu je rencontre le Tout Autre, je peux rencontrer l’autre. Désormais la porte ne sera plus verrouillée. Accepter que Dieu habite en moi c’est accepter qu’il me transforme. Je n’est pas peur, j’ai confiance en lui car il m’aime et donc il n’a qu’un désir que je sois heureux et que je rende les autres heureux. Habiter avec quelqu’un c’est aussi apprendre à le connaître. Or celui qui habite maintenant en moi veut me faire connaître tout sur Lui. « L’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui vous feras souvenir de tout ce que je vous ai dit ». Nous ne pouvons pas connaître Dieu et en vivre si nous nous ne laissons pas l’Esprit Saint habiter en nous. Alors laissons lui la place qui lui reviens et laissons nous conduire par lui. Avec l’Esprit on ne chausse pas des charentaises mais des chaussures de marche car il nous fait marcher sur un chemin ouvert sur l’inattendu. Parfois nous pouvons nous sentir dans la nuit ou le brouillard. N’ayons pas peur. L’Esprit Saint est cette lumière qui nous balise le terrain. Alors évacuons la peur de nos vies et ouvrons nous à la confiance. Le Seigneur nous aimes, il vient à notre rencontre pour habiter en nous.

Chassons toute peur et laissons nous conduire par lui car « Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu ».

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 12:09

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A quelques jours de la Pentecôte, Jésus demande à son Père de nous accorder la grâce de l’unité. Alors que les disciples se demandent entre eux qui sera le plus grand, Jésus prie pour que ses apôtres reçoivent le bien le plus précieux. Ne nous berçons pas d’illusions. L’unité est un combat sinon le Christ n’aurait pas prié son Père avec autant d’insistance si l’unité était un acquis naturel. Pourtant l’épisode de Babel tendrai à nous convaincre que Dieu n’aime pas l’unité puisqu’il divise les hommes qui s’étaient unis pour construire la tour. Or la clef de compréhension, pour bien comprendre de quelle unité il s’agit, se situe dans cette parole de Jésus adressée à son Père : « Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous […] ». Notre unité se situe en Dieu. Elle n’est pas à gagner mais à recevoir. De quelle unité il s’agit ? Pour la comprendre il faut contempler Dieu lui-même puisqu’il s’agit d’être unis en Dieu. L’unité suppose que l’on soit plusieurs. Dieu a horreur de la solitude. En lui-même, vivent trois personnes inséparables et en même temps bien distinctes. Le Père n’est pas le Fils. L’Esprit n’est ni le Fils ni le Père. Chacun apporte sa différence pour enrichir l’autre. Ils sont différents et pourtant ils sont unis non pas par contrainte mais par amour. L’unité en Dieu est comme une source qui coule naturellement. Pas besoin pour les trois personnes de faire des efforts. Nous comprenons alors mieux pourquoi Dieu a disperser les hommes qui construisaient la tour de Babèle. Ce n’était plus de l’unité mais de l’uniformité. Une seule langue. Un seul but, construire une tour pour s’élever plus haut que Dieu. La différence n’avait plus le droit de citer. Dieu va offrir un nouveau souffle à ses enfants lors de la Pentecôte. Des hommes venant de différentes contrées vont se sentir rejoint par une même parole dite dans leur langue propre. Nous même nous avons notre propre langage pour exprimer nos sentiments. Tout le monde ne les exprime pas de la même manière. Et pourtant nous sommes porteur d’une même parole : celle de l’Evangile. C’est a chacun ensuite de la traduire dans sa propre langue selon son tempérament. Vivre l’unité n’est plus alors une question d’être pareil que le voisin. Il s’agit bien d’habiter ses propres différences pour enrichir la communauté. Il en va de même que pour un couple marié. Ils sont appelés à vivre unis et en même chacun reste bien ce qu’il est. Sans doute chacun se transforme au contact de l’être aimé. Sans doute s’enrichi-t-il de la différence de l’autre. L’unité n’est pas uniformité, elle est l’accueil des différences pour que le corps grandisse. Le plus grand défit est peut de s’unifier sois même. Aujourd’hui notre vie semble tellement parcellaire. Nous passons rapidement d’une activité à une autre. Nous sommes tiraillés par de multiples sollicitations et désirs. Nous sommes invités par Dieu à nous unifier, c'est-à-dire à mettre de la cohérence en nos vies pour qu’elle devienne un livre pour que ceux qui nous rencontrent puissent y lire l’empreinte de Dieu en notre vie. Dieu peut nous aider à passer du brouillon à une rédaction claire. Ne pensons pas faire l’unité autour de nous si en nous même elle n’est pas réalisée. Ne cessons pas de demander au Seigneur « Viens ». Il nous répondra « Je viens sans tarder ! Pour faire l’unité en toi ». Alors qu’attendons nous pour le recevoir ? Dieu nous a rassemblés ensemble pour que nous témoignions de lui. Nous ne nous sommes pas choisis et pourtant nos sommes invités à nous reconnaîtrent frères et sœurs d’un même Fils. Est-ce que j’ai conscience lorsque je pars pour célébrer l’eucharistie que je vais retrouver des frères et sœurs qui comme moi ont été appelés par le Père pour témoigner de lui ? Qu’est ce que j’apporte de ma différence à ce frère ou à cette sœur ? Qu’est ce que je reçois de neuf de ce frère ou de cette sœur ? L’unité c’est d’abord s’enrichir de la différence de l’autre et porter une même parole même si je ne parle pas la même langue. Humainement cette unité est impossible. Elle est un don à recevoir, à demander avec insistance dans la prière. Avec l’Epouse demandons à Dieu « Viens » et si nous avons soif d’unité approchons de la source et buvons gratuitement. Dieu veut nous désaltérer à l’unique source de son amour alors ensemble soyons joyeux car cette source ne peut pas tarir et elle est offerte à tout homme qui a soif.

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 23:57

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C’est le matin qui fait place à une longue nuit. Une nuit de solitude où l’on pleur l’être aimé. Une nuit où tout parait si sombre. Une nuit interminable. Comment trouver le sommeil lorsque la tristesse vous prend aux tripes ? Lorsque le désespoir vient vous rendre visite ? Les heures compte double. La lumière doit venir mais quand ? La nuit semble sans fin. Je ne tiens plus, il faut que j’y aille ! Que cela me coûte ! J’aimerai tellement me réveiller et me dire que ce fut un cauchemar ! Pourtant je me lève et prend le chemin vers le mort. Pourquoi revenir alors que tout est fini ? Qu’est ce qui peut bien me faire parcourir ce chemin que je crois sans issue ? Le jour n’est pas encore levé et pourtant je prends le chemin. Mes pas sont lourds ! Lourds  du deuil et du désespoir. Pourtant je pars, je quitte cette maison où je me sens trop à l’étroit…. Trop loin de toi Seigneur, toi qui était la lumière de ma vie. Mais que c’est il passait pour que tu disparaisses à mes yeux ? Comment vais-je continuer sans toi ? Quelque chose au fond de moi-même me dit que ce qui a été vécu ne peut pas s’engloutir bêtement dans un tombeau. Une dernière fois je veux venir à tes cotés moi qui suis restée jusqu’à ton dernier souffle, ton dernier râle. Pourtant tu m’as fendu le cœur en offrant ton pardon aux bourreaux qui te torturaient et tu as accueilli ce malfrat qui te suppliait de le sauver. A quoi bon ces paroles puisque la pierre te retiens ?

Qui peut s’imaginer la nuit que vient de passer Marie-Madeleine et les disciples ? Tout devait être sombre autour d’eux. Quel éblouissement ont-ils du ressentir à la vue de ce tombeau ouvert. La pierre n’a pu retenir le corps de celui qui portait en lui la vie. En lui toute vie a été sauvée. Aucune pierre de tombeau ne peut résister à son amour. Marie Madeleine ne comprend pas. Elle sait seulement qu’elle doit aller répandre la nouvelle. Le tombeau est ouvert ! Quelle folle espérance ! Elle court. Le pas devient incroyablement léger ! Quand on aime on se surpasse et elle cours, comme jamais, prévenir ceux qui étaient au plus près du maître. Comme au temps du premier appel, Pierre et l’autre disciple se mettent en route et lâchent tout. L’autre n’ose pas entrer dans le sanctuaire qui a accueilli la dépouille de son Seigneur. Il attend Pierre pour qu’il soit le premier à entrer. Et que voient-ils ? Les liens qui retenaient Jésus captif de la mort sont définitivement rangés dans le tombeau comme une pièce de musée soigneusement pliée. Ils n’en ressortiront plus. Désormais la mort ne sera plus une camisole mais un passage. Mystère du Samedi Saint où le maître de la vie accepte de descendre au plus profond des abîmes de la mort pour en délivrer tous ceux qui en étaient captifs. Telle est l’espérance qui jailli du tombeau ouvert le matin de Paque. Cette espérance n’est pas légère. Elle comporte en elle la passion du Christ. Le chrétien n’est pas le ravi de la crèche. Il sait d’où vient sa joie et qu’elle sort du tombeau d’un crucifié qui gardera les traces du supplice en sa chair. Notre espérance n’est pas une naïveté qui nous ferait croire que tout est beau et jolie. Non, notre espérance nous invite a élevé le regard quand la vie nous attire vers le sol. C’est l’invitation de Saint Paul « Recherchez donc les réalité d’en haut : c’est là qu’est le Christ assis à la droit de Dieu ». Le Christ n’est plus dans le tombeau alors cherchons le où il est, c'est-à-dire dans la vie puisqu’il est assis auprès du Père. Accueillir la joie et l’espérance de Paque c’est permettre à la victoire de la vie sur la mort d’opérer en chacune de nos vies. A chaque fois que je favorise la vie en moi le mystère de paque agit en moi. Combien de petites résurrections vivons nous au cour d’une vie ? Sans doute ne le mesurons nous pas assez. Chaque fois que je redonne un sourire à quelqu’un qui souffre, chaque fois que je préfère me tourner vers les autres que de me refermer sur moi-même. Ne faisons pas de notre vie un tombeau. Laissons l’amour du Christ ouvrir toutes les pierres qui nous empêchent d’être pleinement des hommes et des femmes de relations. Lorsque notre regard s’oriente vers le sol et qu’il fait nuit souvenons nous qu’il y a une lumière qui brille même si les nuages sont épais. Cette lumière  nous l’avons reçu au baptême, ne la laissons pas mourir mais laissons là briller en nous. Peut être allumerons nous une lumière chez ceux qui en on besoin. Le tombeau est vide alors ne nous y attardons pas et reprenons notre route avec des forces nouvelles. Soyons dans la joie d’accueillir une telle nouvelle et ne la gardons pas pour nous. Le Christ est ressuscité Alléluia, il est vraiment ressuscité Alléluia »

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 19:26

Nous entrons dans la troisième semaine de notre Carême. Nous avons accompagné Jésus dans le désert puis sur la montagne pour entendre notre Père nous dire « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez le ». J’espère que durant la semaine vous vous êtes évertuez à écouter ce fils et à prendre du temps avec lui. Aujourd’hui nous retrouvons Jésus avec des personnes qui viennent lui rapporter un épisode violent. Jésus nous semble bien dur. On aimerai bien enlever cet extrait de l’Evangile et pourtant il est bien présent dans cet Evangile selon Saint Luc, qualifié par beaucoup d’exégètes comme l’Evangile de la Miséricorde. Luc qui met en avant la miséricorde de Dieu dans son récit inclus aussi des passages qui semblent dire le contraire. Se serait se méprendre sur le but de l’évangéliste. Il nous faut alors regarder de plus prêt où se situe cet épisode évangélique. Il est inséré dans l’ensemble d’un discours de Jésus. Jésus a du faire face à l’hostilité des pharisiens. Avant l’extrait que nous venons d’entendre, Jésus tient un discours qui nous oriente vers les fins dernières. Il invite notamment à la vigilance. C’est dans ce contexte que Jésus invite chacun à se convertir en du Salut. Jésus au passage rétabli la vérité : ceux qui sont mort de mort violente ne sont pas mort à cause de leur péchés ou de leur pères. Dieu ne fait périr, il accueille le souffrant et le console. Jésus pointe ici la fermeture du cœur ce ceux qui l’écoute et qui rejettent sa parole. Jésus les invite à se convertir, à ouvrir leurs cœurs et à oser croire que sa Parole peut les sauver. Souvenons-nous du Mercredi des Cendres lorsque le prêtre nous a dit « convertissez vous et croyez à l’Evangile ». Le carême ne consiste pas seulement à manger du poisson le vendredi ou à se priver de chocolat. Il s’agit d’abord et avant tout d’adhérer toujours plus profondément à l’amour du Seigneur et de se laisser transformer par lui. Le Carême est avant tout un chemin de vie. Car la vie s’accrois quand on cesse de s’accrocher à sa petite vie bien réglée et quand on accueille de la nouveauté. La parole de Dieu nous rappelle une vérité fondamentale. Nous sommes tous pécheurs mais des pécheurs appelés à être sauvés. Mesurons nous à quel point Dieu nous aime ? Malgré notre péché, notre refus d’aimer, il nous ouvre ses bras. Si nous tombons il nous tend la main pour nous relever. Pour aimer pleinement il faut faire cette expérience : se laisser aimer et relever par Dieu alors que nous sommes empêtrés dans notre péché ou notre souffrance. Nous ne sommes jamais trop bas pour Dieu. Si j’ai déchiré la robe de mon baptême, le Père me reconnaîtra et me vêtira d’un nouveau vêtement. C’est le sens du sacrement du pardon. Allons nous nous priver d’une telle grâce ? Allons nous refuser au Père de nous dire combien il nous aime ? Je vous invite à accueillir ces questions pour vous pour cette semaine. Dimanche prochain, chacun pourra venir en l’église d’Equeurdreville pour laisser le père lui redire « Je t’aimes mon enfant, je sais par quel chemin tu es passé, je sais par quels ravins tu a failli tombé, que je suis heureux de te retrouver et de t’offrir à nouveau tout mon amour ». La conversion n’est rien d’autre que de laisser Dieu me vêtir de son amour et d’offrir cet amour reçu. Laissons les paroles du psaume résonner dans notre cœur : « Le Seigneur est tendresse et pitié, lent et à la colère et plein d’amour. Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint. »

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 10:39

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Chaque dimanche nous montons sur la montagne pour y vivre une rencontre. Chaque dimanche nous entendons le Père nous dire « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez-le. » Dans le Nouveau Testament c’est le seul ordre que nous avons reçu du Père. Il s’agit de l’écoute. Savoir écouter est bien l’enjeu des chrétiens aujourd’hui. Seigneur quel est ta volonté ? « Parle Seigneur ton Serviteur écoute ». Telle devrai être notre attitude. Une attitude d’écoute… Prendre le temps de s’asseoir, d’ouvrir la bible et de laisser ses mots rejoindrent notre cœur disponible. La vie chrétienne est une lente maturation. Elle a besoin d’être nourri par une Parole qui ne s’use jamais. Aujourd’hui l’activisme nous menace. Il y a tant de choses à faire. Tant d’urgences. A force de vouloir être partout, on n’est nulle part. Comment alors fixer les priorités ? L’Evangile nous donne des repères. Le petit, le pauvre est toujours prioritaire. « Ecoutez-le ». Ecouter le Christ c’est aussi écouter ses frères. Or pour les écouter, il faut les rencontrer ! Nous pouvons nous demander ce soir si nous prenons du temps pour nous arrêter et passer un moment avec nos amis, gratuitement. Peut être que de ces rencontres gratuites nous y verrons quelque chose de Dieu. Le carême pourrait être l’occasion d’aller visiter un tel ou un tel pour passer un moment gratuit avec lui. Nous le savons bien, l’une des plus grandes souffrances de notre époque est la solitude alors que nous disposons de nombreux moyens de communication. Pour un chrétien, rencontrer n’est pas seulement un devoir. C’est un trésor qui nous enrichi. Les personnes qui visitent les malades, les personnes isolées ou les personnes en deuil le savent bien. L’homme n’est pas fait pour vivre seul, pour s’écouter lui-même. Il est fait pour la relation. Ne faisons pas de notre vie une fuite permanente mais osons gaspiller du temps avec les autres. Dans ce domaine plus on dépense plus on s’enrichi ! J’ai à l’esprit cette personne, Alice,  que je rencontrai régulièrement lorsque j’étais séminariste. Elle ne quittait guerre son lit et pourtant elle m’offrait toujours son sourire et sa paix. On pourrait se dire que c’est dérisoire que de vivre ce type de rencontres. Et pourtant à ses cotés je faisais le plein d’énergie. Je ne sais pas ce que je pouvais lui apportait mais sa présence me confortait sur le chemin de l’appel. A travers elle j’accueillais une Parole de Dieu qui me disait d’avancer sans crainte sur le chemin qu’il me proposait. Il en va de même pour chacun d’entre vous. Je suis sur que vous avez été marqués par une rencontre qui a bousculé en vous quelque chose, qui vous a aidé à avancer. Gardez la précieusement en mémoire. Elle est une force pour le chemin. Ces rencontres sont pour nous des transfigurations. Nous les gardons secrète comme les disciples qui redescendent de la Montagne. Si nous sommes chrétiens aujourd’hui c’est parce que nous avons vécus de telles rencontres. Nous même nous pouvons aussi être ces passeurs de Dieu auprès de ceux qui viennent à nous. C’est grâce à ces rencontres que nous pouvons vivre l’invitation de Saint Paul : « Tenez bon dans le Seigneur mes bien aimés ». Tenir bon car le chemin est encore long jusqu’au jour où nous verrons Dieu face à face tel qu’il sans l’ombre d’un nuage. Cette attente de voir Dieu ne nous fait pas vivre dans le ciel mais bien sur cette terre où je suis porteur d’une promesse comme Abraham. Car être un des fils d’Abraham c’est bien être messager d’une promesse de vie qui guide ma vie et mes actes. Etre porteur d’une promesse oblige à faire confiance en celui qui l’a émise. Nous sommes donc entraînés à la suite du Christ sur un chemin de confiance. Que ce chemin nous donne des ailes pour aimer et oser des rencontres ! Seigneur, ce soir je veux te redire « Le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie devant qui tremblerais-je »

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 14:07

Nous voici dans le désert. Jésus pour 40 jours, Moïse pour 40 ans. Moïse doit conduire un peuple parfois rebelle jusqu’en terre promise et lui apprendre la liberté. Jésus avant d’être le pasteur d’un Peuple, quitte son village pour se retirer dans le désert. Pour Moïse et le Peuple le désert est une étape essentielle pour que la promesse se réalise. Pour Jésus le désert est ce creusé où il va combattre pour tenir dans la fidélité à son Père. Nous même nous sommes entraînés dans un désert durant le carême. Nous y sommes partis habités par cette parole « convertissez vous et croyez à l’Evangile ».  Dieu livre à Moïse une des clefs pour que le peuple ne retombe pas dans l’esclavage. Il s’agit de la mémoire. Savoir d’où je viens pour encore mieux marcher vers l’avenir. Nous le savons bien. Une personne qui ne connaît pas ses origines aura beaucoup de mal à se construire. « Mon père était un araméen vagabond ». L’ancêtre du peuple est un vagabond et c’est à lui que le Dieu 3 fois saint va se révéler. Dieu n’a pas choisi un roi mais un chef de clan, d’un petit clan. Dieu choisi toujours ce qui est petit et à travers lui il montre sa miséricorde qui n’a pas de limites. Comment sommes nous croyants ? Qui nous as transmis la foi pour que nous soyons ici ce matin ? Peut être pourrions nous revisiter notre histoire de foi.

Moïse va plus loin. Il invite chacun à faire mémoire de ce que Dieu a fait pour le Peuple. « Les Egyptiens nous ont maltraités, et réduits à la pauvreté ; ils nous ont imposé un dur esclavage. Nous avons crié vers le Seigneur, le Dieu de nos pères. Il a entendu notre voix, il a vu que nous étions pauvres, malheureux, opprimés. Le Seigneur nous a fait sortir d’Egypte par la force de sa main et la vigueur de son bras, par des actions terrifiantes, des signes et des prodiges. Il nous a conduits dans ce lieu et nous a donné ce pays, un pays ruisselant de lait et de miel. » Faire mémoire pour le croyant juif c’est rendre présent, actuel. Dieu continue à libérer son peuple, à vouloir que chacun soit un individu libre. Ce que Dieu a fait pour le Peuple en Egypte il le réalise en chacun de nous. Depuis que nous sommes baptisé nous avons été libérés pour être libres d’aimer toujours d’avantage comme Dieu nous aime. Ce qu’il a réalisé le jour de notre baptême continue à se réaliser encore aujourd’hui. Nous n’en avons pas toujours conscience. Faire mémoire, c’est ce que nous faisons à chaque eucharistie. Nous rappelons ce que Dieu a fait pour nous non pas comme un vague souvenir qu’il faudrait entretenir, tels des anciens combattants, mais bien comme un évènement qui se réalise aujourd’hui pour moi. Ne soyons pas des conservateurs de musée mais des témoins heureux d’annoncer que Dieu est bien à l’œuvre en nos vies et dans le monde. C’est ce à quoi Saint Paul nous invite ce matin. « Donc, si tu affirmes de ta bouche que Jésus est Seigneur, si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé. » Ne pas être un conservateur de musée mais un témoin. Cela veut dire que l’Evangile pour nous n’est pas un simple livre précieux. Que l’évangile agit dans notre vie. Peut être que chacun pourrai à la fin da la messe partager un aspect de l’évangile qui le fait vivre. Avoir foi ce n’est pas simplement observer un rite, des commandement mais c’est d’abord vivre une relation avec quelqu’un. Ce quelqu’un s’appelle le Christ. Le Christ est il pour moi cette vieille tante que je ne vais quasiment jamais voir ou bien ce meilleur ami avec qui je partage tout, avec qui j’entretien une confiance inébranlable ? Quand j’ai un ami j’essaye de toujours mieux le connaître.

Il en va de même pour notre foi. Est-ce que je prends du temps pour l’approfondir pour essayer d’avoir des réponses à mes questions ? Parfois je suis surpris du décalage entre le niveau d’étude de certaines personnes et leur niveau de connaissance de leur foi. Il ne s’agit pas ici d’encourager l’intellectualisme mais l’intelligence de la foi. Je ne peux pas affirmer de ma bouche que Jésus est Seigneur si je ne le connais pas. Si je veux être un être de dialogue il me faut accepter de prendre un peu de temps pour mieux connaître Dieu. A Cherbourg nous avons la chance d’avoir une bonne librairie catholique. Alors pourquoi ne pas franchir la porte pour se procurer une lecture qui m’aidera à approfondir ma foi ? Et si c’était cela mon effort de carême. Mieux te connaître Seigneur. Si j’économisé un peu pour m’offrir un bon livre. N’hésitez pas à entrer dans cette librairie, l’accueil y est chaleureux et le conseil toujours au rendez-vous. Peut être que je ne me sens pas d’attaque de me plonger tout seul dans une lecture alors constituons un groupe. Notre foi n’est pas statique. Elle évolue selon notre age, les événements de notre vie.

Alors qu’attendons nous pour la faire grandir pour pouvoir en vivre toujours d’avantage. Du coté de Dieu tout est fait, c’est à nous de travailler pour que notre foi mûrisse, grandisse en nous et porte du fruit. Alors soyons heureux de voir devant nous un chemin qui s’ouvre et demandons au Seigneur de toujours considéré notre foi comme un don qui a besoin d’être entretenue comme un beau jardin où il est agréable de passer du temps lorsque le printemps reviens. Alors n’ayons pas peur de bouturer et nous aurons un splendide jardin la nuit de Paque.

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