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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 10:15

Dimanche après dimanche nous accueillons la Parole de Dieu et nous nous demandons parfois la cohérence de l'ensemble. Nous avons effectivement des passages qui sont découpés pour que nous puissions entendre la quasi-totalité d'un Evangile. Nous découvrons aussi d'autres passages du Nouveau et de l'Ancien Testament. La liturgie de la Parole entendu dans le cadre de l'eucharistie n'à d'autre but que de nous rappeler qui est ce Dieu qui s'est révélé en son Fils par son Esprit. Les textes que nous accueillons aujourd'hui sont un peu comme un résumé de ce qu'est Dieu tel qu'il s'est lui-même dévoilé.

Qui voyons nous à travers ces textes ? Un Dieu qui ne veut pas la mort mais la vie de tout homme. « Je ne désirs pas la mort du méchant ». Dieu ne regarde pas l'homme tel qu'il est dans l'instant présent. Dieu pose un regard d'avenir sur tout homme et ne se résout pas à le voir s'enfermer dans la méchanceté ou la perdition. Nous même nous sommes invités à être porteurs de ce même regard sur les personnes que nous rencontrons. Peut être d'abord sur les plus proches.  Comment les parent regardent ils leurs enfants ? Voient ils d'abord leurs limites ou bien tout ce qui peut naître dans leur vie ? Pour grandir et marcher nous avons tous besoin d'accueillir un regard qui nous dira « tu es quelqu'un en devenir, capable de devenir un homme bon qui mettra l'amour au cœur de sa vie . Tout n'est pas fini et tu peux continuer à avancer ». Personne n'est condamné à demeurer dans l'état où il se trouve. En cela la polémique sur le fichier Edwige est éclairante. Notamment l'introduction du droit à l'oublie lorsqu'un jeune à commis une faute. On ne peut pas l'enfermer dans ce qu'il a fait. S'il a volé, ce n'est pas pour autant un voleur. C'est une personne qui a commis un vol. Cette nuance est importante. Car cette personne peut prendre conscience de ses actes et reprendre une vie droite, après avoir été jugée. Pour autant, Dieu n'est pas un déni de justice. Dieu ne nie pas l'existence du mal et de la méchanceté. Il les subira lui-même en son Fils. Dieu n'est pas aveugle face aux agissements mauvais de l'homme. Seulement il ne se résout pas à voir l'homme se perdre et s'enfermer dans le mal. Dieu condamne le mal mais sauve l'homme. Nous n'avons pas à avoir peur de son jugement qui est un jugement d'amour. Le jour de la grande rencontre, cet amour éclairera toute notre vie et transformera tout ce qui a besoin d'être purifié en nous, c'est-à-dire tout ce qui fait obstacle pour accueillir en plénitude l'Amour de Dieu. Saint Thérèse de Lisieux l'a bien compris : « la pensée de la béatitude éternelle fait à peine tressaillir mon cœur, depuis longtemps la souffrance est devenue mon Ciel ici-bas et j'ai vraiment du mal à concevoir comment je pourrai m'acclimater dans un Pays où la Joie règne sans aucun mélange de tristesse. Il faudra que Jésus transforme mon âme et lui donne la capacité de jouir, autrement je ne pourrai supporter les délices éternelles » (LT 254).

L'éternité qui nous es promise, nous avons déjà à en vivre dans notre quotidien en laissant l'amour de Dieu nous guider et nous transformer. C'est ce à quoi Saint Paul nous invite. « Frères, s'il est vrai que dans le Christ on se réconforte les uns les autres, si l'on s'encourage dans l'amour, si l'on a de la tendresse et de la pitié, alors, pour que ma joie soit complète, ayez les mêmes sentiments ; rechercher l'unité ». Finalement nous avons à devenir ce que nous sommes : le Corps du Christ. Le recevoir lors de la communion doit nous entraîner sur un chemin qui nous fasse devenir des artisans d'unité. Cette unité n'est pas à construire par la force du poignet. Nous pourrons en être des artisans authentiques, seulement si nous accueillons en nos vie la bonté radicale de Dieu qui nous fera voir en tout homme un être aimer par son créateur appeler à se laisser créer chaque jour. Cette unité n'a rien d'une uniformisation ou d'un formatage. Dans cette unité les différences deviennent des richesses à partager. Mais quel combat ! Nous le voyons bien dans nos communautés. Ce combat est perdu d'avance si nous nous battons avec nos propres forces. Cette unité découle de sa source : la Trinité. C'est seulement si nous sommes bien reliés à cette sources que nous seront de vrais porteur d'unité et de communion. Notre Eglise aujourd'hui à plus que jamais besoin d'unité. Il s'agit de l'essence même de toute vie chrétienne et finalement humaine puisque l'homme est créé à l'image de Dieu qui est la source de toute unité. Quand une famille se déchire nous voyons bien les profondes blessures et souffrances que vivent ses membres. Alors, entendrons nous cet appel : « mon enfant, va travailler à la Vigne. » Aller à la vigne c'est se mettre au service de l'unité pour que la Bonté Radicale de Dieu puisse être manifestée.


AMEN

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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 09:09


Depuis quelques semaines, nous sommes dans le temps de la rentrée. Après les vacances, tout c'est accéléré et il faut penser à une multitude de choses à accomplir. Notre paroisse n'échappe pas à cette réalité. Nous revoilà dans le temps des remises en routes et des questionnements. De quoi sera fait cette année ? Serais je capable de vivre la mission qui m'est confiée ?... C'est au cœur de ce temps agité, que le Seigneur vient nous offrir en quelque sorte une feuille de route à travers les textes de la parole de Dieu de ce dimanche. En ce jour où nous fêtons notre rentrée paroissiale, il peut être bon de s'arrêter quelques instants pour accueillir sa parole et essayer d'en vivre tout au long de l'année.

Le Seigneur nous invite d'abord à le chercher et à le trouver. Prenons garde à l'activisme ! En  cette période de difficulté, nous pourrions aisément aller dans tous les sens. Bien souvent nous sommes épuisés car nous n'avons pas pris le temps de nous arrêter pour chercher ce que Dieu veut pour son Eglise. Isaïe s'adresse à un peuple qui connaît la déportation et qui est en proie au doute et aux interrogations. A bien des égards notre époque ressemble à celle d'Isaïe. Nous regardons parfois notre temps avec la nostalgie d'un passé idéalisé. C'était mieux avant. Il y avait la foule dans les églises le dimanche. Il y avait beaucoup de prêtres. Isaïe va inviter les croyants non pas à se tourner vers le passé mais vers l'avenir pour repartir vers la terre promise. Alors accueillons cette invitation à chercher le Seigneur. Pour cela il nous faut accepter de nous arrêter, de reprendre souffle. Le temps passé à prier et à accueillir la Parole de Dieu est alors du temps gagné pour notre vie chrétienne. La prière permet à Dieu de venir à notre rencontre. La semaine dernière, à l'aumônerie, un jeune se met à dire : « c'est stressant car Dieu il est toujours à écouter aux portes ! » Je lui ai demandé s'il était sûr que Dieu écoute aux portes. Je lui ai ensuite dit que Dieu n'était pas un concierge qui espionne les habitants de l'immeuble. Il nous écoutera seulement si nous lui ouvrons la porte. Alors en ce début d'année, ouvrons lui notre porte en grand pour qu'il puisse nous écouter et nous inviter à la confiance.

Chercher Dieu, finalement, c'est s'encrer dans le réel, dans le quotidien. C'est ce que nous rappelle Saint Paul.  Après avoir fait cette rencontre inoubliable, sur le chemin de Damasse, Paul n'a de cesse de vouloir la rencontre ultime et pourtant c'est bien dans notre quotidien que nous rencontrons Dieu. Nous sommes en tension. Nous avons parfois la tentation de fuir ce quotidien en voulant rencontrer Dieu dans d'autres circonstances. Ne nous faisons pas d'illusions : c'est bien là où nous vivons que nous sommes appelés à vivre avec Lui dès maintenant, nous qui l'avons reconnus. C'est au contact des hommes et des femmes de ce temps qu'il nous est donné de rencontrer Dieu. Devant les difficultés nous sommes bien souvent tenter d'abandonner et de nous replier sur nous même. Et pourtant, c'est bien dans ce quotidien que Dieu nous attend. Alors encrons nous dans le réel pour rencontrer Dieu. Mais pour le reconnaître nous avons besoin de relire ce qui fait notre vie car nous ne sommes jamais les contemporains de la rencontre avec Dieu. Nous avons besoin de lieux pour discerner sa présence. Comme nous le rappelle Saint Paul : « Notre vie c'est le Christ ». Si notre vie est le Christ c'est que nous appartenons chacun à un même corps que nous recevrons tout à l'heure. Saint-Paul nous invite donc à faire corps et à se porter mutuellement dans la prière et la fraternité. Quand l'un catéchise c'est tout le corps qui participent à sa mission. Nous ne sommes jamais isolés. Mais nous avons besoins pour relire notre vie avec le Christ pour la partager avec d'autres frères et ainsi faire Eglise.

Nous découvrirons alors avec émerveillement, je l'espère, que le maître de la vigne ne cesse d'appeler des ouvriers. Sans cesse, son esprit parcours le monde à la recherche de cœurs ouverts qui seront répondre à sa douce volonté. Marie qui vient d'être accueilli par la communauté en est pour nous un signe. Et nous voyons bien que la mesure de Dieu n'est pas notre mesure. Alors cessons de nous comparer. Dans l'Eglise il n'y a pas les supers engagés et les autres. Tous nous sommes appelés par le maître du domaine pour aller à sa vigne quelle que sois la mission à remplir. Dieu, ne serait pas un bon financier ! Il n'a jamais privilégié le rendement. Je crois que cela doit nous faire réfléchir à la place du plus faible dans notre communauté. Alors, chers frères et sœurs, regardons nous et accueillons nous comme les membres d'une même corps différents mais frères ! Que cette nouvelle année à la suite du Christ soit pour nous source de joie et de fécondité dans nos vies. Heureux serons-nous si nous découvrons que le vrai salaire promis par le maître du domaine est la joie de vivre en sa présence.

 

AMEN

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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 22:31


Aujourd'hui, nous célébrons la fête de la Croix Glorieuse. Certains d'entre nous la porte comme un bijou. Nous sommes habitués à croiser la croix dans nos carrefours. Elle est devenu un signe presque banal de notre quotidien. Et pourtant... Il s'agit bien d'un instrument de mise à mort et de torture. Comment a-t-elle pu devenir le symbole de la foi chrétienne alors même qu'elle est signe d'abomination pour les premiers chrétiens ? Comment Saint Paul peut-il dire : « Je met mon orgueil dans la croix du Christ » (Ga 6, 14) ? Il faudra du temps pour comprendre le véritable sens de la Croix pour notre foi. Saint-Paul la met au cœur même de sa doctrine. Il l'a bien compris. Sans la croix, la foi chrétienne est vide de sens. Le Ressuscité de Pacque est bien le crucifié. La joie pascale porte en elle les stigmates de la Passion. Mais qu'a-t-elle de Glorieuse cette croix ? Elle l'est car sur la croix nous contemplons la bonté radicale de Dieu. Sur la Croix, Dieu se met à nu pour que nous puissions être revêtus de sa Gloire. Adam et Eve avaient honte de leur nudité. Ils n'osaient plus se présenter devant Dieu tels qu'ils étaient. Sur la Croix le Christ se présente tel l'homme que Dieu a toujours voulu. Un homme en transparence devant lui. Désormais nous n'avons plus à craindre de nous présenter tels que nous sommes devant Dieu car nous sommes sûrs de son pardon. « Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour le juger mais, pour que, par lui, le monde sois sauvé ». Alors, regardons celui que le Père nous a envoyé pour nous sauver. Il est sur la croix, cloué au bois. Il ne peut plus rien sinon aimer jusqu'au bout à travers son épreuve. Finalement, ce qui nous sauves ce ne sont pas nos œuvres mais bien le fait de nous laisser sauver ; permettre à Dieu d'habiter en nous et d'aimer de son amour même. L'amour peut parfois être crucifiant. Comment continuer à aimer malgré l'épreuve qui s'abat ? C'est la terrible question du jardin de Gethsémani. « Si cette coupe peut s'éloigner de moi » La croix rejoint ainsi tout ceux qui dans l'épreuve ne veulent pas se laisser vaincre par le mal et désirent tout de même continuer à aimer alors que la tentation du découragement et du replis sur sois sont grandes. La croix du Christ nous redit que le mal n'aura pas le dernier mot. Ce qui demeure c'est l'amour reçu et donné. Les paroles du Christ, au cour de sa passion, deviennent alors immenses et immortelles. 7 paroles sont dites comme un ultime testament. Je vous propose de recueillir ce testament. La première parole concerne le Pardon. « Père pardonne leur ». Sur la Croix le pardon est offert même pour l'impardonnable à vue humaine. Sommes nous surs du pardon inconditionnel de Dieu pour nous ? « Aujourd'hui tu seras dans mon paradis ». C'est la parole que reçois un paria, un criminel. Qui oserai, en entendant ces paroles, remettre en cause la miséricorde de Dieu ? « Voici ta mère » Le Christ nous offre sa mère pour qu'elle vive avec nous. Qu'elle place tient Marie dans ma vie de foi ? N'ayons pas peur de l'accueillir. Elle nous conduira vers son Fils pour l'aimer comme il souhaite être aimé. « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ». Parfois nous sommes affrontés au doute quant vient l'épreuve. Nous-nous demandons ce que Dieu fait. Nous ressentons une absence. Le Christ, sur la croix, rejoint tous ceux qui traversent la nuit du doute et de l'abandon. « J'ai soif », Jésus à soif de notre amour et surtout de nous donner son amour. Sommes nous prêts à lui ouvrir notre cœur pour nous laisser aimer par lui et aimer en retour ? « tout est accompli ». Le Christ est allé au bout de l'Amour, il a tout donner. Ses bras sont grands ouverts. Désormais l'accueil de Dieu est sans limite. Il peut dire alors en toute confiance « Père entre tes mains je remets mon Esprit ». Puissions nous le dire chaque jour et laisser la confiance habiter notre cœur.

La croix n'est pas un accident dans la vie du Christ. Elle est le sommet de la Révélation de l'Amour de Dieu. « De même que le serpent de Bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle ». Contemplé la Croix, c'est déjà contemplé la vie éternelle, car sur la croix c'est l'Amour qui se donne jusqu'au bout. Alors ce matin, n'ayons pas honte de cette croix mais inscrivons la dans notre cœur pour être des témoins d'espérance auprès de nos frères qui peut être sont dans la nuit. Vendredi, le pape à confié aux jeunes deux trésors : l'Esprit Saint et la Croix. Que la Croix soit le trésor de notre vie et que Marie soit sur notre chemin pour nous aider à prendre sur nous cette croix qui est source d'espérance.


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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 15:51

Dimanche dernier nous avions quitté Jésus confronté à un manque de foi de Pierre le premier de ses disciples. Nous l’avions quitté sur ces paroles : « homme de peu de foi pourquoi as-tu douté ? ». Ces paroles nous ont peut être habitées durant notre semaine. Elles nous ont peut être interpellées dans notre propre foi. Nous le sentons bien : notre foi est si souvent fragile. Aujourd’hui nous retrouvons Jésus face à un surcroît de foi. Une femme, une Cananéenne, une étrangère ose venir trouver Jésus. Entre elle et le Christ il y a, en apparence, un abîme. Un juif fervent ne peut pas s’approcher d’un étranger sans risquer l’impureté rituelle. Et finalement la foi de cette femme va déplacer des montagnes et combler cet abîme ! Elle va permettre au Christ d’ouvrir son salut à tous les peuples. Désormais plus personne ne sera exclu du Salut. Ce récit finalement est une préfiguration de ce que sera la Passion du Christ. Durant sa passion, le Christ va jusqu’à accueillir ce qui lui est totalement étranger, le péché, pour pouvoir le vaincre et permette à tout homme d’être sauvé. Ce salut ne dépend pas d’une observance de commandement mais bien de la seule miséricorde de Dieu. La miséricorde de Dieu, ce n’est pas autre chose pour Dieu  que de pouvoir accueillir notre misère et de la transformer par son amour. Alors n’ayons pas peur d’aller à la rencontre de notre Dieu pour qu’il transforme en nos vies, nos zones d’ombres. Laissons son amour visiter tout ce qui dans nos vies a besoin d’être revivifié. Alors si notre foi en la miséricorde infinie de Dieu grandi en nous, nous ne pourrons plus désespéré de nous même. Souvent en effet nous sommes des juges sévères vis à vie de nous même. Alors laissons Dieu nous juger. C’est sa miséricorde qui a le dernier mot. Nous pouvons alors nous accueillir tel que nous sommes et non comme on rêverai d’être. C’est ce que Saint Paul a compris au plus profond de lui-même, lui qui persécutait le Christ à cause de sa foi. C’est ainsi qu’il nous dit : « Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire miséricorde à tous les hommes ». Comme Dieu a fait miséricorde au Peuple d’Israël, il fera miséricorde à tout homme qui acceptera d’être sauvé. Par une telle promesse de vie, Dieu vient chasser la peur de nos vies. La peur est le pire ennemi de notre fois. La crainte vis-à-vis de Dieu doit être pour nous un signe que notre foi en l’amour infinie de Dieu doit grandir. Le signe de la présence de Dieu c’est toujours la paix et une paix durable. En cela la Cananéenne est pour nous un exemple. Elle a bien pressentie, avec sa foi balbutiante, que Dieu n’est pas du coté du rejet mais de l’accueil. Pour approcher Jésus, elle n’a pas peur d’affronter ceux qui entourent. Elle va aller jusqu’au dialogue sans concession avec le Christ. Avec lui, nous ne rendons jamais les armes. Inlassablement nous sommes invités à ne jamais nous décourager,  mais au contraire comme cette femme, comme saint Paul, comme Sainte Thérèse de l’enfant Jésus à croire en ver et contre tout, malgré les apparences, que Dieu « n’est qu’Amour et Miséricorde ». La Cananéenne l’a bien compris. Une seule miette de ce pain que veut nous donner Dieu pour notre faim pourra la rassasier. Alors qu’attendons nous pour venir à la table du Christ où nous attend un festin pour notre foi. Notre fois a besoin d’être nourrie. Quel sont nos lieu où nous prenons le temps de la pause pour refaire nos forces avec le Christ. Il y a bien sur l’eucharistie qui est le sommet et le centre de notre vie chrétienne. Mais notre foi grandi que lorsqu’elle est partagée avec d’autres. Une fois n’est effective que si elle peut se dire. C’est ce que le Christ veut à chaque rencontre. Que l’homme affirme sa foi et qu’elle transforme sa vie. Combien de fois entendons nous Christ dire dans l’évangile « va ta fois t’a sauvé ». Si nous sommes présent aujourd’hui devant cet autel où le Christ ne cesse de s’offrir pour chacun d’entre nous, c’est que nous sommes conduit par une foi reçue de quelqu’un d’autre. Cette foi à besoin d’être fortifiée surtout quand les épreuves de la vie viennent s’abattre sur nous. Alors n’attendons pas la tempête pour crier vers Dieu mais profitons du temps calme, quand il se présente, pour fortifier notre foi à travers les différentes proposition que l’Eglise nous adresse, la prière, les sacrements, l’accueille de la Parole de Dieu. Ce soir n’ayons pas peur de nous approcher de l’autel. Ce ne sont pas des miettes qui nous attendent mais un festin. Demandons la grâce que la peur quitte les rives de notre foi. Hier nous fêtions la Vierge Marie la femme de foi par exélence, qu’elle nous prenne la main pour grandir en cette foi et chasser toute peur. Heureux serons nous si nous entendons le Christ nous dire : « ta foi est grande, que tout ce fasse pour toi comme tu le veux ».

 

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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 11:19

Dimanche dernier le Christ nous parlait du Royaume de Dieu en paraboles. Ce matin, il nous en parle en acte. Une foule est venue l’écouter. Saint-Mathieu ne nous rapporte aucune parole adressée par le Christ à cette foule. L’évangéliste nous fait entrer dans les sentiments profonds de Jésus. Il est prit de pitié pour cette foule qu’il voie et qui l’a suivie à pied parfois de loin. Elle est fatiguée et elle a faim. Le Christ ne va pas raisonner. Il va au devant de l’attente de ces personnes. Ils va d’abord vers ceux qui sont les plus éprouvés : les infirmes. Tout homme quel qu’il soit a droit à sa part et peu participer au festin. Le Christ ne veut pas qu’il y ait des exclus de la joie du Royaume. Cette joie doit être sans ombre. Nous-mêmes, nous faisons partie de cette foule qui a suivi le Christ et que nous retrouvons ce Dimanche. Parmi nous, il y a peut être des personnes qui viennent avec leurs souffrances, d’autres avec leur joie. Nous venons tous avec le poids de notre semaine. Chaque dimanche, nous venons à la rencontre de celui qui nous attend. Ais-je faim de cette rencontre ? Le Seigneur n’agit pas si nous n’en éprouvons pas le besoin. Chaque jour je suis invité à m’interroger si j’ai faim. Qu’elle est cette faim ? Suis-je prêt à me laisser asseoir dans l’herbe pour recevoir la nourriture qui calmera ma faim ? Cette herbe c’est cette terre où veut nous mener Jésus. C’est la terre où règne la paix du Christ que nous nous donnerons tout à l’heure. Cette paix on ne la fabrique pas. Elle nous est donnée si nous acceptons de l’accueillir. Mais on ne peut vivre en paix que si nous avons assez de nourriture et que la faim cesse de nous tenailler. Les ressentes émeutes de la faim nous le redisent avec force. Un homme dont la faim n’est pas rassasiée peut devenir capable du pire pour satisfaire ce besoin vital. Ce n’est pas étonnant alors qu’Isaïe et Mathieu reprennent à leur compte cette image de la faim. Cette faim qui a besoin d’être satisfaite si l’on veut se comporter comme un homme et une femme libre. Loin d’ignorer ce besoin vital, qu’est la nourriture et la boisson, la bible nous rappelle que tout homme à faim d’un aliment qui ne s’achète pas. Il s’agit de l’amour. Ce qu’a besoin d’un enfant ce n’est pas le compte en banque bien garni de ses parents mais de parents qui s’aiment et lui offre cet amour qui devient partagé et gratuit. Notre soif et notre faim d’amour sont tellement immenses que finalement elles ne trouvent leur rassasiement qu’en Dieu. En Dieu l’amour n’a pas de limites. Cet amour, si nous savons le reconnaître, nous n’avons plus à le chercher à d’autres sources. Cette source ne connaît aucune sécheresse. Si cette foule à suivie Jésus et à quitter sa vie ordinaire, c’est bien parce qu’elle est poussée par cette faim d’amour. Chacun attendait depuis si longtemps qu’on lui dise que Dieu est un Père et qu’il aime chacun sans limites. Depuis trop longtemps l’homme cherchait sa route et voici qu’il l’a trouve en cet homme qui offre Sa nourriture : ce qui le fait vivre. Alors n’ayons pas peur de prendre notre part de cette nourriture. Elle n’est sans doute pas la même que le voisin. L’important c’est de manger à sa faim. Dieu ne connaît pas la mal-bouffe mais la nourriture qui donne goût à la vie. Cette vie qui met au centre le partage et ne veut rien perdre de sa saveur. C’est cette nourriture qui nous fait repartir avec des forces neuves vers nos frères. Nous devenons nous même comme ces disciple qui entendent le Christ leur dire « Donnez leur vous-même à manger ». Nos moyens nous semblent dérisoires. Et pourtant, avec un peu d’amour on peu faire de grandes choses. C’est ce qu’ont expérimenté des personnes comme Tim GUENNARD qui avait sombrer dans la délinquance car battu et rejeter par sa famille. Il croisera la route d’une juge qui prendra le temps de l’accueillir, de l’écouter et de lui redonner confiance. Désormais sa vie est orientée vers le service des autres. Pourtant Tim GUENNARD n’avait pas d’argent pour payer cet amour qu’il a reçu. Saint Paul a du également passer par cet expérience que sans amour il ne pouvait rien. Cet amour, il avait à le recevoir de celui qui peut tout. Dans sa lettre aux Romains il nous redit le cœur de son espérance. « J’en ai la certitude : ni la mort, ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l’avenir, ni les astre, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus-Christ notre Seigneur ». Comme Paul, vivons de cette espérance et ne cherchons pas d’autres sources.

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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 10:18

Lorsque nous traversons des pleines en ce moment, nous les voyons recouvertes de céréales et autre végétaux qui servirons à nourrir où à produire de l'énergie renouvelable. Ces pleines qui en hivers semble mornes, prennent des allures de promesse. On pressent qu'elles offriront tout le rendement qu'espère l'agriculteur qui a dû travailler patiemment sa terre pour qu'elle devienne féconde. Il lui a fallut labourer et semer, surveiller la croissance des plantes. Nous contemplons ici toute la patience du semeur. Alors que nous vivons dans une période marquée par la vitesse, la frénésie, nous sommes invités à redécouvrir la patience et le temps de Dieu. Ce temps de vacance peut être favorable pour ralentir et accepter de vivre à un autre rythme. Une Parole doit prendre vie en nous mais il faut du temps car nous sommes en enfantement depuis notre baptême et notre confirmation. Saint Paul nous le rappelle ce soir : « Nous avons commencé par recevoir le Saint-Esprit, mais nous attendons notre adoption et la délivrance de notre corps ». Du coté de Dieu tout est fait. En Jésus, sa Parole, il nous a tout donné. Mais cette parole, bien souvent, tombe sur un sol encombré de ronces. Elles étouffent la parole au lieu qu'elle puisse produire son fruit en nous. Les ronces peuvent être multiples. Tant de soucis viennent appesantir notre vie. Le premier des soucis est celui de l'avenir. Peut être que nous aurions à redécouvrir l'importance d'accueillir le présent. Je me souviens d'une phrase entendue lors d'une retraite. « Le passé est pardonné, le futur ne t'appartiens pas. Seul le présent t'appartient ». Bien souvent nous sommes inquiet pour l'avenir ou bien nous sommes rongé par le passé. Nous ne voyons plus alors ce qui s'offre à nous dans le moment présent, là où nous pouvons accueillir du neuf dans notre vie. Comment accueillir une parole si nous ne sommes pas présent à l'autre ? Nous le sentons bien dans nos relations quotidiennes. Bien souvent nous ne sommes pas présents aux personnes que nous rencontrons. Nous pensons à autre chose. Quand je demande à une personne « comment ça va ?», bien souvent je n'attends même pas la réponse. Si dans notre quotidien nous ne prenons pas le temps d'être présent à ceux que nous rencontrons comment serons nous présent à la parole que Dieu nous adresse chaque jour ? Cet instant présent nous échappe constamment et pourtant nous avons toujours à grandir dans notre disponibilité à l'accueillir. Victor SION, un religieux carme grand connaisseur de sainte Thérèse de Lisieux nous dit ce si dans son ouvrage « la grâce du temps présent » :  « Ainsi chaque minute de notre vie est à son tour la minute indispensable. Nous n'atteignons Dieu que dans chaque instant : dans celui-ci et dans le suivant. Notre existence toute entière n'est que la continuation de ces instants. C'est ce qui lui confère son apparente continuité. De ce contact avec Dieu dans chaque instant naît alors un instant perpétuel, une union constante avec Dieu à travers tout chose. Bien qu'absorbée par la vie active, l'âme demeure avec Jésus dans un renouvellement inaltérable, dans une profonde solitude avec lui seul. Elle peut écouter sans cesse la présence de Dieu en chaque événement et en toutes circonstances »[1]. Ces quelque mots nous rappelle que Dieu n'est ni dans notre passé ni dans un avenir hypothétique mais aujourd'hui à l'instant même. Il ne se décourage jamais. Il continu à semer, quelque soit le terrain. Si nous laissons Dieu agir en nous comme un cultivateur patient, notre terre encombrée pourra devenir peu à peu une terre accueillante, sans obstacle pour la semence. A notre tour nous pourrons devenir des semeurs. Le semeur sème à pleine poigné et finalement le résultat lui échappe. Alors n'ayons pas peur de semer à pleines mains des semences d'amour dans la vie de nos amis, de notre conjoint, de nos enfants. Nous ne savons jamais ce que deviendra cette semence mais nous avons à porter ce même regard que Dieu porte sur notre vie : une promesse d'avenir.

Chaque jour Dieu nous irrigue d'une pluie bienfaisante pour féconder nos vies afin qu'elles portent du fruit. Seigneur donnes nous de nous laisser visiter et abreuvez par ta parole. Tu nous combleras alors de richesses.

CF 2008

[1] Victor SION, La grâce de l'instant présent, la chance d'un chrétien, Ed. des Béatitudes, 2007, P 20

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11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 19:36

Les apôtres se sont enfermés dans la peur de mourir. Leur maître qu’ils avaient suivi est mort. Aussi il ne fait pas bon être son ami en ce moment ! Pourtant, une rumeur coure. Le corps de Jésus ne serait plus dans le tombeau. Mais comment croire une telle nouvelle ? On aimerai tellement la croire ! Comment oser sortir ? On va se faire arrêter et mettre à mort. Alors on reste à attendre, terré comme des fugitifs. La peur semble s’installer. Soudain un homme entre. Il ne savent pas comment mais il est là au milieu d’eux. La présence de cet homme provoque encor plus de peur. Et s’il appartenait au parti des prêtres et s’il venait pour les faire arrêter ? L’homme ne dit rien. Pourtant tous les regards se fixent sur lui. On attend un geste, une parole. Elle va venir. Elle vient de loin cette parole. Une parole, et la joie sera libérée. « La Paix soit avec vous ». Le Christ n’a qu’une chose à offrir : sa Paix. Il sait qu’il va être reconnus de ceux qu’il a choisi parce qu’il leur dira « la paix soit avec vous » et qu’il leur montrera ses plaies. Ses apôtres n’ont besoin que de cette parole pour passer de la peur à la joie, de l’angoisse à la paix. Et nous ? Cette parole nous rejoints-elle ? « La paix soit avec vous » va devenir pour les Apôtres la force de la mission, le bagage pour la route. Habités par la parole de Celui qui rejoint son Père, les apôtres vont n’avoir de cesse d’offrir cette paix qui vient de Dieu et qui conduit vers Dieu. Désormais celui qui veut témoigner de l’Amour de Dieu pour les hommes doit être habité par cette paix et vouloir la donner à tous ceux qu’il va rencontrer. Cette paix elle ne se prend pas. Elle se reçoit de Celui qui a tout reçu de son Père. Désormais tout est pleinement accompli. Le Christ va jusqu’au bout du don de lui-même. Il offre son Esprit aux hommes qui désormais seront abreuvés d’un unique Esprit. Cet Esprit n’est pas un Esprit de crainte. Il est un envoie. Il nous ouvre sans cesse vers les autres. Celui qui est habité par le Christ ne connaît plus de frontières sociale, raciale. « Tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés dans l’unique Esprit pour former un seul corps ». En tout homme, le chrétien reconnaît un frère qui a le droit qu’on lui annonce la Bonne Nouvelle du Christ. A la Pentecôte, enfin une même langue peut parler au cœur de tout homme. C’est la langue de l’Amour du Christ qui devient universelle et qui rassemble. A Babel l’orgueil humain qui bafouait la dignité humaine avait dispersé l’humanité en une multitude de langues empêchant les hommes de se comprendre entre eux. A la Pentecôte au contraire, toutes les nations se retrouvent et chacune entend dans sa langue un même message de Salut. Désormais les hommes sont invités à se reconnaître différents mais tous frères. Cet Esprit donné par Dieu aux hommes, qui veulent l’accueillir, permet désormais l’unité dans la diversité. Chacun devient un membre du même corps. Ce membre est différent des autres mais essentiel pour que le corps aille bien. S’il manque un orteil au pied on perd l’équilibre. Aucun membre n’est plus utile qu’un autre. Mais ce corps ne peut exister que s’il a une tête : Jésus-Christ. C’est lui qui lui donne d’être ce qu’il est. Le corps ne peut pas vivre s’il n’a pas de souffle en lui. Ce souffle c’est l’Esprit Saint que la tête nous offre. Le souffle, l’aire que nous recevons permet d’oxygéner les différentes parties de notre corps. Alors respirons à pleins poumons cet Esprit que le Christ nous donne. Chacun de nous reçoit la grâce pour le bien du corps entier. En avons-nous conscience ? De notre accueille de l’Esprit Saint reçu à notre confirmation dépend la bonne santé du Corps entier. Alors faisons de chaque jour une Pentecôte où nous laisserons l’Esprit Saint parler en nous et nous feras reconnaître le Christ en nos frères. En effet comme nous dit Saint-Paul « sans le Saint-Esprit, personne n’est capable de dire : « Jésus est le Seigneur ». Heureux serons nous si nous nous laissons habiter par cet Esprit qui nous feras crier Abba Papa et nous feras vivrent en Fils et Filles libres et en paix. Alors oui « viens Esprit Saint ! Pénètre le cœur de tes fidèles ! Qu’ils soient brûlés au feu de ton amour ! » (Antienne de l’Evangile).

CF 2008
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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 12:36

Nous pourrions être effrayés lorsque nous entendons une personne dire : « j’ai reçu autorité sur tout être vivants ». Quel pouvoir exorbitant ! Quelle menace pour l’homme quand on voit où ont mené les totalitarismes ! Cela pourrai nous faire peur si cet homme était un révolutionnaire, un dictateur ou notre voisin, s’il s’agissait d’un homme ordinaire. Dans l’Evangile il s’agit d’un homme pleinement homme, tel que Dieu l’a voulu. Voici qu’il reçoit toute autorité sur tout être vivant. Cette autorité lui vient de son Père qui nous a créés par amour pour lui ressembler. Depuis toujours il rêvait que nous puissions devenir comme lui capable d’aimer sans mesure. Créant l’homme, il avait à l’esprit son Fils, model le plus parfais de ce que peut être un être à l’image de Dieu étant lui-même Dieu. La venue de Dieu dans notre monde n’est pas la conséquence de notre péché mais du désirs de Dieu que tout homme puisse connaître son vrai visage : celui d’un Père qui aime ses enfants. Un Dieu qui n’est pas solitaire mais qui vit un échange permanent d’amour, qui est relation. C’est ce pouvoir d’amour qu’a reçu le Christ et qu’il peut désormais exercer sur tout homme qui veut l’accueillir. Comment avoir peur d’un tel pouvoir qui donne la vie ? Car le pouvoir que le Christ détient, c’est celui de transmettre la Vie éternelle et rien de moins. Nous sommes destinés à la vie éternelle ! N’aspirons pas à moins ! Or cette vie éternelle ce n’est pas une idée fumeuse ! Le Christ nous dit que la vie éternelle « c’est de te connaître toi Père, le Seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé ». Est-ce que nous laissons l’Esprit de Dieu nous permettre de connaître par le Christ ce Dieu qui nous créé chaque jour ? Laissons nous résonner en nous la Parole du Christ qui nous as révélé le Père pour en vivre chaque jour en Fils ? Un fils n’est pas un esclave mais un homme libre qui prend plaisir a côtoyé son Père qui lui transmet tout ce qu’il possède. Une  des grandes joies de Dieu, c’est de pouvoir donner à pleine main à ses enfants. Heureux les pauvres car le royaume de Dieu leur appartient. Le Christ ne nous as pas révélé des commandements mais un nom : Celui du Père. Ce mot emprunté au langage des enfants a été choisi par Jésus pour nous révélé Dieu. Nous recevons nous même un nom : celui de Fils et de Fille bien aimé du Père. C’est ce que nous sommes depuis la création du monde. Cette création n’est pas achevée en nous. Chaque jour notre père nous créé par son amour. Tel un potier patient il nous façonne à son image. C’est ce que vive les saints. Ils acceptent d’être dans la main de Dieu et de se laisser conduire par lui. Ils se laissent façonner pour devenir de plus en plus cette image de Dieu. Comme le petit enfant contre sa mère nous sommes invités à la confiance et à croire que Dieu veut nous offrir le bonheur sans ombre qu’il a transmis à son Fils. La sainteté est offerte en quelque sorte au faignants car elle demande que nous nous laissions faire. Tout notre travaille est de devenir de plus en plus accueillant à la présence de Dieu dans nos vies. Cela ne va pas sans souffrances et sans combats. Mère Thérèsa a vécu la nuit de la fois pendant 50 ans. Pendant ces longues années elle a été privée de la perception sensible de Dieu. Elle ira jusqu'à adresser une lettre au Christ dans laquelle elle écrit « Où est ma foi ? Tout au fond de moi, où il n'y a rien d'autre que le vide et l'obscurité, mon Dieu, que cette souffrance inconnue est douloureuse, je n'ai pas la foi. ». Et pourtant Dieu était bien présent à ses cotés et l’a accompagnée jusqu'à la fin de sa vie terrestre. Elle est restée fidèle à son Seigneur coûte que coûte malgré son absence apparente. Elle a ainsi accompli au-delà de ses espérances car elle a accepté de répondre au désir de son cœur inspiré par l’Esprit du Christ. Elle s’est tenue comme Marie qui a vu son fils inerte mort sur la croix. La voici déchirée par ce drame. Y a-t-il plus grande souffrance pour une mère que de perdre son Fils ? Et pourtant elle demeure debout dans la foi. Elle est présente pour soutenir la fois vacillante de ses enfants pour les aider à accueillir cet Esprit qui leur donnera l’audace d’annoncer le nom du Père que nous a révélé Jésus. Alors ayons confiance ! Comme il y a deux mille ans, Marie est à nos coté pour nous guider vers son Fils malgré les tempêtes. Soyons dans la joie et d’un seul cœur demandons lui la seule chose que nous avons à rechercher : « habiter dans la maison du Seigneur tous les jours de notre vie ».

 

   CF 2008
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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 11:05


" En ce jour là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous ». Dieu nous invite à une communion profonde avec lui. Etre en communion avec quelqu’un cela veut dire entrer dans une relation d’intimité indestructible. Vivre en communion, c’est ne faire qu’un avec la personne aimée. Rien de ce qu’elle vit ne peut m’être indifférent puisse que je suis unis indéfectiblement à elle. Je peux même, par un simple regard, deviner ce qu’elle ressent. Je suis toujours impressionné lorsque je vois des couples qui ont parfois 40, 50 voir 60 années de vie communes et qui semblent si complices. Ils n’ont pas besoins de paroles pour communiquer. Le regard et le geste suffisent. Il en est de même de notre relation avec Dieu. Dieu se fait tellement proche de nous qu’il veut demeurer en nous. Rien de ce qui fait notre vie ne lui est étranger. Lorsque nous venons vers lui, nous pouvons rester des heures sans rien dire car quand deux êtres qui s’aiment se rencontrent, il n’y a pas besoin de beaucoup de mots.

 Pour Dieu, la communion ne veut pas dire uniformité. Nous restons tous unique mais uni les uns aux autres par ce lien indéfectible qui nous permet de faire corps. Ce lien c’est l’Esprit Saint qui habite en chacun de nous. Chaque jour est pour nous une Pentecôte. Nous avons a accueillir cet Esprit qui nous uni toujours d’avantage à notre Père par le Christ. Chaque jour nous avons à le recevoir car l’Esprit Saint est d’abord fondamentalement  un don. Dieu ne peut pas nous donner plus, car l’Esprit Saint est la vie même de Dieu. Il assure la constante relation entre le Fils et le Père qui vivent dans une communion permanente d’amour. C’est à cette communion que nous sommes appelé à vivre et rien de moins. Dès lors si nous accueillons l’Esprit, que nous avons reçu à notre confirmation, notre vie ne pourra plus se replier sur elle-même. Elle se déploiera dans toutes ses dimensions. Dieu ne veut pas pour nous une vie rétrécie. Il a vu grand. Ce cadeau ne nous appartient pas. Avec Dieu nous avons a grandir dans la gratuité. Les premiers chrétiens, qui étaient juifs, auraient sans doute aimé garder pour eux la Bonne Nouvelle du Christ. Ils vont devoir s’ouvrir aux païens et découvrir peu à peu que cette Bonne Nouvelle n’est pas réservée à quelques uns mais qu’elle est destinée à tout homme qui accepte librement de l’accueillir. Nous découvrons alors que sans l’Esprit Saint il ne peut y avoir de communauté chrétienne comme nous le rappelle la lecture des Actes des Apôtre. Car sans le Saint-Esprit, la communion avec Dieu  est impossible. Cette communion n’est donc pas seulement le fruit de nos efforts pour mieux nous entendre, mais elle est d’abord l’œuvre de Dieu qui n’a qu’un désir : voir ses enfants unis par une seule foi en la Résurrection et en un Dieu qui aime chacun comme un fils unique. Mais cet Esprit qui est Dieu lui même ne se prend pas, il se reçoit. C’est pourquoi nous ouvrons humblement nos mains pour recevoir le Corps du Christ lorsque nous venons communier. Nous ne faisons alors qu’un avec le Christ. Lorsque nous célébrons l’eucharistie nous devenons ce que nous recevons : le corps du Christ, unis les uns aux autres par l’Esprit. Tout à l’heure le prêtre priera pour l’assemblé, pour chacun de nous pour que nous devenions un seul corps avec le Christ. Voici les Paroles qu’il prononce pendant la prière eucharistique n°3 « Quand nous serons nourri de son corps et de son sang et rempli de l’Esprit Saint, accorde nous d’être un seul corps et un seul Esprit dans le Christ. » Voilà ce que réalise l’eucharistie : une profonde communion entre l’homme  et Dieu, entre les hommes eux mêmes. Venir communier c’est devenir soi-même un autre Christ qui a à vivre en Christ dans sa vie quotidienne. Un sacrement n’est pas magique il demande de notre part une collaboration active. Comment puis je signifier ce que je viens de recevoir à la communion si mon voisin de chaise m’est insupportable ? Nous avons a grandir dans notre relation à l’autre pour le reconnaître comme un frère. Nous sommes tous frères d’un même Père qui ne nous laisse pas orphelin puisqu’il nous donne son Esprit qui nous permet de vivre en sa présence. Risquerons nous à notre tour d’être présence de Dieu pour nos frères ?

CF 2008

 

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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 09:44

« Vous étiez errants comme des brebis ; mais à présents vous êtes revenus vers le berger qui veille sur vous » (1 P 2, 25). Ce berger connaît chacune de ses brebis par son prénom. Pour lui chacune est unique et irremplaçable. Elle est hors de prix et le berger est prêt à donner sa vie pour chacune d’elle. Le « troupeau » est bien diversifié : il y a la chétive, l’audacieuse, la timide, la gourmande bien en chair, la dominante, la farouche, la câline… Et pourtant toutes composent le même troupeau. Avec ce berger il n’y a pas de réforme du bétail ! Toutes ont le droit de vivre. Ainsi Dieu à voulu un peuple diverse et uni. Permettons nous cette diversité ? Est-ce que j’admets  que mon frère, serte différent, mais aimé de la même manière, face parti comme moi du même peuple ?

 Cette image du berger qu’emploi le Christ et l’apôtre saint Pierre, nous dépeint le vrai visage de Dieu. Notre Dieu est celui qui accompagne l’homme et qui le connaît par le cœur. Rien de son histoire ne lui est inconnu et il peut ainsi le guider par sa voix que son enfant reconnaît entre mille. Parfois l’homme peut s’éloigner, inlassablement le pasteur va à sa recherche. Ce berger à une affection pour chacun de ses enfants. Pour lui aucun ne ressemble à un autre. Comme dans le troupeau chacun à sa personnalité. Plutôt que d’en faire des rivalités, unissons nos différences pour en faire une richesse partagée. Chacun peut avoir sa place dans le corps du Christ. Nous avons même à grandir dans notre souci du frère. Nous réjouir de ce que l’un fait pour annoncer le Christ, nous soucié quand un frère ne va pas bien. Car chacune de nos vie à des répercutions sur le corps entier. C’est en grandissant en fraternité, en prenant le temps de s’accueillir les uns et les autres dans nos diversités que le désir de servir la communauté peut grandir. Cela ne sert à rien de prier pour les vocations si je n’est pas le désirs de grandir en fraternité et de répondre à ma propre vocation. Demander des prêtres ne doit pas être un désir de se décharger sur quelques uns pour la mission. Chacun est invité à y prendre sa part en fonction de sa propre vocation. La mission est l’affaire de tous. Les laïcs sont invités à porter l’Evangile sur leur milieu de vie. Avons-nous conscience que lorsque le prêtre ou le diacre nous envoie à la fin de la messe, nous sommes envoyé en mission pour annoncer le Christ et sa Bonne Nouvelle ?
 
L’Eglise n’a pas besoin de bonnes volontés, elle a besoin de saints qui seront répondre quotidiennement à l’appel du maître qui est doux et humble de cœur et qui lui ressembleront de plus en plus. Ce maître ne force jamais la porte. Il ne violente jamais notre liberté. Répondre à son appel est toujours une proposition qui rejoint une quête de bonheur. C’est pourquoi on pose toujours les deux questions suivantes avant d’appeler un jeune à devenir prêtre. « Pensez vous que cela soit bon pour lui qu’il devienne prêtre ? » « Pensez vous que cela soit bon pour l’Eglise qu’il devienne prêtre ?» Ces deux questions, pleines de bon sens, sont essentielles car elles disent bien la finalité de tout appel du Seigneur. Il n’a d’autre but que de nous rendre heureux ; de nous donner sa vie et que nous l’ayons en abondance. C’est ce que le prêtre à a signifier par toute sa vie : offrir à tout homme cette vie en abondance.  Quelque soit notre vocation, nous sommes invités à nous laisser guider par le pasteur qui veut nous mener vers la source où toute soif est étanchée. Chacune de nos vocations n’a de sens que si elle est au service des autres vocations. C’est en nous soutenant chacun et chacune dans nos vocations respective que nous pourrons vivre au mieux notre propre vocation. Nous avons à nous sentir coresponsables les uns des autres. Alors peut être que des jeunes auront envie de répondre à un appel à devenir prêtre, diacre, religieux, religieuse et découvriront ainsi la beauté et la joie de répondre à la voix du pasteur qui appelle chacun de nous par son prénom.

Le berger nous fait sortir hors de la bergerie et nous précède. Il est en tête il passe toujours le premier. Nous pouvons alors marcher en toute confiance. « Si je traverses les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi, ton bâton me guide et me rassure » (Ps 22). Avec lui je peux tout traverser. Il est à nos cotés alors que peuvent les loup féroce ? Le Berger se tient à notre porte. Allons nous lui ouvrir ? Il nous appelle allons nous lui répondre ? La réponse nous appartient.

CF 2008
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