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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 11:39

« Où tu iras, je te suivrais »(Mt 8, 20). C'était la phrase d'un pharisien qui semblait plutôt motivé. Par temps calme on se sent pousser des ailes ! Nous retrouvons aujourd'hui les « pauvres » disciples embarqués dans une barque pour aller on ne sait où. Et pourtant le maître il a dit « embarquement immédiat ». Alors il faut partir. Il est sympas lui ! Alors qu'on était pénard avec plein de gens sympas et il nous dit de dégager, de partir. En plus il faut se supporter dans une coquille de noix ! Ça fait un peu crise du logement ! Imaginez 13 dans une barque ! Nous voilà parti. Pour aller où ? Sur l'autre rive, il a dit ! Supper précision ! Mais bon à force, on a l'habitude. Prenons le large ! Et puis il ne nous as jamais pommés ! Au fait qui va tenir la barre ? Si c'était lui ce serai plus rassurant. Mais qu'est ce qu'il fout ? Il se met à dormir ! A ben bravo, c'est lui qui commande et Monsieur roupille ! Aller Pierre tu te met à la barre. Après tout la conduite de bateau ça te connaît ! Oh là là qu'est ce que je voie au loin ? Des nuages qui grossissent à vue d'œil. Oh là va falloir s'accrocher ! On va se prendre de la flotte sur la g... P... qu'est ce que je fous là ? Pourquoi je l'ai suivi ? Faut y être c.. Mais bon on est dedans on peut plus faire demi tour. Aïe Aïe ça y est on s'est prit un creux de 10 mètres. Je vomis mon 4 heures. Si j'avais su je serais pas venu ! Et l'autre qui dors ! Je t'en foutrais ! On est en trein de couler, on a les b... et lui qu'est ce qui fait ? Il roupille ! Aller on va le secouer, faut qu'il nous sorte de là ! Surtout qu'on a oublié les fusées de détresse, c'est ballot ! A s'ayez, il se réveille. Il était tant ! En plus il nous fait des reproches !!! On voit que c'est pas lui qui a vu la barque presque sombrée ! Le voilà debout alors que nous on est recroquevillés. Respect quand même pour ce mec ! Il a du cran quand même. Alors la mer qu'est ce qu'on dit ? Hein ? On s'écrase, on fait pas la fière hein ? Nous non plus remarque ! On ose même plus rien dire.... Il y a vraiment un pilote dans la barque. Nous voilà arriver sur l'autre rive. Qu'est ce qui va encore arriver ? On sait qu'il est là. Alors pourquoi avoir peur ?

CF 2008

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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 18:33


Après avoir écouté Jésus sur la montagne nous le retrouvons dans la pleine. Il descend des hauteurs. Finalement ce mouvement de descente symbolise ce que fut la vie du Christ. Une lente descente du Fils allant du Père vers les hommes. Il descendit pour rejoindre tout homme quel qu'il soit. Aussi loin qu'il soit de Dieu. Sa descente culminera sur la croix allant jusqu'à rejoindre le malfaiteur pour le relever et le sauver.

Le Christ redescend de la Montagne après avoir longuement parlé. Il est sans doute fatigué et se sent vidé. C'est dans ce moment de fatigue qu'un homme s'approche. Son visage a-t-il encore apparence humaine ? Il est sans doute rongé par cette lèpre depuis tant de temps. Depuis tant d'années il est exclu de ses frères et de Dieu. Une rencontre improbable va se vivre. L'impur et le Pure se rencontrent. L'homme se prosterne et n'ose à peine croire que Dieu puisse le visiter et le relever. « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier ». « Seigneur, si tu le veux ». Voilà une prière qui devrait nous aider à vivre notre propre prière ! Devant son Dieu, son Maître, le « lépreux » n'exige pas. Il demande que Dieu face selon son bon vouloir. Il ne commande pas Dieu. Cependant il vit dans l'espérance. Ce Dieu qu'il cherche depuis tant d'année y compris dans sa nuit ne peut pas être sourd à son cri ! Voici que Jésus s'arrête devant cet homme à terre. On ne voit plus son visage. Il s'est prosterné. Il est face contre terre. Le Christ va étendre sa main vers cet homme qui n'a plus vraiment de visage pour lui redonner forme humaine. Il étend la main. Cette main qui veux dire tout le bien que Dieu veut pour l'homme. « Je le veux sois purifié ». Un geste, une parole et voici que l'homme peut se relever et reprendre vie au milieux de ses frères. Et nous, avons-nous le même regard que le Christ porte sur chaque homme ? Nous sommes aussi invité à nous laisser relever par  le Christ et à sa suite à aider nos frères souffrants à se relever patiemment et à vivre leur combat. Chaque pas sera alors une victoire fragile mais bien réelle sur ce mal qui voudrai nous clouer sur place. Avec le Christ, nous savons désormais qu'aucun homme n'est exclu de Dieu.

CF 2008

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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 19:11

Dieu embauche ! Pourquoi ne pas répondre à son annonce ? Elle est pourtant alléchante. Jugez plutôt : un travail en plein air, au soleil, des personnes à qui vous pouvez redonner le sourire, des rencontres improbables, des découvertes et des émerveillement chaque jour. Si le contrat de travail vous intéresse n'hésitez plus ! Avec Dieu il n'y a que des CDI. En plus vous prendrais des couleurs, votre bronzage est assuré. En effet, on ne moissonne pas quand il pleut si non la récolte serai perdu. Aller travailler à la moisson c'est donc aller dehors respirer à plein poumon. C'est aussi profiter du soleil pour qu'il me réchauffe. Le moissonneur n'est pas seulement celui qui va peiner à la tache. Il est aussi celui qui va récolter les fruits de celui qui a semer. Son salaire devient alors la joie d'être le témoin de ce que le maître de la moisson opère dans la vie des personnes qu'il rencontre. L'ouvrier participe alors à la moisson avec les seuls outils que lui donne le maître. Ses outils, il doit les recevoir. On ne peut donner que ce que nous recevons. « vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ».

CF 2008
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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 15:09

"Il n'est pas le Dieu des morts mais des vivants" (Mc 12, 27). Nous sommes invités à méditer ce verset de l’Evangile d’Aujourd’hui. Il nous redit que Dieu n’est pas du côté de la mort mais de la vie. Etre baptisé nous fait entrer dans une relation de vie avec Celui qui nous aime et nous sauvent. Etre chrétien c’est accueillir chaque jour cette vie que Dieu veut nous donner et la mettre en œuvre dans nos propres vie. Unis au Christ, nous-nous engageons pour la vie, pour qu’elle se déploie dans toutes ses dimensions. Nous avons reçu la force de Dieu le jour de notre baptême pour rester dans la vie. Alors prenons en soin et demandons à Dieu de visiter toutes les zones de mort qui persiste en nous pour devenir des vivant tel que Dieu l’a voulu.

CF2008
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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 11:22

"Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos." (Mt 11, 28). L'Evangile de la sollenité du Sacré-Coeur de Jésus nous met en présence de ce Dieu qui n'a d'autre but que de nous aimer, nous consoler et nous sauver. Nous sommes son peuple choisi nous pour être un petit groupe de privilégiés mais pour témoigner de son amour pour les petits et les souffrants. Nous ne pourrons témoigner de cet amour que si nous vivons l'amour fraternelle en quotidien et si nous nous laissons aimer et consoler par Dieu.

CF 2008
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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 21:54


Trois mots percutants. Quand on n'a plus de regard, quand on n'est plus qu'un mendiant de reconnaissance et d'amour. Quand on n'a plus que le cri pour être quelqu'un au-delà de sa nuit sans fin. Soudain, un mouvement de foule vous ébranle. Au-delà de la souffrance qui vous cloue à terre, une espérance s'insinue dans la faille de l'armure entrouverte par quelqu'un. Ce quelqu'un vient, saura-t-il vous voire ? Saura-t-il me voire ? Saura-t-il me reconnaître autrement que cette foule qui m'enferme dans ma mendicité et ma cécité ? Finalement, ne serait-ce pas la foule qui est aveugle ? Sait-elle qu'elle accompagne le Fils ? Et si j'osais me laisser regarder par le Fils, moi qui ne peux regarder ? Vais-je enfin pouvoir contempler la lumière ? Ma seule ressource est le cri. Le cri, ce n'est pas la parole, c'est une bouteille jetée dans la mer du désespoir. Sera-t-elle récupérée ? La foule couvre ce cri, elle se fait écran, mais l'espoir est plus fort... L'espoir, si souvent déçu, resurgit au plus profond de l'âme et ne peut être tu. Tant de cris ont déjà été étouffés car troublant notre quiétude et notre confort apparent. Ce cri va enfin être reçu par Celui qui criera tous nos désespoirs et nos abandons sur cette croix où l'innocence et la dignité sont bafouées. Le cri est reçu et la foule en est retournée. Elle se penche enfin vers celui qui est assis et qui attend l'heure de la délivrance. D'écran, la foule se fait relais de la Parole qui relève.

CONFIANCE, le mot est lâché. Il ne pourra plus être enfouie par celui qui le reçoit. Il est le don de l'énergie pour s'ouvrir à la grâce qui va vous relever et vous rendre votre dignité. La confiance va restaurer l'image perdue par tant de luttes et de mépris. La confiance va permettre à la deuxième invitation de se réaliser.

LEVE-TOI, enfin le moment est venu de se mettre en route. L'espoir d'un but est enfin advenu. La vie va tenir sa promesse, ma nuit n'est pas sans fin, je vais bientôt apercevoir la lumière. Se lever, c'est consentir à la vie, c'est vouloir combattre les forces de mort qui veulent s'emparer de moi. Se lever, c'est devenir disciple de Celui qui me met debout pour accueillir la vraie vie.  Se lever c'est me ré-accueillir tel que je suis : un être aimé, appeler à aimer.

IL T'APPELLE. Sans confiance et sans vie, comment puis-je accueillir cette interpellation inouïe.  L'appel du maître de la vie nous convoque au meilleur de la vie. Il nous appelle à (re)donner le meilleur de ce qu'il nous à donner pour nos frères. La vie devient plus forte que la mort qui nous clouait au sol. L'Appel me conduit à demeurer mendiant. Je deviens mendiant de la vie de mes frères. Je suis appelé à permettre à mes frères de s'ouvrir à cette vie que mon cri a permis de faire jour et de les appeler comme moi à la vraie louange de celui qui nous a tout donné.


            Encore aujourd'hui, par la médiation de l'Eglise, le Seigneur continue d'appeler à la vraie vie les hommes de notre temps. Saurons-nous entendre Jésus nous dire « appelez-le » ? Cet appel débouchera sur la confiance et mettra en route des personnes paralysées par tant de souffrances, de doutes, de manques de confiance en la vie. Ainsi nous serons porteurs de vie si nous nous faisons obéissants à l'appel du Christ à jamais vivant. Oui la foi peut sauver et conduire des hommes et des femmes sur le chemin de la vie. « Jésus dit : « Va, ta foi ta sauvé. » Aussitôt il retrouva la vue et il suivit Jésus sur le chemin ».


 

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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 20:18


« Soyez saints, car moi, je suis saint » (1P 1, 16). Ce verset peut nous sembler exorbitant. Comment devenir Saint comme le Tout Autre qui ne vit que d’un amour désintéressé? Et pourtant c’est un peu le leitmotiv de Dieu à travers toute la bible. Dieu n’a pas choisi pour nous une vie étriquée. Il a vue grand. Tout baptisé, ne doit pas avoir d’autre ambition que de devenir Saint. Saint-Pierre nous donne la clef pour y parvenir. « Soyez comme des enfants obéissants » (1P 1, 14). La sainteté ce n’est  pas faire de grands exploits mais devenir jour après jour un peu plus ce que nous sommes aux yeux de Dieu : des fils et des filles bien aimés du Père. La volonté de Dieu c’est de nous voire libres de pouvoir aimer comme il nous aime. Alors nous pouvons accueillir sans crainte l’Evangile d’aujourd’hui. Le Christ ne nous demande pas d’abandonner notre famille, notre maison ou notre terre. Il nous demande simplement de ne pas en faire des absolus qui pourraient nous asservir. Comme sainte Thérèse de l’Enfant Jésus désirons la sainteté, non pas celle de l’héroïsme mais celle du quotidien qui nous fait aimer concrètement de l’Amour même de Dieu chacun de ceux avec qui nous vivons.

CF 2008
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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 18:14


« Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l’aimer » (Mc 10, 21). Jésus se met à aimer l’homme qui vient à sa rencontre car il observe les commandements de Dieu. Il cherche à faire la volonté de Dieu. Or ces commandements ont été donnés par Dieu dans un contexte de libération. Ce que Dieu aime le plus en l’homme c’est sa liberté. Cette liberté n’est pas un laissé aller pour faire n’importe quoi. Elle est notre capacité à choisir le bien et ce qui nous rendra vraiment heureux. Alors demandons simplement dans la prière que Dieu nous aide à découvrir ce qui peut être un asservissement dans nos vies et de pouvoir s’en détacher.

CF 2008
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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 14:18


"Au commencement de la création, il les fit homme et femme. A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils ne font qu'un. Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! » (Mc 10, 6). C'est pour moi toujours une joie de découvrir des fiancés le jour de leur mariage. A regarder leurs visages on a l'impression qu'ils vivent une joie sans nuage. Moment certe unique mais au combien important dans une vie. Nous avons besoin de nous souvenir de ces moments de grande joie. Alors gardons les bien vivants dans nos coeurs.

CF 2008

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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 16:11

"Écoutez-moi, vous les gens riches ! Pleurez, lamentez-vous, car des malheurs vous attendent. Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés par des mites, votre or et votre argent sont rouillés" (Jc 5, 1-3). Saint Jacques continue à nous fustiger par ses vifs reproches que nous trouvons peut être excessifs nous concernant... Et pourtant il s'agit bien ici de la Parole de Dieu. Jacques s'adresse ici à des riches qui amassent et veulent toujours plus quittent à profiter des autres. Il constate que tous ce que nous voulons amasser pourri. Dans le désert Dieu a donner la manne pour nourrir son peuple. Chacun recevait selon ses besoin et on ne pouvait pas faire de réserve car sinon l'aliment dépérissait. Parfois nous sommes tenter comme un riche usurier de mettre la main sur les dons de Dieu et de les garder jalousement pour nous. Nous-nous sentons être riche de notre foi et regardons parfois de haut ceux que nous considérons comme des petits. Et pourtant Jésus nous rappelle dans l'Evangile "Celui qui entraînera la chute d'un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes et qu'on le jette à la mer" (Mc 9, 42). Par ces mots très fort, le Christ nous invite à être attentif aux plus "faibles" de nos frères et à les accompagner dans leur parcours de foi. Qui que nous soyons nous avons toujours à nous laisser enseigner et guider par des frères et soeurs aînés dans la foi. Pour cela il faut accepter de ne pas posséder mais de recevoir gratuitement car la vie de Dieu ne s'achète pas. Il nous faut donc un coeur de pauvre qui sache accueillir comme l'enfant ce que son père veut lui offrir. "Tout ce que tu garde pourri, tout ce que tu offre fleuri". "Je ne veux que ce qui s'offre" (Pierre-Yves LAMBERT, chansson "ce qui s'offre, album Hors Format de Michel SARDOU).


CF 2008
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