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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 18:39

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Les mythes sont tenaces. Ils nous poursuivent et traversent les siècles. Parfois l’homme les déforme pour apprivoiser ses fantasmes. Le mythe de la caverne de Platon devient parfois un mythe conspirationniste[1]pour échapper à un monde trop terne. Et Babel revient plus vivante que jamais. Il y a comme une insupportable évidence à gommer. Cette évidence fait parfois peur. Elle effraie. Elle se nomme d’un nom suspect : différence. La différence déroute car elle nous oblige à renoncer à une vie par trop formatée. Elle nous contraint à risquer l’inconnu. Avec la différence nous sommes vulnérables. Il faut apprendre les codes, quitter la sécurité du savoir acquis et intégré. Alors on développe des défenses. On tente de confondre les termes. La différence devient inégalité. Quoi de plus normal que de lutter contre l’inégalité ? Je me joins bien volontiers à ce combat s’il est justement abordé. Or ici on se trompe de combat. La revendication à l’ouverture du mariage aux couples dit homosexuels me semble être plutôt le combat de l’indifférenciation. Je ne peux pas en conscience me joindre à ce combat. Combattre la différence c’est combattre la vie, la diversité. Le mariage n’est pas une question d’égalité mais de différence. Pourquoi vouloir dire qu’une personne à orientation hétérosexuelle serait semblable à une personne à orientation homosexuelle ? Ces deux personnes ont droit au même respect. Au nom de ce respect de la différence chacune à droit d’être protégée socialement. Mais au nom de ce même respect de la différence ont-elles accès à des droits similaires ? La différence ne fait pas des sous citoyens. Au contraire la reconnaissance de la différence enrichit une société au lieu de l’uniformiser à la manière de grande chaînes de restauration ou d’habillement. Assumer ce que nous sommes nous ouvre un accès de possibilité et d’impossibilités. L’homme est marqué par la limite. Il ne peut sans cesse repousser les limites au risque de se perdre et de ne plus être homme. Nous savons où ont mené des philosophies qui ont introduit des notions comme le surhomme…. Mon propos n’est pas un plaidoyer pour une institution en fin de vie. Il se veut au contraire une infime contribution pour le débat qui anime notre société pour qu’elle demeure un terreau qui favorise la différence et non l’uniformité. La différence unie si elle est accueillie dans le respect de sa spécificité. Alors de grâce que le mariage demeure une institution qui signifie l’union de l’altérité absolue : l’union d’un homme et d’une femme. Il ne s’agit pas ici de droits mais d’un miroir qui réfléchit l’image de l’homme qui ne s’accomplit réellement qu’en présence de son Autre. 

« On nous cache la vérité, il doit y avoir un complot derrière tout cela ». 

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 10:51

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Le débat sur la réforme territoriale bat sont plein. Il attise les passions sur les bancs des assemblées. Il créer quelques remous chez les citoyens amoureux de leur territoire. Le prêtre diocésain que je suis n’y est pas indifférent puisse que bien ancré dans ce bout de terre qui avance fièrement dans cette mer souvent rageuse, jamais domptée. La mer façonne sans doute le caractère de ses habitants. Un nouveau choque m’attendais, imprévu celui-ci. Pourtant la journée commençait plutôt bien. Je me réjouissais d’acquérir la nouvelle édition de notre livre familiale (l’annuaire diocésain), affreusement jaune cette année. Et ce fut le choque ! Un tremblement intérieur ! Page 90, de l’opus déjà cité, je découvre effaré que le doyenné des marais et des havres est rattaché à l’archidiaconé de Coutances. Audouville La Hubert rattaché à Coutances ! Comment en est on arrivé là ? Comment trahir à ce point la géographie Manchote ? Audouville regarde vers le Nord ! Nous faisons parti du Bas Cotentin, du Sud du Nord de la Presqu’île ! Pourquoi ne pas nous rattacher à Avranches, allant jusqu’au bout de la trahison territoriale ? Décidément nous changeons d’époque ! Les repères séculaires semblent s’effriter et devenir mouvants. Il faut se rendre à la raison la Manche ne sera pas épargnée par ce mouvement du changement. Alors regardons l’avenir et vivons le présent. Mais fallait-il oser l’impensable ?

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 18:36

Le magazine "Le Point" de cette semaine nous livre un très bon dossier qui parle d'une souffrance silencieuse occasionnée par l'obsession du zéro faute en dictée. Vous y découvrirez une interview de François de Closets qui n’est pas le dernier des imbéciles (diplômé de Science Po Paris). Il parle de son « calvaire » orthographique. Vous y découvrirez aussi des passages de son dernier livre : « zéro fautes, L’orthographe une passion française », Ed Mille et Une Nuits. En voici un extrait. « Etant catalogué « intelligent mais irrégulier », je voyais mes défaillances orthographiques mises au compte de cette « nonchalance », de cette « fantaisie » que mes professeur dénonçaient à longueur de bulletins et qui, langage domestique, s’appelait « paraisse ». Je faisais des fautes d’orthographe parce que j’étais fainéant. Pour tout dire, « je m’en fichais ». E pourtant… Dieu, que j’aurais voulu trouver dans mon stylo la sûreté graphique de ma mère ou de mes professeurs ! (…) A chaque réprimande, je me promettais, le temps d’une résolution, de ne plus jamais fauter d’un redoublement de consonne ou d’un accord de participe. Peine perdue. Je rechutais à la composition suivante. Mes graphocrates de maîtres me prêtèrent même un esprit d’insubordination : « Ma parole, vous le faîtes exprès ! » Ils ne pouvaient concevoir qu’un élève, à l’évidence doué pour les études, soit un cancre dans cette seule discipline. »

 

Pourfendeurs des fautes d’orthographe je vous laisse méditer ces quelques mots empruntés. Vous pouvez aussi vous procurer Le Point de cette semaine pour continuer votre conversion à une plus grande tolérance orthographique !...


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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 08:58


Juin est un drôle de mois pour la vie de l’Eglise. Il faut jongler avec le passer, le présent et l’avenir. De réunions bilan en préparations de baptême, de mariages en rencontres pour élaborer des projets pour l’année prochaine. C’est un peu comme de la gymnastique. Il faut savoir être souple pour passer d’une figure à une autre ! Il faut aussi parfois savoir décrypter une langue étrangère au commun des mortels. La langue ecclésio-cléricale ! « On doit se faire conversation »… un amas de belles formules qui nous laisse un arrière goût de néant. Remarquez le langage convenu est toujours suave et invite à s’illusionner et à s’endormir. Notre belle langue a de beaux jours devant elle ! Décidément ce moi de juin n’en fini pas de mourir…

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 17:04




Je ne veux surtout pas vous inciter à jeûner en vous "offrent" ces tristes clichés pris lundi dernier le long des quais du Bassin du Commerce à Cherbourg. En effet ce n'est pas très ragoûtant ! Pourtant je n'ai pas inventé ce spectacle désolant qui s'offrait à mes yeux. Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas un fanatique de l'écologie. Mais quand on voie cette pollution je me dis quand même qu'on pourrai peut être faire un petit effort.... Commençons par jeter nos détritus dans une poubelle..... Si Dieu nous a confié la création, assayons de la respecter un minimum sans en devenir des exclaves.

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 13:58

Si vous voulez paraliser pendant plusieurs secondes votre voisin acariâtre, vos enfants un peu trop remuants, il y a maintenant une solution : le tazer Stoper C2, moyennant quelques 499 € plus une heure de formation obligatoire à 100 €. Votre instrument délivrera une onde électrique pendant 30 seconde et bloquera le système nerveux de l'individu qui la reçois. Alors plus d'hésitation ! Que chaque aumônerie s'équipe il sera un bon auxiliaire pour l'animateur lorsque les jeunes sont un peu trop remuant ! D'autant que ce tazer est en vente libre... Sidérant


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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 17:14


Si le projet de découpages des circonscriptions électorales de la Manche, présenté par la Presse de la Manche et la Manche Libre, est entériné nous assisterons à une incohérence territoriale ! Alors que la Manche se décomposent de territoires allant du Nord au Sud, on veut découper une partie du Nord et du centre par le milieu faisant une partie Est et une partie Ouest. Les découpeurs parisiens semblent vraiment mal connaître la géographie et la mentalité manchote ! Les élus de droite comme de gauche réagissent vivement et ils ont raison me semble-t-il. En effet je ne vois pas ce qu'il peut y avoir de commun entre un citoyen de Sainte Mère Eglise ou de Montebourg avec un citoyen de Percy ou de Canisy ! Bien sur qu'il faut sans doute supprimer une circonscription si on examine la démographie. Mais de grâce respectons les hommes et les femmes vivant sur un même territoire ! Pourquoi ne pas rassembler les circonscriptions de Saint-Lô et de Coutances ?

"[...] D'une part il n'y pas de cohérence territoriale : c'est ce qui ressort de ce qu'on ne peut qu'appeler "un charcutage électoral." Charcutage parce que le Cotentin rural et maritime se trouve découpé en deux dans le sens de la longueur, comme on charcute une bête morte au crochet du boucher, les côtes séparées par le couteau et écartées de force." Presse de la Manche, édition du samedi 27 décembre 2008.
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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 14:18
Source : Père David LEROUGE (link)

    Voilà une petite présentation de ma matinée. Il y a des jours où on ferai mieux de rester couché !
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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 14:46

« Aujourd'hui, ces jeunes jouent leur vie »

C’est le titre d’un article du journal Ouest-France (édition Saint-Lô/Coutances du 24 avril 2008). En lisant ce titre je me suis dit qu’on parlait peut être des enfants soldats d’Afrique, d’enfants exploitée dans des usines… Je me rendis vite compte que j’avais tort lorsque je vis la photo qui accompagnait l’article (link).

Je veux bien que le football soit devenu la nouvelle religion et que l’on parle de grand messe pour les matches de ligue 1. Mais comment peut on dire que des jeunes jouent leur vie quand ils participent à une journée de détections organisée par des recruteurs du Stade Malherbe de Caen ?  Cela nous posent en tout cas la question du sens de la vie. Nous avons tous des rêves, des désirs de réussite. Mais sont ils si importants ? Raterions-nous notre vie parce que nous ne gagnerions pas un salaire mirobolant et ou que nous ne deviendrions jamais célèbre ? Je me souviens de la conférence de Jean-Marie PETITCLERC qu’il avait donnée à Coutances à l’occasion du Festival Amen Toi (à l’occasion du départ Mgr FIHEY, évêque de Coutances et Avranches de 1989 à 2006). Il nous invité à faire la différence entre « réussir dans la vie » et « réussir sa vie ». Réussir sa vie ? Je vous laisse répondre…

CF 2008

 

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 11:31

 


Il me faut repartir avec des forces neuves. Le très semi-bolide s’est arrêté et n’a plus voulu avancer. Il a fallu passer par la case arrêt aux stands. Le mécanicien à fait son œuvre et la voiture reprend quelques énergies avec une batterie qui se recharge peu à peu après une période d’hivernage au garage. Il va falloir respecter un temps de rodage et ne pas se croire formule 1. Période où il va falloir repenser l’équilibre de vie et mettre en place des gardes fous au risque d’une nouvelle sortie de route. Le prêtre est un homme nous dit Rahner. Effectivement le prêtre n’est pas un surhomme qui pourrait transgresser les lois de la nature !

Comme tout homme il a besoin de temps de respiration, de bouffées d’amitiés, de détente. On prie beaucoup pour les vocations depuis quelques années. Mais se préoccupe t’on de la vie quotidienne de ces hommes qui essayent de vivre le plus honnêtement possible leur ministère qui donne sens à leur vie. Lorsque je constate parfois une réelle solitude de certains confrères ou leur suractivité, cela me fait mal. Il est vrai que la croix est présente dans toute  vie chrétienne mais ne doit elle pas être allégée par des frères qui acceptent d’être des Simon de Cyrène ? Peut on continuer à vivre à 100 à l’heure sous le seul prétexte de l’urgence de la mission ? Il faudrait peut être arrêter le massacre ! Les tenants intégristes du don de sois sont parfois les complices d’une spiritualité qui devient inhumaine si elle est mal comprise. Donner sa vie pour ses frères et pour Dieu n’affranchi pas du respect de la nature et de l’équilibre de vie ! La Croix est la souffrance occasionnée par l’amour et non une souffrance résultant de la maladie ou d’une épreuve de la vie. La souffrance est d’abord une réalité qu’il faut combattre pour pouvoir justement vivre ce don de sois qui nous ouvre aux autres. 

Repartir c’est reposer un acte de confiance en Celui qui appelle. J’ai en tête ma devise diaconale « Confiance, Lèves-toi, il t’appelle » (Mc 10, 49). Celle-ci m’a fait avancer et faire des pas que je ne me serais pas cru capable. Elle peut en faire faire à bien d’autres… Nous ne pourrons vivre notre vie chrétienne aujourd’hui qu’en reprenant conscience de notre confraternité baptismale et de la solidarité qu’elle entraîne pour chacun des membres du Corps du Christ. La vie chrétienne n’est pas un long fleuve tranquille mais une belle aventure alors « Avances au large ! » (Lc 5, 4) même si tu as peur de te noyer !

CF 2008

 


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