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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 19:39
 
Quel métier de brut... Imaginez. Je commence la journée à l'aube en allant prêcher à la Synagogue. Puis un compagnon de route me signale que sa belle mère est malade (quel saint homme, c'est peut être pour cela que je l'ai choisi...). Je pars à son chevet (j'espère qu'elle n'est pas contaminente...) et lui prenant la main je la guéri. A peine guérie, là voilà qui nous sert, voilà une femme vaillante ! Alors que je suis tranquillement attablé chez mon ami Pierre voilà qu'il faut que je reparte et que j'aille à nouveau guérir des personnes qui ont appris ma présence dans la ville. Voilà que la ville entière se presse à ma porte. Nous voilà bien ! Qu'est ce qui t'as pris Père de m'envoyer ? Enfin il parait qu'il faut que je montre ton vrai visage alors je les accueille et les soulage. Bon, c'est pas tout ça mais il faut que j'aille me reposer. Je part dans la Montagne pour te rencontrer. J'ai tant de choses à te dire en tête à tête.
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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 20:00


Nous voici revenu dans le temps ordinaire après ces quelques jours bercés par la joie de Noël. L'Evangile qui nous est offert en ce premier jour du temps ordinaire nous livre un double message. D'abord que le temps ordinaire n'est pas si ordinaire que cela puis que nous y rencontrons Dieu dans l'ordinaire de nos vies. Le Christ dans l'Evangile rejoint des personnes dans ce qui fait leur quotidien pour leur annoncer la Bonne Nouvelle dont il est porteur. Alors n'ayons pas peur de la banalité de notre vie « ordinaire ». Dans un deuxième temps l'Evangile nous montre le Christ qui appelle ses premiers disciples, Simon et André. Cet appel nous avons aussi à le recevoir en ce début d'année. A nous mettre en chemin à la suite de Celui qui veut faire de nous des disciples fidèles à la Bonne Nouvelle. Alors soyons heureux si nous accueillons cet appels et surtout soyons fidèles aux rendez vous qu'il nous fixe pour accueillir sa parole et son eucharistie pour être les heureux porteurs de sa Bonne Nouvelle pour nos frères.

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 16:27

Nous voilà entrés dans la dernière semaine avant Noël. C’est le sprint final. Cette foi les textes de la liturgie sont plus explicites. Aujourd’hui l’Evangile nous livre l’Essentiel pour comprendre qui est Jésus. Il est « celui qui sauve » et « Dieu avec nous ». En avons-nous toujours conscience ? Dieu n’est pas un être éloigné de nous. Il veut être à nos coté pour traverser les différends événements de notre vie. Suis-je prêt à le choisir comme compagnon de route ? Lorsqu’il vient à notre rencontre il nous redit les même parole que pour Joseph : « ne craint pas ». Alors demandons lui de chasser toute peur de nos vies.

 

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 17:48


L'évangile d'aujourd'hui met en scène des croyants décontenancés devant l'oeuvre de Jésus. Comment cet homme ose t'il poser des actes réservés à Dieu seul ? Bien souvent, le mode opératoire de Dieu nous surprends, nous déconcerte . Comment peut il « rejoindre » telle personne quand on connaît son parcours de vie ? Il déboule dans ma vie quand je ne l’attends pas… Pourtant Dieu se laisse découvrir si nous prenons le temps de la rencontre avec Lui à travers sa parole. Bien souvent nous avons une idée toute faite sur Lui. Sommes nous prêts à nous laisser surprendre par cet ami qui veut nous rencontrer ? Osons cette rencontre cette semaine et ouvrons le livre, il deviendra parole !

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 19:34


Je contemple de mon bureau les arbres du jardin. Ils sont comme mis à nu par l’automne qui annonce l’hiver. Ils ont quitté leur robe si chatoyante pour un vêtement plus sobre. Pourtant, dans ce dépouillement, il se dégage une majesté. Ils ont laissé leurs feuilles pour féconder la terre qui les nourrit. Leur vie maintenant se met au rythme de la nouvelle saison : le ralenti. Il y a des instants dans nos vies où nous faisons cette expérience. Nous perdons nos parements qui nous protègent et nous embellissent. C’est alors que je peux devenir un peu plus moi-même laissant l’artifice à d’autres. Perdant mon manteau d’apparences je gagne une certaine vérité et je permet à d’autres d’accéder à ce que je suis. Et pourtant je reste un mystère. Si je suis dépouillé je pourrai me laisser recouvrir par d’autres qui viendrons m’enrichir. Perdre ses feuilles c’est aussi mettre à nu les blessures de l’écorce. Peut être faut il profiter de l’hiver pour cicatriser. Sans les feuilles on a plus froid il faut alors trouver de la chaleur. Où trouverais-je la chaleur ?

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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 17:52


Cela fait combien de temps que cet homme n'a plus de regard ? Combien de temps qu'il est assis dans l'indifférence générale ? Quel est donc ce tumulte qui vient le sortir de sa torpeur ? Que de bruit et d'agitation ! Il faut qu'il sache, que ce passe-t-il. Il demande. S'il n'a pas la vue, il a la curiosité de ceux qui veulent connaître et comprendre. Il a la simplicité de demander. On lui répond. Ah c'est ce Jésus dont on parle tant. Il passe par là. C'est une aubaine ! Il faut la saisir mais comment faire avec cette foule ? Le pauvre aveugle n’à d'autre ressource que le cris. Il n'a pu rien mais il lui reste la parole qui se fait plainte. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pu s'exprimer. Son cri sort de ses entrailles. Un enfantement se prépare. La foule veut anéantir le cri. La vie se veut plus forte et le cri retenti de nouveau. Le Sauveur arrête sa marche. Il fait venir cet aveugle qui a crié. "Il n'oublie pas le cri des malheureux" (Ps 9, 13). L'homme se retrouve devant Celui qui voie et qui donne la vue. Rencontre immense entre celui qui a tout et celui qui n'a rien. "Que veux tu que je fasses pour toi ?" Est ce que je sais ce que je veux que tu fasses pour moi Seigneur ? La réponse est lumineuse "Seigneur, que je vois". Le Christ donne ce qu'il a de plus précieux : son regard. Ce regard qui guérit, qui relève, qui dit tout l'amour d'un père pour ses fils. Ce regard prend place dans un regard vide. Il devient rempli des merveilles de Dieu. Désormais l'aveugle sera porteur du regard de celui qui Sauve et relève. Suis je prêts à accueillir un tel regard sur ma vie ?


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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 18:23

Dimanche dernier Mgr LALANNE, notre évêque, demandait aux nouveaux diacrex de maintenir la porte de l’Eglise ouverte aux hommes et aux femmes de notre département. Et voici qu’il est question aujourd’hui d’une porte fermée dans l’Evangile. Est à dire que des personnes seront exclues du Royaume ? Dans l’Evangile, à plusieurs reprises, il est question d’exclusion de ce royaume. Il y aurai même les bénis et les maudis. Seulement, qui peut être totalement juste auprès de Dieu ? Personne ! Alors comment comprendre ? Ces récits sont plutôt écrits pour permettre au croyant de découvrir qu’il ne peut être sauvé que par la seule grâce de Dieu. Il ne peut pas se sauver lui-même. Si l’on ne passa pas par la porte qu’est le Christ, le Père ne nous reconnaîtra pas. Car la seule porte pour accéder au Père est son propre fils. Sur la croix, ses bras sont grands ouverts et ne peuvent exclurent personnes. Alors accueillons ce texte pour ce qu’il est : un stimulant pour mener une vie qui nous fait aimer notre prochain et chassons de notre vie la crainte de Dieu.

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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 10:37

                                               Coupole de la basilique Sainte Thérèse à Lisieux


Quel contraste entre la première lecture et l’Evangile d’aujourd’hui. Nous accueillons d’abord une magnifique prière d’action de grâce dans le « prologue » de l’Epître aux Ephésiens puis une lamentation de Jésus dans l’Evangile. L’un contemple le projet créateur d’un Père immense en amour, l’autre regarde le spectacle d’un monde qui tue toute espérance. Et pourtant contre toute attente, il y a ce Père qui ne désespère jamais de sa Créature. Il ne cesse de nous regarder comme des fils. « Il nous a d’avance destinées à devenir pour lui des fils par Jésus-Christ : voilà ce qu’il a voulu dans sa bienveillance à la louange de sa gloire, de cette dont il nous a comblés en son Fils bien-aimé, qui nous obtient par son sang la rédemption, le pardon de nos fautes" (Ep 1, 5-6).

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 16:43


Si cette fête a été instituée pour commémorer un événement belliqueux (la victoire de l'Epante sur les Ottomans), elle nous rappelle l'importance d'accueillir dans notre vie les mystères de la Vie du Christ. La prière du Rosaire n'est pas faite pour l'élite, pour ceux qui se considèrent comme déjà arrivés au but. C'est une prière humble qui invite à l'accueille de celui qui veut demeurer chez nous. "C'est chez toi que je veux célébrer la Pâque" (Mt 26, 17). Méditer régulièrement la vie du Christ c’est finalement avoir compris ce qu’est le Mystère de Dieu. On n’aura jamais fini de mieux le connaître et de mieux le comprendre pour mieux l’aimer. Alors prenons Marie chez nous pour qu’elle nous aide à toujours mieux connaître son Fils pour mieux l’aimer.

 

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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 20:53


"Or, vous êtes le corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps." (1Co 12, 27). La liturgie nous offre un beau cadeau aujourd'hui. Elle nous rappelle que l'essentiel pour l'Eglise est de garder et vivre l'unité. Malgré nos différences nous sommes unis les uns aux autres au Christ pour former un seul corps. Ce n'est pas pour rien que nous accueillons ce magnifique texte de Saint Paul alors que nous faisons mémoire de saint Cyprien et de saint Corneille. Le premier fut évêque de Carthage et le deuxième évêque de Rome, c'est à dire pape. Ils vécurent au III° siècle. Celui-ci fut marquer par de violentes persécutions et des hérésie qui mettaient en danger la pérennité de l'Eglise qui était en proie à des divisions. Par leur suprême témoignage du martyr, saints Cyprien et Corneille ont affermis l'Eglise du Christ. Sans cesse le Christ envoie des ouvriers pour l'unité de son Eglise. Le pape Benoît XVI  a invité les évêques français à être des "serviteurs de l'unité" en rappelant que "nul n'est de trop dans l'Eglise. Chacun, sans exception, doit pouvoir s'y sentir chez lui, et jamais rejeter". Alors travaillons là où nous sommes à l'unité de l'Eglise en considérant chacun comme un frère. C'est un vrai défit. Mais l'annonce authentique de l'Evangile est à ce prix. Car l'unité n'est pas une fin en sois. Elle est le nécessaire témoignage pour que les paroles du Christ entendues aujourd'hui à travers l'Evangile puissent être accueillies par tout homme. Comment ne pas vouloir annoncer de tels paroles entendue aujourd'hui de la bouche de Jésus : "Ne pleurs pas" (Lc 7, 13), "Jeune homme je te l'ordonne, lève toi" (Lc 7, 14) ? C'est de notre unité et de notre amour fraternel que ces paroles pourrons être entendues. Alors oeuvrons humblement où nous sommes à la communion dans l'Eglise sans rêver qu'elle soit parfaite à vue humaine.

CF 2008


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