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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 21:01

L’Evangile nous donne de rencontrer un homme qui normalement à tout pour être heureux. Il a la richesse. Il obéit à la Loi depuis son plus jeune âge. Vous remarquerez que Jésus commence à l’aimer lorsque cet homme lui dit qu’il observe les commandements depuis sa jeunesse. Jésus est heureux car cet homme est sur un bon chemin. Un chemin balisé. Seulement voilà, l’homme a oublié de regarder autour de lui pour découvrir d’autres richesses. Car le chemin de Dieu est semblable à un sentier de grande randonnée. Lorsque l’on marche, on pourrait être tenter d’être rivés sur les traces du balisage de peur de se perdre. On se prive alors de magnifiques paysages qui sont offert au regard. Pour la fois, nous pourrions nous rassurer en ayant le catéchisme de l’Eglise Catholique à portée de main et se dire : je suis dans les clous donc tout va bien. Etre sur les clous n’empêche pas l’accident.

 

L’homme riche, est peut être passer à coter de la plus grande richesse que Dieu veut nous offrir : la liberté. Non pas celle de livrer notre vie à tous nos désirs mais celle qui oriente notre vie vers Dieu qui est l’origine de toute vie et de tout amour. Pour cet homme tout s’effondre en quelques instants. Alors qu’il devrait être heureux il devient le plus malheureux des hommes. Il découvre qu’avec Dieu on ne peut rien acheter. Nous sommes dans la gratuité absolue. Prenons garde de juger trop vite cet homme. Ne nous arrivent il pas parfois de nous dirent « pour tout ce que je fais pour l’Eglise et le Seigneur » il peut bien m’accorder ceci… J’ai rendu tel service et personne ne m’a remercié, c’est bien la peine d’avoir pris du temps. Je ne voudrais pas faire ici l’apologie de l’ingratitude mais bien l’apologie de l’Amour gratuit de Dieu qui se donne sans rien attendre en retour. C’est en cela que Jésus dit « Seul Dieu est bon ». Une bonté radicale qui n’attend aucune contrepartie quand elle donne. Puisque nous sommes créés à son image nous avons peut aussi à grandir dans cette gratuité. Accepter que l’autre puisse me décevoir, ou qu’il ne me rende pas la pareille.

 

Nous constatons que le mode opératoire, par exélence, de Dieu c’est le don. Rien n’appartient au Fils. Il reçoit tout du Père qui ne retient rien mais donne tout au Fils par l’Esprit saint. Ainsi l’auteur de l’Epitre aux Hébreux nous rappelle que le premier Don qui nous est accordé : c’est la Parole, le Verbe de Dieu qui s’est fait homme. Chaque dimanche nous l’entendons. Nous transforme t’elle ? Nous pouvons nous demander dans quelle mesure elle a une place dans chacune de nos vies. J’espère que vous avez fait cette expérience d’être bousculé par la parole. Cette parole qui est « vivante, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ». Je vous avoue que cette parole ne me bouscule pas tous les jours. Par contre Je garde précieusement les quelques versets de la bible qui m’ont permis de faire un pas de plus à la suite du Christ. Peut être que cette semaine pourrait être l’occasion de se demander s’il n’y a pas plusieurs passage de la bible qui m’on marqués et peut être transformer. Si nous n’avons jamais prie le temps d’accueillir comme un don la Parole de Dieu, il n’est jamais trop tard.

Nous pouvons alors faire notre la prière du psalmiste « Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ? Ravise-toi par égard pour tes serviteurs. Rassasie-nous de ton amour au matin, que nous passions nos jours dans la joie et les chants ». Même si nous n’avons rien ou si nous nous sentons riches n’hésitons pas à aller à la rencontre de Celui qui veux nous révélé la bonté inépuisable d’un Père pour ses enfants. Chez lui tout est gratuit alors profitons en !

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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 00:03

Après le rejet qu’il a subi, dimanche dernier, Jésus ne se décourage pas. Il continue à annoncer, envers et contre tout, l’heureuse nouvelle de son Père. Mais quel est donc ce « carburant » qui fait avancer Jésus malgré les vents contraires ? Nous-mêmes, parfois, nous serions tentés par le découragement. Tant d’efforts déployés pour un résultat qui nous semble parfois bien maigre ! C’est précisément dans ces moments que notre pire ennemi s’engouffre et nous susurre à l’oreille : « à quoi bon… ». Comment chasser cette tentation d’abandonner ? Il n’y a qu’une réponse qui vaille. Il s’agit de regarder le Christ dans l’Evangile. Or que fait-il ici ? Il s’entoure de disciples. Il renonce à vivre seul sa mission. Au pire moment de sa vie il quémandera un peu de chaleur humaine auprès de ses disciples. Il s’entoure de disciples parce qu’il ne veut pas s’approprier sa mission. Aujourd’hui, il les envoie annoncer, sans lui, la Bonne Nouvelle. Par cet acte de confiance inouïe (on est toujours mieux servi par soi-même), il affirme sa confiance en l’Esprit Saint que son Père offre à tout ceux qu’il appelle à l’annoncer. Jésus n’est pas propriétaire de sa mission. L’un de ses grands bonheurs c’est de permettre à des frères d’être envoyés et de vivre cette mission de l’annonce du règne de Dieu. Ne pas être propriétaires peut nous aider à ne pas nous décourager puisque ce n’est pas notre propre entreprise mais celle de l’Esprit. Nous ne pouvons jamais mesurer ce que produit notre témoignage. Il s’agit pour nous de donner ce que nous avons reçu. Nous ne sommes pas chargés de la réponse de ceux que nous rencontrons. Chaque soir nous devrions vivre un Gethsémani. Nous retrouver seuls avec le Père et lui redire avec Jésus cette prière indépassable « Père, non pas ma volonté mais la tienne ». Ainsi nous éviterons toute culpabilité face à l’échec. Nous ne sommes pas les initiateurs de la mission. Elle nous est donnée par le Père en nous offrant son Esprit que son Fils nous a livré sur la Croix. Peut-être entendrons nous cette même parole que les apôtres, « épuisés de tristesse » , entendirent « Levez-vous, allons-y !» . Se mettre en route ! Oui mais avec quels moyens ? Les disciples dans l’Evangile devaient bien se sentir démunis. Amos, un bouvier, est appelé alors qu’il est derrière son troupeau. Paul, ce persécuteur de chrétiens, qui devient le plus zélé des évangélisateurs… Nous ne sommes jamais humainement à la hauteur de la mission qui nous est confiée. Cela ne doit pas nous affoler. Dieu nous rend capable de lui répondre oui, si nous acceptons que ce soit l’Esprit Saint qui nous guide. Nous voyons au passage que la confirmation n’est pas une option pour la vie chrétienne. Dès lors, nous n’avons pas à nous enorgueillir ou à nous laisser aller aux « jérémiades » puisque ce n’est pas nous qui sommes les responsables de notre mission. Pour autant nous ne sommes pas déresponsabilisés. Nous avons de notre côté à offrir notre charisme, c'est-à-dire les dons que l’Esprit Saint a déposés en nous. Ce charisme fait grandir l’Eglise et celui qui le met en œuvre. Tout confirmé a un charisme à offrir à l’Eglise. Il ne s’agit pas de l’offrir seulement dans un engagement directement lié à un service d’Eglise mais bien dans cette mission quotidienne de porter le Christ là où nous vivons et travaillons. C’est à chacun, avec ce qu’il a reçu de l’Esprit Saint, de découvrir comment il peut offrir le Christ à ses frères. Comme Paul, nous découvrirons peut-être qu’«elle est inépuisable la grâce par laquelle Dieu nous a remplie de Sagesse et d’intelligence en dévoilant le mystère de sa volonté ». Cette volonté Jésus nous l’a révélée : « la volonté de mon Père, c'est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. ». Alors ne nous lassons pas de faire la volonté du Père qui est de reconnaître son Fils comme notre Sauveur. Il n’y a pas d’autres lieux que l’eucharistie pour le découvrir. A chaque messe Dieu nous dit : c’est pour toi que je suis allé jusqu’à la croix. Comme le psalmiste nous pouvons dire pour nous même ce verset : « Ecoute : que dira le Seigneur Dieu ? ». Et bien regardons le Christ en croix nous répondre : regarde : c’est pour toi que mon amour va jusque là.
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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 23:32


« Jésus est parti pour son pays ». Il revient sur la terre de ses ancêtres. Pourquoi décider de revenir au point de départ ? Peut-être parce que Jésus est un homme, pleinement homme. Or un homme a besoin de racines. Sans connaître son passé, un individu a du mal à se tourner vers l’avenir. Certains fuient ce passé trop douloureux et pourtant il vous hante. Jésus retourne vers ceux avec qui il a grandit, avec qui il a joué, avec qui il a travaillé. Pour lui, ces trente années n’ont pas été une parenthèse dans sa vie. Elles sont des fondations. Jésus n’a pas escamoté la condition humaine. Il a du passer par une lente maturation pour enfin quitter la maison des parents et parcourir les routes de la Palestine pour annoncer son Père. Nous pouvons nous-mêmes nous réinterroger sur ce que nous avons reçu de nos parents, de nos éducateurs. Ils ont construit des fondations pour qu’à notre tour, nous en construisions pour la génération suivante. Je vous avoue que je suis toujours ému lorsque je célèbre un mariage. Je vois avancer vers l’autel un homme et une femme avec toute la densité de leur histoire. Que de chemin parcouru depuis leur naissance ! On sent beaucoup de gravité et de joie chez cet homme et cette femme qui ont décidé de continuer à construire leur vie ensemble. C’est précisément par ce qu’ils ont ces fondations qu’ils peuvent dire ce oui qui n’est pas léger. C’est alors qu’ils pourront vérifier si les fondations sont suffisamment solides pour pouvoir vivre ensemble jusqu’au bout. Dès lors on comprend peut-être mieux la profonde tristesse de Jésus. Il aurait tellement aimé que les siens puissent accueillir la bonne nouvelle qu’il porte en lui. Je pense qu’à une moindre mesure nous l’expérimentons avec notre entourage. Nous aimerions parfois que certaines de nos valeurs puissent animer nos enfants, nos amis. Et puis c’est l’échec apparent. Ce que nous avons essayé de leur donner est refusé. Il en va de même pour notre foi. Combien de souffrances chez les parents qui ont essayé de transmettre de leur mieux cette foi qui les a charpentés et qui constate le rejet apparent de leurs enfants ? Jésus n’a pas fait l’économie du rejet. Jusqu’au bout, sur la Croix les clous seront l’ultime manifestation du refus de la Parole d’un Père qui n’a d’autre chose à nous dire : « Celui-ci est mon fils bien aimé ».

Nous touchons ici le mystère de la liberté humaine. Dieu ne s’impose jamais. Il n’est pas une évidence scientifique que l’on ne peut raisonnablement refuser. Dieu n’est pas prouvable par A plus B. C’est parce qu’Il n’est pas prouvable scientifiquement que nous sommes libres de l’accueillir ou de lui fermer la porte. Croire en Dieu demande un acte de foi. Sans la foi, la confiance, Dieu ne peut rien car il ne force jamais la porte. Vous allez me dire que dans ces conditions c’est mission impossible pour les prophètes. Je vous rappelle au passage que depuis notre confirmation nous sommes les témoins privilégiés de l’Evangile et que nous avons à rendre compte de notre foi. Or comment s’acquitter de cette mission ? La première lecture nous donne une piste. « L’Esprit vint sur moi, il me fit mettre debout, et j’entendis le Seigneur qui me parler ainsi : « Fils d’homme, je t’envoie vers les fils d’Israël » ». Ce qui est le fondement pour témoigner de sa foi c’est d’avoir reçu l’Esprit Saint à la confirmation. Il faut être habité par Dieu lui-même. Et que fait cet Esprit : il nous envoie vers les hommes et les femmes de notre temps. Nous avons à les rencontrer, à les connaître. Je connais certaines personnes qui sont de vrais repères dans leur quartier, dans leur immeuble, auprès de leurs voisins. Annoncer l’Evangile ce n’est pas seulement brandir un haut parleur et scander « Dieu vous aime ». Annoncer l’Evangile c’est d’abord croire que l’Esprit est à l’œuvre et que c’est lui qui a toujours l’initiative. Alors mettons-nous à son écoute et demandons-lui de nous renouveler et de nous éclairer. Osons la rencontre et prenons le temps d’écouter ceux que nous rencontrons. Nous ne sommes pas les maîtres alors laissons-nous conduire par cet Esprit. Nous n’avons pas fini d’être surpris… Surtout gardons toujours un regard bienveillant pour les personnes que nous rencontrons. Rassurez-vous, on ne se sent jamais à la hauteur de la tache ! Paul lui-même doit l’admettre. « J’ai dans ma chaire une écharde ». Cette écharde dont nous parle Paul a attisé la curiosité de nombreux exégètes. Elle reste bien mystérieuse. Elle est en quelque sorte une dimension de la vie de Paul qui ne lui permet pas d’être en cohérence complète avec le message ou bien une limite… Nous avons tous des échardes. Alors comme Paul accueillons cette parole « Ta grâce me suffit : ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse ». Malgré nos limites et nos fragilités, n’ayons pas peur d’annoncer ce Dieu qui ne se lasse jamais d’aller à la rencontre de ses enfants.

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 20:11

Alors que nous avons étés comme éblouis par la lumière de Pâque que nous avons célébré dans la nuit nous assistons au départ du Christ. Désormais Jésus ne sera plus physiquement présent avec ceux qui l’ont aimé. Le Christ ne sera plus visible au regard de ses disciples. Peut on imaginer ce qu’ils ont pu vivre dans ce moment ? Seuls ceux qui ont perdu un être cher peuvent peut être comprendre ce que représente une telle perte dans l’existence quand il faut dire à Dieu, voir pour la dernière foi un visage que l’on a pourtant vu des milliers de fois. Pour avoir assisté à une mise en bière j’ai découvert ce que peut représenter de ne plus pouvoir voire ce visage tant aimé et les larmes qu’il provoque chez ceux qui doivent continuer le chemin… Pourtant une parole a été semée. Une promesse est offerte par Celui qui part rejoindre son Père. Elle plonge les disciples dans l’attente. Les disciples vont connaître une redoutable épreuve pour leur foi balbutiante. C’est celle de demeurer fidèles malgré l’absence apparente de Celui en qui ils ont mis leur confiance. Ils devront résister à la tentation de succomber au découragement, à la crainte et à l’abandon. Plutôt que de se lamenter ils vont se rassembler pour prier. Les portes sont verrouillées, on a peur mais on tient. Cette attente a dû leur paraître interminable. Qu’est ce qui a pu faire tenir malgré tout ces hommes et ces femmes qui veulent rester fidèles ? Rester ensemble et prier pour accueillir un don. On peut se poser la même question pour des saints comme Thérésa de Calcuta ? Elle qui ira jusqu’à dire « je n’ai pas la foi » alors que c’est précisément dans cette nuit qu’elle va vivre une foi dépouillée de ce qu’elle peut avoir de sensible pour ne s’attacher qu’à Dieu au-delà de ce qu’il peut me donner. La foi devient alors vraiment l’œuvre de la grâce de Dieu. Comment a-t-elle pu tenir pendant tant d’années ? Sans doute dans sa fidélité à des rendez vous d’amour qu’elle avait malgré tout maintenu et honorés. Jamais elle n’en ratera un de son fait. Sans doute aussi en appartenant à une communauté qui lui évita l’isolement. Mais surtout en étant fidèle au service de ses frères les plus pauvres, qui n’ont plus rien à offrir sinon leur mort. Pour Sœur Térésa, la foi n’était plus une belle idée mais elle était vécue, malgrès la nuit, dans le concret de la rencontre. Si les saints ont utilisé ces « armes » pour tenir dans l’épreuve c’est pour que nous aussi nous puissions les utiliser. Je récapitule : la prière, l’appartenance à une communauté et le service rendu au frère.

C’est ce qu’expérimentera la communauté chrétienne naissante. Aujourd’hui nous avons as redécouvrir et à vivre peut être plus intensément ces piliers si nous voulons aller jusqu’au bout du chemin qui nous est proposé. Je ne peux oublier cette photo où nous voyons Sr Thérésa prendre par la main le pape Jean-Paul II pour le guider et le conduire dans le mouroir. Un religieuse qui vit au plus prêt des mourants et des exclus qui guide le Pasteur de l’Eglise universel, quel symbole !

C’est dans cette nuit de la foi que les disciples vont recevoir l’Esprit Saint qui va les faire sortire de leur enfermement. Sans cet Esprit, ils seraient sans doute restés emmurés dans la crainte d’être arrêtés et mis à morts. Désormais ils sont assurés d’une présence qui ne peut plus les quitter puisqu’elle habite en eux. Le Christ a vécu qu’il a toujours vécu : l’effacement pour que se soit son Père qui prenne toute la place dans le cœur des hommes.

Nous même nous avons à laisser toute la place à l’Esprit Saint pour que le Père puisse agir à travers nous. Souvenons nous que depuis notre confirmation cet Esprit habite pleinement en nous. « Vous aller recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la Terre ». Demandons à cet Esprit que nous avons reçu à la confirmation de chasser en nous toute peur car le Père a établi son fils au dessus de toute domination comme nous le rappelle Saint Paul ce matin. Alors entrons dans cette attente qu’inaugure la fête de l’Ascension et comme les disciples soyons fidèle au rendez vous de la prière et reprenons les mots de Paul « Frère que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père dans sa gloire, vous donne un esprit de sagesse pour le découvrir et le connaître vraiment. Qu’il ouvre votre cœur à sa lumière, pour vous faire comprendre l’espérance que donne son appel… »

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 19:56


En lisant la bible, je me dis que Dieu est vraiment polyvalent. Il peut être aussi bien berger comme dimanche dernier, vigneron aujourd’hui, chrirurgien-anesthésiste-réanimateur (lorsqu’il endort Adam pour lui prélever une côte) ou bien encore potier dans le livre de la Genèse. Quoi de plus humaines que ces activités ? Elles sont pourtant attribuées à Dieu dans la bible. Ces métiers conférés à Dieu par les auteurs bibliques nous redisent combien Il veut prendre soins de l’homme. Aujourd’hui, c’est le Christ qui emploi l’image du vigneron pour parler de son Père. Si le Christ se dit être la vigne alors il se remet lui-même entre les mains de son Père pour qu’il prenne soin de lui. Personnellement je suis toujours impressionner de la précision que le vigneron doit déployer pour que sa vigne donne tout le fruit qu’il peut en espérer. Il doit observer quasi-quotidiennement son vignoble pour entrevoir la qualité du raisin à venir. Il est aussi dans l’angoisse d’un coup de gel malvenu ou d’une trop grosse chaleur. Tant d’aléas peuvent s’abattre sur sa vigne ! Et pourtant, il sait que sa vigne est solidement enracinée dans une terre qui ne craint pas l’inondation ou la sécheresse. Les sarments peuvent alors pousser sans craindre de dessécher. Désormais le soleil et la pluie pourront s’allier pour que la vigne donne tout son fruit. Les sarments reçoivent alors cette nourriture qui ne manque plus.

C’est ce soleil qui a ébloui Paul et qui continue d’éblouir tant d’hommes et de femmes aujourd’hui. Mais Paul a du apprendre à vivre avec ce soleil qui réchauffe et qui donne de la clarté. Il a du accepter, lui Paul, une des deux colonnes de l’Eglise, de se laisser guider dans ces premier pas sous ce soleil. Barnabé lui a appris comment se tenir sous les rayons sans se brûler et comment accueillir la pluie qui rafraîchi et fait tant de bien quand on a chaud. Il en va de même pour nous. Etre chrétien suppose un lent mûrissement. Accepter que d’autres nous guident, nous apprennent patiemment à laisser monter en nous cette sève que la vigne veut nous offrir.

Nous voudrions parfois nous séparer de cette vigne quand nous avons du mal à entendre certaines de ses paroles, lorsque nous voyons certains comportements qui nous choque. Et pourtant, si nous quittons cette vigne nous ne recevrons plus la sève et nous nous dessécherons. L’Evangile d’aujourd’hui nous invite à regarder en face notre vie en Eglise. Ne nous voilons pas la face. Parfois on peut s’y sentir mal à l’aise lorsque nous ouvrons notre poste de radio, le journal ou internet. Nous sommes parfois bien perplexes… Nous avons envie de quitter sur la pointe des pieds cette institution qui nous semble soudain bien vieillotte et dépassée. On découvre la face gris noire de l’Eglise et on est tenté de se lamenter. Lorsque Saint-Jean écrit son évangile, il assiste au départ de frères qui quittent la communauté. Il est comme blesser et veut redire avec force son attachement au Christ. « Demeurez en moi comme moi en vous ». Or personne ne peut demeurer dans le Christ s’il ne demeure en son corps qui est l’Eglise. Bien sur on peut lui trouver beaucoup de défauts comme on peut en trouver à ses amis ou à ses parents. Mais au fond, avant d’être une institution, l’Eglise est d’abord un mystère. Ce mystère nous en sommes les membres. Nous pouvons y puiser la sève et grandir ou bien refuser cette sève et se couper du corps. La foi chrétienne n’est pas une vie à l’eau de rose, elle est une adhésion profonde à une personne qui peut donner sens à nos vies. Bien souvent nous voudrions une Eglise qui ressemble à nos rêves. Cette Eglise n’existe pas et n’existera jamais. Elle est d’abord et fondamentalement l’œuvre de Dieu et non la notre. Alors laisserons nous agir à travers nous Celui qui nous a réuni pour former son Eglise ? Le livre des Actes nous rapporte que l’Eglise dans ses premiers temps se construisait, avançait et se multipliait avec l’assistance de l’Esprit Saint. Alors faisons un peu de place à l’Esprit saint et sortons de nos routines, de nos vues étroites. Parfois nous pourrions courir le risque d’être des petits vieux qui ne supporte pas le changement alors que précisément l’Esprit saint est un spécialiste de l’inattendue. Dans quelques jours nous fêterons la Pentecôte. Cette fête n’est pas seulement une commémoration comme le 8 mai. Elle est d’abord pour nous l’occasion de nous rappeler que nous sommes confirmés et que l’Esprit doit prendre sa place dans nos vies.

Et si les jours qui nous séparent de cette grande fête nous offraient la possibilité de nous interroger sur notre vie avec l’Esprit Saint et comment il nous fait avancer dans notre vie de disciple du Christ ? Nous pouvons aussi nous demander comment nous avons tenu jusqu’ici  et que nous sommes toujours fidèle au rendez vous du sang versé et du pain rompu malgré toutes ces bourrasques et ces tempêtes. Peut être que nous y découvrirons la trace de l’Esprit Saint, ce grand discret… Nous pourrons alors peut être reprendre à notre propre compte l’Antienne de l’Evangile d’aujourd’hui « Heureux qui demeure vivant dans le Seigneur : il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps. »

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 16:00


Le soir était tombé sur la ville et sur la vie des disciples. Ils sont dans la nuit. Il y a bien eu des bruits qui circulaient mais comment croire une telle nouvelle. Certes, le tombeau est vide, mais pour entant, il s’agit sans doute d’une supercherie. Alors attendons dans l’angoisse le dénuement de cette affaire. Enfermons nous de peur que l’on nous saisisse comme notre ancien maître. Voilà qu’un homme vient à nous. On se demande vraiment d’où il sort celui là. Qu’est ce qu’il nous veux ??? Alors que nous sommes sur la défensive, cet homme se met à parler. « La paix soit avec vous ». Cette voix nous dit quelque chose mais nous n’osons pas y croire. Et si c’était lui ? Voilà qu’il nous montre maintenant des traces de clous dans ses mains et son coté ouvert. Plus de doutes possibles, c’est bien lui !  Celui que l’on a vu mourir, le voici devant nous… Et pourtant, il a changé. Sans sa parole et sans les marques de sa passion nous ne l’aurions pas reconnu. Que nous étions bêtes… Dommage que ce cher Thomas ne soit pas avec nous.

 

« La paix sois avec vous ». Telle sont les premières paroles que Jésus ressuscité adresse à ses apôtres réunis dans la chambre haute. Alors qu’ils attendaient l’arrivé des juifs pour les arrêter, voilà que Dieu, en Jésus, vient les visiter. Alors qu’ils vivaient dans la crainte d’être condamnés par Dieu, ayant abandonné Jésus, voici qu’ils entendent une parole de paix. Dieu a définitivement jugé le monde et c’est la paix qu’il lui offre. La paix n’est pas seulement une absence de conflit. Elle est d’abord un dialogue, une relation qui nous fait découvrir chez l’autre son vrai visage. La paix que Dieu veut nous offrir c’est son vrai visage et non ce visage que nous nous imaginons bien souvent. Comment désormais avoir peur d’un Dieu qui est aller jusqu'à s’anéantir sur la croix ? Et Jésus insiste « La paix soit avec vous ». Rien n’est possible avec Dieu si nous n’accueillons pas sa paix. C’est parce que je suis habité par sa paix que je pourrai l’annoncer et l’aimer. Dans cet épisode évangélique, Jésus vient offrir deux dons à ses disciples pour qu’ils puissent reprendre le chemin avec lui. D’abord sa paix, puis son Esprit.

Les Apôtres ne peuvent vivre l’envoi de Jésus que parce qu’ils sont les porteurs de sa paix et qu’il reçoivent son Esprit. Il en va de même pour nous. Suis-je habité par la paix du Christ ? Quand je rencontre une personne vais-je plutôt pacifier la relation ou alors être porteur de conflit ? Nous avons à nous réinterroger sur nos relations et prier Dieu lorsque nous sentons que nous ne sommes plus en paix avec les autres et avec nous-mêmes. La paix est peut être ce qu’il y a de plus précieux pour l’homme. Nous le savons bien, nous ne pouvons rien bâtir de stable sans la paix. Les personnes qui ont connue la guerre le savent mieux que quiquonque. Combien de personnes souffrent car elles n’arrivent pas à trouver la paix intérieure ? Alors devenons avec le Christ les porteurs de cette paix et n’hésitons pas à redire à nos frère « la paix soit avec vous » par notre présence et notre agir. Cette paix je la communique chaque fois que j’ose le dialogue avec l’autre, que je reconnais la dignité de celui que je rencontre. Habité par cette paix nous pouvons alors laisser l’Esprit Saint agir en nous et devenir d’authentiques témoins du Christ. C’est alors que je peux vivre l’envoi du Christ.

Mais quelle est cette mission que Jésus confie à ses apôtres ? Celle de libérer les hommes de ce qui pourrai les couper de Dieu. Désormais le péché à un maître : c’est l’Esprit Saint. Le péché ne peut plus nous empêcher d’accéder à Dieu si nous acceptons de laisser l’Esprit Saint nous transformer. Chaque baptisé confirmé peut désormais être envoyé par Dieu pour rappeler à tous les hommes que rien ne peut les empêcher de rencontrer Dieu et que personne n’est exclut du Salut. En sommes nous si convaincu ? Lorsque nous rencontrons un frère abîmé par le péché, nous avons a lui porter ce regard d’amour qui pourra peut être le remettre sur un chemin de libération. Cela doit être pour nous source de joie, car avec Dieu rien n’est jamais totalement perdu. Tout à l’heure nous entendrons Jésus par la bouche du prêtre nous redire « je vous donne la paix, je vous donne ma paix ». Alors qu’allons nous faire d’un tel cadeau ?

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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 08:36


L’Evangile s’ouvre sur un jour nouveau. Le soleil se lève sur un temps qui ne sera plus le même pour ceux et celles qui seront témoins de l’imprévisible de Dieu. Le Sabbat prend fin et avec lui le temps insoutenable de l’attente. L’attente de la réponse d’un Père qui a vu son fils torturé et mourir sur une croix. L’attente que les paroles d’un Fils retentissent pour annoncer la victoire du jour sur la nuit. Revenons à l’Evangile. Nous retrouvons Marie Madeleine après le Sabbat. Celui-ci, dans la Loi Juive, prend fin quand la première étoile brille dans le ciel. Souvent c’est une étoile discrète qu’il faut scruter pour la découvrir. Il en va de même pour cet événement qui va transfigurer toute l’histoire humaine. La Résurrection du Christ traverse tous les temps et tout homme. A la suite du concile Vatican II, on peut dire que le Christ par son Incarnation s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme. Désormais tout homme est appelé à vivre de la Résurrection du Christ. Ce n’est pas un événement du passé mais un événement d’avenir pour celui qui en vit dès maintenant. A travers le récit que nous en fait Saint Marc, je vous propose d’en tirer quelques conclusions pour notre vie personnelles.

 

Tout d’abord nous voyons quelques femmes partir vers le tombeau. Que leur cœur doit être lourd. Et pourtant, alors que les apôtres sont terrés, emmurés dans leur peur, ces femmes osent braver le danger. Leur cœur reste ouvert même s’il est souffrant. On peut se demander ce qui peut bien les pousser à ressortir alors qu’il ne fait vraiment pas bon s’afficher comme l’ami du Christ après son exécution. Peut être est ce leur amour pour cet homme qui les poussent à aller jusqu’au bout et veulent lui témoigner leur attachement même lorsqu’il est mort. Finalement c’est vraiment l’Amour qui va, jusqu’au bout, nous sauver. Par cet amour, ces trois femmes vont devenir les porteuses du message de la Résurrection. A chaque fois que l’Amour nous fait faire un pas, nous laissons la Résurrection nous transformer et agir en nous. Alors que parfois on pense que tout est fini, qu’il n’y a plus rien à espérer, on s’accroche malgré tout. La Résurrection c’est ce levain présent dans notre vie qui nous fait parfois espérer malgré les apparences et qui nous fait dire que rien n’est jamais totalement fini. C’est sans doute cette espérance qui a poussé une juge pour enfant à regarder ce jeune qu’elle avait en face d’elle dans son bureau. A voir en lui autre chose que les délits qu’il avait pu commettre. Elle découvrit toute la souffrance qui se cachait derrière cette violence et décida de lui tendre la main en lui proposant un apprentissage chez un tailleur de pierre. Au lieu de l’envoyer en prison, cette femme a posé, pour une fois un regard d’amour sur ce jeune. Pour une fois, ce jeune n’a pas croisé la violence mais un regard qui l’a invité à prendre un autre chemin. Un chemin qui pourrai lui redonner confiance en la vie malgré les trahisons et les blessures. Ce jeune s’appelle Tym GUENARD, il est aujourd’hui éducateur et témoigne de son expérience auprès des jeunes. Il a aussi écrit le livre « plus fort que la haine ». Finalement la résurrection opère en nos vies lorsque l’amour vie devient plus forte que la peur, la haine, la violence. Elle permet bien des renaissances.

 

Retrouvons les femmes au tombeau. Elles ont rendez vous sans le savoir avec une Parole. Que dit-elle ? « N’ayez pas peur ». En ces temps d’incertitudes nous avons à lutter contre la peur qui pourrai nous envahir et nous paralyser. La résurrection devient alors pour ces femmes un appel à s’éloigner du tombeau, du lieu de la mort pour aller de l’avant avec l’assurance que Celui qu’elles ont suivie sera à leurs cotés. Avec Dieu il n’y a pas de fin. Il n’y a que des commencements. Le pire qui pourrai nous arriver c’est de croire que nous en avons fini avec la vie et qu’elle ne peut plus rien nous apporter de neuf. Tout à l’heure je baptiserais Clémence et Clément. Par leur baptême, ils nous redisent que notre vie est faite de commencements pour aller toujours plus loin. Alors ne nous arrêtons pas en si bon chemin. Laissons le levain de Dieu agir en nous et notre vie se dilatera.

 

Aujourd’hui la joie de la Résurrection nous est offerte. Cette joie n’est pas légère. Elle a tout le poids de la Passion de Dieu pour les hommes. Elle renferme en elle toutes nos souffrances et nos joies. Que cette joie vienne visiter notre cœur pour que nos vies en rayonnent. Alors confiants nous pourrons aller plus loin pour vivre de nouveaux commencements.

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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 12:59


« Celui qui croit en lui échappe au jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu ». Comment accueillir une telle parole sans être habités par un sentiment de crainte et d’angoisse ? En tout cas cette phrase me réinterroge sur ma manière de croire et sur la signification de ce mot. Si je consulte le Larousse 2002, j’y trouve cette définition : « 1 Tenir quelque chose pour vrai, admettre comme réel, certain. Croire une histoire. Je crois ce que vous me dites. 2 Tenir quelqu’un pour sincère. On a cru les témoins ». Cette définition vous satisfait elle ? C’est ce que je me suis demandé. J’ai ensuite ouvert le catéchisme de l’Eglise catholique et voici ce que j’ai trouvé « Croire n’est possible que par la grâce et les secours intérieurs du Saint Esprit. Il n’en ai pas moins vrai que croire est un acte authentiquement humain. Il n’est pas contraire ni à la liberté ni à l’intelligence de l’homme de faire confiance à Dieu et d’adhérer aux vérités par Lui révélées. » Ou bien encore « Pour être humaine, la réponse de la foi donnée par l’homme à Dieu doit être volontaire ; en conséquence, personne ne doit être contraint à embrasser la foi malgré soi ». Et pour moi qu’est ce que croire ? Qu’est ce que cela veut dire pour ma vie ? Suis-je un imbécile pour croire de telles balivernes dans ce siècle où la science semble pouvoir élucider tous les mystères ? Si je suis un imbécile alors il y a au moins plus d’un milliard d’hommes et de femmes complètements idiots. L’Eglise nous rappelle une vérité fondamentale : pour croire il faut être libre comme ces fiancés qui décident de se faire confiance et de s’unir par le mariage en toute liberté. Est il alors idiot de faire confiance à une parole qui se vit jusqu’au bout ?

 

Pour moi, croire, avoir la foi, c’est d’abord accueillir dans ma vie un don. Ce don nous est rappelé dans l’Evangile d’aujourd’hui « Dieu à tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils ». Dieu a pris le risque inouï de nous offrir son Fils et de le voir rejeté par les hommes. Comment en effet reconnaître le Fils de Dieu, Dieu lui-même, en cet homme ? Alors que bien souvent nous voyons Dieu comme un être inaccessible, il va à la rencontre de l’homme en s’abaissant. Dieu s’abaisse jusqu’au plus misérable en rejoignant un malfaiteur sur la croix. Désormais avec le Christ, aucunes de nos misères n’est un obstacle pour être rejoins par Dieu. Finalement, croire c’est ce laisser rejoindre par ce Dieu qui n’est que tendresse et patience. Etre patient c’est être comme ce cultivateur qui sait qu’un arbre ne grandit pas en un jour et qu’il donne ses fruits en son temps. Etre patient demande aussi de prendre soins et de s’ajuster au pas de l’autre. Les parents le savent bien. Un enfant pour devenir un adulte responsable à besoin de temps et de confiance. Il ne peut pas faire tous les pas souhaité d’un seul coup. Il faut respecter sa croissance psychique et physique. Dieu agit de même envers l’homme. Sans se lasser Il l’accompagne sur son chemin de vie. Croire, devient alors un compagnonnage de tous les instants. Nous n’avons plus alors à avoir peur de nos errements car Dieu est riche en miséricorde comme nous le rappelle Saint Paul ce matin. A chaque fois que nous tombons nous pouvons toujours nous relever en nous présentant tels que nous sommes à ce Dieu qui n’a qu’un désirs : nous reconnaître comme son Enfant Bien aimé.

 

Ainsi nous n’avons pas peur de la lumière. Nous savons qu’elle ne nous brûlera pas ! Au contraire, elle éclairera toute notre vie pour qu’elle puisse briller pour ceux qui doutent, qui désespèrent, qui s’enferment dans la culpabilité. Le jugement de Dieu n’est autre que cette lumière qui éclaire toute chose et permet à la vérité de gagner sur le mensonge. Ce jugement remet la confiance au cœur de notre vie. Alors n’ayons plus de crainte et soyons heureux de croire. Aujourd’hui c’est le dimanche de la joie. Sans doute parmi nous, il y a des frères qui se sentent loin de cette joie promise. Et pourtant cette joie, n’est pas forcément d’arborer un visage rayonnant, avoir un sourire qui découvre toutes les dents. La joie chrétienne c’est d’abord cette joie de savoir qu’à nos cotés il y à Dieu, Celui qui nous a dit « et moi je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps ». Alors ce matin revêtons cette joie d’accueillir en notre vie « Celui qui est riche en miséricorde ». Osons sortir de notre nuit pour aller vers la lumière. Elle nous attend. Alors qu’attendons nous ?

CEC, n° 154

CEC, n°160

Mt 28, 20

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 21:23


D’une Montagne à une autre… La liturgie nous fait faire quelques déplacements géographiques et spirituels en ce temps de carême. Alors que nous étions sur le Mont Horeb dimanche dernier, nous voici aujourd’hui sur le Mont Sinaï. Quoi de commun entre ces deux montagnes ? Elles sont le lieu d’un Don réservé à ceux qui veulent bien s’ouvrir un peu et savent qu’on ne peut pas s’autosufire. Monter vers Dieu, aller à sa rencontre, c’est aller recevoir un don. Nous sommes toujours près à rendre service. A donner de nous même pour les autres. Mais acceptons nous de recevoir des autres ? Quand je rencontre quelqu’un, qu’est ce que je reçois de lui ? Qu’est ce qui m’enrichi chez l’autre ? Le Christ lui-même à du recevoir cette parole immense de son Père : « Tu es mon Fils bien aimé en qui j’ai mis tout mon amour ». C’est parce que le Père lui a donné cet amour que le Fils à pu à son tour redonner aux homme ce qu’il a reçu. Comment aimer si on a jamais été aimés ? Comment être libres si on ne nous a pas appris à l’être ?

 

Ce matin nous avons donc rendez au mont Sinaï. Que ce passe-t-il sur cette montagne ? Il y à la rencontre entre un Dieu libérateur et son Peuple choisi. On ne peut pas comprendre le don des commandements si on a pas en mémoire ce qui s’est passé avant. Souvenons nous. Le peuple était esclave et il se retrouve libre. Du jour au lendemain, les Fils d’Israël doivent vivrent sans le joug des Egyptiens et apprendre à devenir libres. Finalement, le décalogue, les 10 commandements, sont un hymne à la liberté enfin retrouvée. Ils sont encore d’actualité aujourd’hui. Nous pouvons nous demander ce matin, en toute lucidité, si nous sommes vraiment libres. Dieu nous demande de nous écarter de nos idoles. Une idole c’est ce qui veut nous posséder. Dans l’antiquité, certains cultes rendus à des idoles comprenaient le sacrifice d’enfants. A la différence de l’idole, Dieu veut nous libérer. Or depuis notre baptême nous vivons dans la liberté des enfant de Dieu. Alors est que je laisse Dieu me libérer ? Qu’est ce qui dans ma vie est source d’asservissement ?

 

Aujourd’hui les idoles sont nombreuses : mon corps, la télévision, Internet, l’argent, le pouvoir, la sexualité qui envahi l’esprit au lieu d’être un facteur d’épanouissement pour un couple… En soit ces éléments de notre vie ne sont pas mauvais. Il s’agit plutôt de les mettre à leur place pour que se ne soient pas eux qui mènent ma vie. Avec Dieu, je suis invité à la maîtrise de ma vie. L’un des meilleurs services que nous pouvons offrir aux jeunes c’est de les aider à poser des choix et à les tenir dans la duré. Il va de même pour ma propre vie. Quels sont les choix fondamentaux que j’ai posé et qui guident ma vie pour éviter qu’elle soit une girouette qui tourne à tous les vents ? Notre Dieu n’est pas un manipulateur comme on nous le présente souvent. Avec lui rien n’est écris d’avance. Nous aimerions parfois qu’un gendarme soit posté au carrefour pour nous imposer une direction. Or Dieu n’agi jamais de cette manière. Lorsque notre vie arrive à un carrefour, c’est à nous de choisir une direction. Alors il nous faut nous souvenir de ce que nous avons choisi pour notre vie. Quelque soit la direction prise il y aura toujours à nos cotés un Dieu qui ne désespère jamais de l’homme mais lui offre sa patience. Il suffit de relire toute l’histoire d’Israël. Malgré ses errements et ses ruptures d’Alliance, Dieu ne l’a jamais abandonné. Ce qui contrarie Dieu ce n’est pas nos refus ou nos révoltes mais notre perte de liberté. Par son consentement à vivre la volonté du Père jusqu’au bout, le Christ a restauré notre propre liberté. Quand je contemple la Croix, je suis invité à me souvenir que Dieu est allé jusque là pour que je sois libéré de tout ce qui peux entraver ma liberté d’aimer. Alors mettons nous à l’école de cet Amour. C’est là que réside notre vraie liberté. Comme saint Augustin nous pourrons nous dire à nous même « Aime et fait ce que tu veux ». Nous découvrirons alors que la vie chrétienne n’est pas un code à respecter comme un code de la route. Nous ne sommes jamais quitte avec Dieu car l’amour n’a pas de limites. Si vous êtes fous soyez les bienvenu ici. La folie de Dieu vous attend. Cette folie c’est de vouloir faire de chacun de nous un sanctuaire, un temple, c'est-à-dire un signe de la Présence Dieu en ce monde.

 

Allons nous laisser notre maison à l’abandon ou bien la laisser être habitée ? Mais attention si nous voulons être une maison habitée par le Seigneur, il nous faut oublier où est la clef de notre porte d’entrée car avec le Seigneur elle sera toujours ouverte sur les joies et les épreuves de nos frères. Alors soyons fiers d’accueillir le Seigneur chez nous car c’est là qu’est notre véritable liberté. N’ayons pas peur de lui dire oui. Un chemin parsemé de surprises et d’inattendus nous attend.

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 13:40


Ce que la Mère Denis n’a pas réussi à faire, Dieu l’a fait ! Nous retrouvons aujourd’hui Jésus sur la Montagne avec des vêtements « d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille », nous dit Saint Marc. Cette blancheur soudaine nous offre un peu de lumière dans l’évangile de Marc. Avant cet événement de la Transfiguration, Jésus annonce sa fin funeste et indique que le chemin pour ses disciples passera aussi par la passion. Le don de sa vie pour manifester l’amour. Ce chemin n’est possible que si nous entendons la voix du Père en pleine Clarté nous redire à chacun « Celui-ci est mon Fils bien aimé. Ecoutez-Le ». Ces mots ont sans doute résonné longtemps dans le cœur des disciples qui les ont entendus. Comment oublier de telles paroles ? Dieu n’a rien d’autre à nous offrir que ce Fils bien aimé. Alors écoutons le. Que nous dit il ? Il nous invite à redescendre de la Montagne pour aller dans la pleine, là ou habite les hommes. Paradoxalement, Jésus défend à Pierre, Jacques et Jean de raconter ce qu’ils ont vu et entendu. Serai-ce pour nous une invitation à nous taire ? Dans l’évangile de Marc, Jésus demande sans cesse à ses disciples de ne pas l’annoncer mis à part quand il les envoie en mission deux par deux. Rassurez vous je ne suis pas en trin de vous inciter à ne pas témoigner de votre foi. Au contraire, nous avons à répondre à l’appel du Christ « Allez par toute la terre et faite des disciples ». Mais Jésus nous met en garde. Avant de parler de lui il faut d’abord l’écouter, essayer de toujours mieux le connaître et nous laisser déranger par sa parole. Prenons garde à parler trop vite de Dieu si nous ne prenons pas le temps de la prière, de la lecture et des sacrements. Jésus ne se laisse découvrir que par l’Eglise. Dieu n’a pas voulu des croyants seuls et isolés mais rassemblés en communauté de croyants qui accueillent humblement ensemble une Bonne Nouvelle et peuvent ainsi l’annoncer à tout homme de bonne volonté.

 

Combien d’hommes et de femmes se sont mis en marche en ayant entendu une parole qui a percuter leur cœur ? Notre vie de croyant est à l’image d’Abraham. Il ne va cesser de marcher. D’avancer vers un inconnu avec le sentiment de prendre un chemin qui le conduira vers une terre de paix et de joie. Nous le rencontrons à nouveau ce soir. Par deux fois Abraham dira « me voici ». Combien d’hommes et de femmes depuis Abraham on répondu à Dieu « me voici » et se sont embarqués dans l’aventure de la foi ? A chaque foi que nous pouvons dire « me voici », nous faisons un pas de plus sur le chemin. Alors bien heureux celui qui à un cœur disponible pour entendre la Parole et les appels de Celui qui veut notre bonheur. Mais quel est donc ce pas de plus qu’Abraham est invité à faire. A vu humaine, il semble d’une horreur absolue. Comment Dieu peut il demander à un père de lui offrir son enfant ? Dieu dans cet épisode nous montre qu’il nous connaît mieux que nous même. Il ne s’adresse pas à Abraham comme à un inconnu. « Prends ton Fils, ton unique, celui que tu aimes ». Dieu sait quel prix Isaac représente aux yeux d’Abraham. Mais quel est donc ce pas que doit faire Abraham et qui semble si horrible ? Peut être celui le plus fondamental pour toute vie. Découvrir que nous ne sommes pas des possédants, même de ce qui nous paraît avoir le plus de prix à nos yeux. Ainsi Abraham est invité à redécouvrir que ce fils qu’il chéri ne lui appartient pas. Il est un don que la vie lui a fait et qu’il ne peut posséder.

 

Il en va de même dans nos relations. Les autres ne nous appartiennent pas et encore moins Dieu. Nous ne pouvons jamais mettre la main sur les autres ni même sur nos enfants, notre conjoint, nos amis. Ils sont des frères et sœurs créés comme moi pour être libres. J’ai ce même regard à porter sur tout ce qui fait ma vie. Tel bien, suis-je prêt à tout sacrifié pour lui ? Ma carrière professionnelle suis-je prêt à tout pour la conserver, au risque de mettre en péril ma famille, mes collègues ? Finalement, ce respect de la liberté est la chance de pouvoir chasser de nos vies la peur de perdre l’autre qui pourrai nous enfermer dans l’angoisse au lieu d’aimer sans freins. Ainsi les parents pourront pleinement exercer leur rôle d’éducateur car ils n’auront pas peur de dire non à cet enfant qui ne leur appartient pas mais dont ils ont la responsabilité d’aider à grandir. Ce ne sera plus la peur de perdre leurs enfants, s’ils leur déplaisent, qui les guideront mais l’amour qu’ils auront à leur donner y compris à travers les non qu’ils devront inévitablement poser. Il en est de même, aussi, dans nos relations amicales. Souvent nous agissons en craignant de perdre tel ou tel ami au lieu d’être en vérité avec lui. Alors sortons de cette peur de perdre. Puisse que Dieu nous as tout donné, osons nous aussi tout donner sans crainte car ce que nous offrons fleuri, et tous ce que nous voulons posséder pourri. Ayons confiance ! Nous suivons le Ressuscité et il intercède pour nous. Alors desserrons le frein et marchons vers la joie de Paque. Avec Dieu, il n’y a pas à craindre les excès de vitesse mais les excès d’amours qui nous sauvent.

 

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