La liturgie nous propose en ce moment « la saga » d’Abraham, l’itinéraire d’un homme de foi. En lui nous pouvons reconnaître le parcours de tout croyant. Le chrétien est en effet invité à un pèlerinage, à une marche en compagnie de Celui qui l’invite à marcher à ses cotés. Sur une parole de promesse Abraham se met en route. Cette parole va être prospère car sa richesse va s’accroître. Abraham deviendra puissant, respecté et riche de nombreux biens. Une belle prospérité en somme…. Dieu va inviter Abraham à passer de la prospérité à la postérité. Abraham va découvrir peu à peu que la vraie richesse n’est pas contenue dans l’accumulation de biens mais dans la réponse donnée à une parole de vie qui vient féconder sa propre vie. On comprend alors pourquoi le Christ, dans l’Evangile de ce matin, nous invite à ne pas donner aux chiens ce qui est sacré. Il s’agit de la postérité d’Abraham. Cette postérité, c’est notre fraternité en ce Dieu qui appel chacun à devenir un « fils » d’Abraham, une personne qui met sa confiance dans la Parole donnée d’un Dieu qui veut la vie de ses enfants. Ce qui est sacré, c’est la relation que nous entretenons avec les autres hommes. Une telle relation doit être soignée. Elle ne peut être bradée. La parole de Dieu d’aujourd’hui est un appel à soigner la relation que nous entretenons avec les personnes de notre quotidien. Et si au cour des prochains jours, nous prenions le temps de la rencontre gratuite avec nos amis, les personnes que nous rencontrons ?
CF 2007