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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 18:54

Photo : Yann BERTAUT


L’Evangile nous confronte aujourd’hui à notre rapport à la Vérité. Jean-Baptiste est en prison car il crie la vérité au risque de sa vie. Cette vérité n’est pas bonne à dire. Il dénonce la relation qu’Erode entretien avec Hérodiade. Il faut faire taire l’importun. Pourtant Hérode « aimait l’entendre ». Sans doute était il d’abord intriguer par cet homme qui ne voué sa vie à une cause : annoncer la Vérité qui allait venir. Une Vérité  qui dérange. Hérode c’est un peu chacun d’entre nous. Tous, nous affirmons aimer la vérité. Mais quand elle nous dérange… c’est une autre affaire. Cette Vérité nous empêche de devenir des « biens pensant », des personnes qui se croient dans leur bon droit. La Vérité que nous apporte le Christ, ce n’est pas une vérité qui serait à croire comme on doit accepter une certitude : la Lune tourne autour de la Terre. Cette Vérité que la fois chrétienne nous enseigne c’est cette lumière que nous recevons au baptême. Elle nous sert de sextant pour nous diriger. La lumière éclaire elle ne force pas la marche. Mais si nous prenons le temps de laisser cette lumière éclairer notre chemin nous prendrons le chemin de la Vérité. Le Christ ne nous a pas dit ce qu’est la Vérité. Il est lui-même la Vérité qui se dira ultimement sur la Croix. En cela la Vérité chrétienne peut être redoutable puisqu’elle met l’amour au centre de toute chose. Mais chacun aime à sa mesure. Alors ce soir Seigneur j’ai envie que tu viennes souffler par ton Esprit sur cette lumière que j’ai reçue en 1975… Donnes moi l’audace de laisser cette lumière éclairer ma vie et m’indiquer un cap. C’est là que réside ma Liberté.

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 15:47


Pour comprendre la première lecture d’aujourd’hui, il faut utiliser le rétroviseur. Il faut se transporter dix ans en arrière. La canicule a saisie toute la région de Bethléem. Le soleil brûle tout ce qui veut pousser ou vivre. Elimélech, le mari de Noémi, un riche commerçant de Bethléem, fuit sa ville et la famine. Il décide de s’implanter  dans la pleine fertile de la région de Moab de l’autre coté du Jourdain. Terre de tous les dangers pour celui qui est attaché à Yahvé. Il faut résister au culte des idoles. Les deux fils épouseront des filles du pays. Le père mourra, puis les deux fils laissant dans le besoin leurs épouses. Ayant quitté le lieu des ancêtres voilà que Noémi se retrouve bien dépourvue. La faim la fait revenir à Bethléem, accompagnée des ses deux belles filles. Trois veuves sont en marche vers une nourriture promise. Trois veuves qui doivent faire un choix vital : soit rester et mourir, soit prendre le risque de revenir vers la Terre du Seigneur pour y mendier quelques gerbes de blés. De riches, elles sont devenues mendiantes d’un peu de pain. L’une choisit de retourner vers la terre de ses pères. Les deux autres prennent le chemin de Bethléem redevenu la Terre du Seigneur,  Terre où personne ne doit manquer de nourriture. Une terre où on laisse glaner le pauvre. Suis-je aussi une terre où l’on peut venir « glaner » ce que le Seigneur y dépose ou bien est-ce que j’ai envie de tout garder pour moi ? Ruth choisit de quitter sa terre pour devenir une étrangère. Elle sera accueillie comme une sœur par le riche Booz. Cet accueil est un nouveau signe que nous sommes bien dans une terre habitée par Dieu. Et moi, serai-je capable de déverrouiller ma porte, d’aller à la rencontre de mes nouveaux voisins ? Cette terre, l’espace d’un petit moment, devient bénie car elle se fait accueillante au pauvre. Noémi épousera Booz. La malédiction se changera en bénédiction. Leur fils sera le père de Jessé qui aura pour fils le roi David. Par Ruth, un sang étranger coulera dans les veines de Jésus notre Sauveur. En Jésus il y a déjà cet accueil de l’étranger. Alors n’ayons pas peur de nous tourner vers Bethléem. Nous y verrons un enfant les mains ouvertes. L’étranger y est le bienvenu et ils viendront de l’Orient… Le blé ne manque pas. Chacun peut y trouver sa nourriture, qu’il soit un « étranger » ou un habitant depuis toujours.  Finalement, ce texte n’est-il pas pour nous une invitation à intégrer le mystère de Bethléem dans notre vie ? A revenir vers la « Maison du pain[1] » quand la famine s’installe dans nos vies de foi. A regarder d’un autre œil ceux que nous considérons loin de nous, loin de l’Eglise… Bethléem : la terre de toute les naissances si nous ne retenons pas captif ce que nous recevons. Dieu nous rejoint dans la plus grande des fragilités. Alors pourquoi avoir peur de sa rencontre ?



[1] Signification hébraïque du mot Bethléem                                      


Référence biblique : Rt 1, 1-22

 

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 21:43


Réfèrences bibliques : Jg 11, 29-39  Ps 39 Mt 22, 1-14


La liturgie de la Parole nous offre deux textes difficiles à accueillir. Ils le sont, si nous ne prenons pas le temps de les méditer et de découvrir les implications dans notre vie de foi et dans notre quotidien. Le premier texte nous conte l’histoire d’un homme qui doit offrir en sacrifice sa fille car il a fait un vœu au Seigneur. L’autre Texte tiré de l’Evangile selon st Matthieu nous présente un malheureux en guenilles qui se fait jeter de la salle du banquet des Noces. L’assemblée, comme un seul homme, répond « nous rendons grâce à Dieu ». Mais pouvons nous rendre grâce, quand il s’agit d’un père qui va tuer sa fille pour respecter une promesse qu’il a faite au Seigneur ? Pouvons-nous acclamer un Evangile qui exclue au lieu d’accueillir ? A première vue c’est impossible… Et pourtant la Parole de Dieu a toujours raison. L’Ecriture qui est lue à l’église recèle toujours une bonne nouvelle ou une invitation à la conversion… Aujourd’hui, ce sont les deux à la fois auxquels nous sommes conviés si nous laissons cette parole rejoindre notre cœur. Je vous propose une méditation de ces deux lectures, certes dérangeantes, mais ô combien riches d’enseignement.

 

Tout d’abord, Dieu n’a jamais demandé à Jephté de lui offrir une personne en sacrifice. Jephté prend à témoin Dieu pour devenir le chef d’Israël. Il va instrumentaliser Dieu pour parvenir à son ambition. Il va aller jusqu’à marchander sa victoire. Il propose d’offrir en sacrifice le premier membre de sa famille qui viendra à sa rencontre lorsqu’il reviendra chez lui victorieux et auréolé du titre de chef. Parfois il nous arrive aussi d’entrer dans une démarche mercantile avec le Seigneur. « Si tu m’obtient telle chose, je ferai tel acte pour te remercier, sinon tu peux toujours courir ! ». Dieu n’est pas un marchand. Son seul profit c’est de voir grandir en nous la confiance. Jephté pêche par manque de confiance et d’orgueil. Prier ce n’est pas vouloir forcer la volonté de Dieu en lui faisant miroiter un cadeau. D’ailleurs, qu’est-ce qui peut avoir assez de valeur pour que Dieu adhère à notre volonté ? Car finalement, Jephté veut acheter la volonté de Dieu. Osons regarder notre prière en face. Bien souvent elle n’est pas tout à fait désintéressée. Parfois nous faisons des promesses que Dieu ne nous a jamais demandées. De plus, ce sont souvent des promesses sans lendemain. Cela ne doit pas nous empêcher de faire des prières de demande. Mais nous ne serons jamais les maîtres de la volonté de Dieu. C’est une invitation à la confiance en la gratuité de Dieu. Prier c’est déjà une victoire sur l’égoïsme, sur le repli sur soi… Alors osons prier sans faire de promesse. Dieu entend toujours nos prières. Mais Il n’est pas un distributeur automatique. Prier Dieu, c’est toujours lui demander sa force pour aimer ou qu’il l’accorde à celui qui en a besoin. Prier c’est s’ouvrir à une présence qui vous accueille sans vous juger mais qui a la joie de vous rencontrer tel que vous êtes. Il ne s’agit pas de s’illusionner. La prière est un combat. Ce combat, le Christ à dû le vivre aux pires heures de sa vie. Sa prière sera indépassable « Père si tu le veux, éloigne de moi cette coupe… Cependant que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui se fasse ! » Or, que veut le Père ? Que sa Parole puisse être criée à la face du monde. Cette Parole qui redit que tout homme est aimé par le Père. C’est ce que Jésus criera sur la croix : « J’ai soif ! » Dieu à soif de notre amour, de notre présence, de notre confiance… C’est ce même cri que Jean-Paul II lança à une foule en attente d’un nouveau pasteur : « N’ayez pas peur ! ». Le drame de Jephté c’est peut être de ne pas avoir eu connaissance du psaume que nous avons entendu aujourd’hui : « Heureux est l’homme qui met sa foi dans le Seigneur […] Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; tu ne demandais pas ni holocauste ni victime, alors j’ai dit : « me voici je viens, dans le livre est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j’aime : ta loi me tient aux entrailles. » Nous-nous rendons compte que la Révélation à mis du temps à entrer dans le cœur de l’homme.

 

Dans l’évangile, le maître ne renonce jamais à inviter l’homme à se tourner vers Lui. C’est ce que nous explique Jésus aujourd’hui à travers la Parabole que Saint Mathieu nous livre. Ce sont finalement les pauvres, rencontrés sur le chemin, qui prendront part au festin des noces. Ce repas est normalement réservé à des invités « triés sur le volet ». Ils sont souvent choisis avec soin par l’invitant. On le voie bien lorsqu’un couple prépare son mariage. C’est souvent un « casse tête » pour constituer la liste des invités. La peur d’oublier, l’obligation de limiter le nombre des convives… Le Maître dans la Parabole ne met pas de restriction au nombre d’invités. « Le repas de noce est prêt, mais les invités n'en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce ». On peut se demander qui pouvaient être ces premiers invités ? La parabole ne nous le dit pas. L’attitude des premiers invités nous indique en tout cas du mépris pour l’invitation et sans doute de la suffisance… Ne serais-ce pas le riche décrit par Jésus avant-hier ? « Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu ». Et ce brave Pierre de s’interroger « Mais qui donc peut être sauvé ? ». La réponse nous vient aujourd’hui. Ce sont les pauvres, au sens biblique du terme, qui sont invités à ce festin des noces. Celui qui a un cœur qui accueille au lieu de posséder ; celui qui sait qu’il a besoin des autres pour vivre ; celui qui n’a pas peur d’entendre un appel à rejoindre un Père qui lui tend la main ; celui qui sait qu’il n’a qu’un trésor : l’Amour qu’il reçoit chaque jour. Celui qui préfère d’abord écouter avant de parler. Celui qui se contente de la part reçue. Voici que la salle du banquet se remplit d’estropiés, de malades, de pauvres. Pour l’occasion, peut-être la seule de leur vie, ils ont mis leur plus bel habit. Le roi va les considérer. Ils vont exister à ses yeux, eux que l’on regardait de travers ou que l’on ignorait. Pour une fois, ils vont habiter leur beauté. Le vin est décanté, la joie peut se répandre. Mais il y a comme intrus dans cette salle. C’est la tristesse. Cet homme, croit il vraiment qu’il est l’Invité du roi ? Sans doute pas puisqu’il garde ses guenilles. La mort est déjà en lui. Il garde le silence. Aucun homme ne peut vivre dans un silence complet. Même les ermites chantent les psaumes. Les muets ont leur langage. Cet homme est mort car il ne se croit pas digne d’être invité, d’être aimé par le roi. Il reste dans sa laideur qu’il s’est fabriquée. Les uns renaissent à la beauté, un autre meurt car il ne peut croire à un tel miracle. Judas n’a pas voulu mettre son vêtement de noce… Et nous ? Acceptons-nous d’être aimables aux yeux de Dieu ?     Acceptons-nous de revêtir sa Beauté même si nous sommes estropié, souffrant, malade ? Venir à l’eucharistie c’est finalement revêtir cet habit de Noce. Laisser le Christ me redire personnellement : tu es suffisamment aimable pour que je sois allé offrir mes mains et mes pieds aux clous de la Croix. « J’ai soif ! », viens me désaltérer par ta présence et laisse moi t’aimer. Laisserons nous sans réponse ce cri ? C’est le mystère de notre liberté.

 

Comment dès lors douter que ces deux textes ne sont pas écrits pour nous décourager ? Ils nous invitent tout d’abord à la confiance et à la gratuité radicale de Dieu. Ils nous rappellent aussi que la tristesse sera bannie du Royaume de Dieu et qu’aucun homme n’est tombé assez bas pour que Dieu ne puisse l’aimer. Alors n’ayons pas peur de nous approcher en toute confiance de la table des Noces.

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 17:59


Paul nous rappelle aujourd’hui qu’on ne peut pas être à la fois oui et non. Il nous faut choisir chaque jour. L’indécision est vraiment un obstacle pour notre vie chrétienne. Il est vrai que nous sommes bien souvent inconstant. Il ne faut pas se décourager. C’est pour cela que j’aime tant le poème 5 de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus « Mon chant de l’aujourd’hui ». Je n’ai qu’aujourd’hui pour répondre à Dieu. Alors quelle va être cette réponse aujourd’hui ?

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 20:33

En lisant l’évangile d’aujourd’hui, je repensais à un autre évangile. Celui de la Samaritaine que nous avons accueilli pendant la retraite de profession de foi. Dans les deux cas il s’agit d’apaiser deux besoins naturels : la faim et la soif. Avec Saint Jean nous sommes toujours invités à dépasser le sens premier des mots. Souvent, il joue avec le malentendu. Avant de vivre sa mission, Jésus a décidé de partir au désert pour affronter ces deux besoins essentiels pour la vie de l’homme. Il expérimenter ce que peut provoquer chez l’homme le manque de nourriture et de boisson. Mais une autre faim et une autre soif le tirailleront durant tout son ministère public. Il aura soif et faim de la rencontre des hommes et des femmes de son temps. Sans cesse il sera en marche pour rencontrer ses frères et sœurs. Aujourd’hui encore, le Christ a faim et soif de notre présence. Il désirs nous rencontrer. Bien souvent nous passons à coté… Venir recevoir le corps du Christ ce n’est pas seulement être rassasier et recevoir des vivres pour la route. C’est aussi repartir avec une faim de rencontres. Alors n’ayons pas peur de garder les mains et le cœur ouverts… des trésors s’y déposeront !

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 18:44

« Il vaudrai mieux que cet homme là ne soit pas né » (Jn26). Paroles terribles misent dans la bouche de Jésus par l’Evangéliste Mathieu. Contraste à nouveau entre cet homme qui quitte la lumière pour sombrer dans la nuit et celui dont Pilate dira plus tard « voici l’homme ». En Jésus nous voyons un homme tout en transparence, en Judas un homme qui agit dans la nuit et finit par s’y laisser enfermer. C’est cet homme là que Jésus dénonce. Celui qui s’est enfermé dans le refus d’aimer. Le Christ, ici, réagit avec ses tripes de Fils. Comment peut il supporter qu’un seul de ses frères puisse refuser le salut et désespéré de l’Amour de Dieu ? Nous aussi nous sommes invité comme le Christ à souffrir de ce qu’il y a des hommes et des femmes qui ne savent pas qu’ils sont aimé par Dieu. Nous sommes invité aussi à l’Espérance qu’aucun homme n’aura refusé le Salut promis. « […] puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’un façon que Dieu connaît, la possibilité d’être associé au mystère pascal. » (Concile Vatican II, Constitution pastorale sur l’Eglise dans le monde de ce temps, n°22).
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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 20:40


Portraits croisés aujourd’hui dans la liturgie. L’un mourra de désespoir, l’autre sera sauvé par un regard. L’un ne pouvait pas croire que le Sauveur d’Israël puisse être celui qu’il suivait depuis 3 ans, l’autre pensait pouvoir donner sa vie pour sauver son maître. Tous les deux pleureront… L’un a sans doute médité amèrement cette parole « Là où je m’en vais, tu ne peux pas me suivre pour l’instant, tu me suivras plus tard » (Jn 13). Sans s’être laisser aimé jusqu’au bout puis-je aller où va le Christ ? Il faudra que Pierre tombe lourdement pour qu’il se laisse relever par un regard et finisse par dire au ressuscité de Pacque « Tu sais tout Seigneur ». Pour s’en sortir, Pierre a du passer d’une sainteté désirée à une pauvreté offerte (cf le Père Michel RONDET, Ecouter les mots de Dieu, Bayard). Pierre a découvert au fond de lui-même qu’il n’y a pas d’autre chemin que de s’appuyer sur un Autre et que l’on devient fort quand on accepte de se laisser conduire au lieu de vouloir garder toute la maîtrise de la situation. Heureux sommes nous si un jour nous avons pu nous aussi croiser ce regard. Il est le remède à nos découragements et à notre faiblesse.

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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 21:03

« Maudit soit l’homme qui met sa confiance dans un mortel » (Jr 17, 5). Quel peut être cette souffrance qui pousse Jérémie a vociférer un tel cris qui dénie toute confiance en l’homme ? Comment à t’il pu être trahit à ce point pour que la rage l’envahisse ? En tout cas, de telles paroles, sortant de la bouche d’un prophète, nous font réfléchir sur nos relations et comment nous nous comportons vis-à-vis d’elles. Alors que la haine semblait le rongé, Jérémie va préférer se séparer d’elle pour se tourné vers le Seul capable de n’être que Bénédiction. Son cœur va pouvoir alors laisser de la place pour autre chose que la malédiction. Lorsque nous sommes affronté à la trahison d’amis ou de proches n’ayons pas peur de nos sentiments, même s’ils ne sont pas en cohérence avec notre foi. Mais ne laissons pas ces sentiments nous envahir. Osons nous tourner vers Celui qui nous accompagne chaque jour et qui jamais ne nous trahira. Il fissurera notre cœur et nous ouvrira un chemin même si parfois certains pas peuvent être très dure. Alors enracinons nous chaque jours dans celui qui veut que nous devenions un bel arbre qui porte de beaux fruits. « Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne fruit, en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu’il entreprend réussira » (Ps 1).
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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 20:50


« Mes jours sont dans la main de Dieu » (Ps 30)…. Notre vie dans la main de Dieu. Mais alors serions nous un jouet du Créateur ? Comment pourrait-il faire de sa main un carcan alors qu’il nous a créés à son Image, c'est-à-dire des êtres libres fais pour aimer et des êtres de relation. Alors que peut bien signifier une telle expression qui tire sa source dans la bible « être dans la main de Dieu » ? Question redoutable pour le croyant que je suis. Avant d’accueillir le psaume, nous avons accueilli un extrait du livre de Jérémie en proie à la persécution. Alors qu’il souffre il se tourne vers Dieu et lui fait cette prière « Mais toi Seigneur, fais attention à moi, écoute ce que disent mes adversaires. Comment peut on rendre le mal pour le bien ? » Etre dans la main de Dieu c’est finalement vouloir demeurer à l’image de celui qui nous a créer. Demander sans cesse à notre créateur de nous maintenir dans la vérité et l’amour, alors que le mal voudrait nous entraîner sur son propre terrain. Cette main n’est pas un instrument pervers, Elle est instrument de bénédiction. Seigneur ce soir je veux revenir vers ta main. Quelle me guide et me soutienne sur mon chemin car parfois la nuit est bien épaisse….

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 17:54



Aujourd’hui, la liturgie nous propose la suite du récit de la Création. Nous atteignons un sommet puisqu’il s’agit ici de la création de l’homme et de la femme. Ce récit de la Genèse est un beau poème avec le refrain « Dieu vit que cela était bon ». Avec le sixième jour le refrain s’enrichit : « et Dieu vit que cela était très bon ». L’homme est alors perçu par l’auteur du récit comme le sommet, le chef d’œuvre de la Création de Dieu ». Dieu à mis en l’homme ce qu’il avait de meilleur en lui au point d’en faire son image. Dès lors Dieu ne pourra jamais se résoudre à abandonner l’homme y compris lorsque celui-ci cède au mal. Même lorsque l’homme est défiguré, Dieu continue avoir en lui cette image qu’il a inscrite en chacun de nous. Il ira jusqu’à donner son fils qui sera lui-même défigurer pour redonner figure à ce qui n’en est plus. Nous sommes inviter à nous laisser ressaisir par ce récit et à renouveler notre regard sur chaque personne que nous rencontrons et à nous souvenir que Dieu y a inscrit le meilleur de lui-même.

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