Me voici
Telles furent les premières paroles de celui qui allait devenir prêtre. Me Voici, tout est dit à travers ces deux mots. L’ordinant s’approche parce qu’un jour le Seigneur l’a rejoint au plus profond de son cœur. « Tu m’as appelé alors j’ai dit me voici je viens faire ta volonté ».
Ce jour était habillé d’un soleil resplendissant sans aucun nuage pour le masquer. Une joie semblait graver dans les pierres de cette cathédrale habillée de pierres vivantes. Que de visages où le bonheur transparaissait pour quelques heures, un bonheur annonciateur d’un ravissement éternel… Un jour cette joie et ce bonheur ne nous quitteront plus.
Un évêque virevoltant, crosse en main au milieu de son peuple heureux de recevoir un tel pasteur pour le conduire sur le chemin que lui propose son Seigneur. Des (frères) prêtres formant corps autour de leur évêque pour accueillir le petit dernier. Que de beaux regards se passant de mot ais-je croisé. « L’amour jamais ne passera ». Que de mains fraternelles venue accueillir et transmettre ce qu’ils ont reçu de plus cher… Qui peut soupçonner la densité de tels gestes ? Les Vagues des litanies sont passées sur celui qui offre tout et s’abandonne entre les mains de celui de qui il a tout reçu. « Ce chemin c’est l’abandon du petit enfant qui s’endort sans crainte dans les bras de sont Père…[1] » Quelle émotion et grâce que d’être entouré par tous les amis de Dieu vivants à jamais auprès de lui ! L’Esprit Saint peut alors descendre tel un baume bienfaisant et guérissant pour celui qui en est inondé. Cet Esprit qui désormais me fera dire « Faîte cela en mémoire de moi ».

CF 2007
[1] Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face, Ms B [1r°]