Vendredi dernier les disciples revenaient vers Jésus pour lui rendre compte de leur mission. Ils étaient harassés par la rencontre. Ils avaient du affrontés tant de portes fermés… Leur enthousiasme s’était émoussé… Jésus devant le récit du non accueille entre dans une grande tristesse qui le pousse à employer un mot qui semble si étranger au vocabulaire de Dieu : « malheur ». Ce matin nous retrouvons Jésus accueilli chez des amis. Il goûte cet accueil. Enfin une porte amicale s’ouvre pour accueillir la Vie. Cette porte nous sommes tous invités à l’ouvrir ou à l’entrouvrir. Cette porte, c’est la porte de notre cœur. Nous sommes invités comme Marthe et Marie à ouvrir notre maison afin que le Christ deviennent l’hôte de notre vie pour qu’elle devienne porteuse de la Bonne Nouvelle pour nos frères qui n’osent pas ouvrir la porte.
On a souvent opposé Marthe et Marie. Le Christ n’opposent pas les deux attitudes qui sont toutes les deux nécessaires. Il nous rappelle la priorité : le rencontrer, se mettre en sa présence afin que toutes nos actions portent du fruit en abondances. Ne nous y trompons pas : la rencontre avec le Christ n’est pas une perte de temps qui affadie notre vie mais elle donne la fécondité à toute notre action. Nous aurons beau faire toutes les exploits du monde, s’il nous manque cette rencontre ils ne seront rien. Alors heureux serons-nous si nous ouvrons notre cœur à la Parole du Seigneur, nous serons comblés de joie.
Cf 2007