La liturgie d’aujourd’hui nous permet de contempler une belle figure de croyant : Joseph, cet homme juste. Joseph est Juste car il observe la Loi de Dieu sans qu’elle ne devienne mortifère pour ses frères. Joseph va appliquer la Loi de Moïse, celle qu’il a reçu de ses pères sans que Marie en soit victime. Pour Joseph, la Loi est d’abord un instrument au service de la vie. Qui se met à l’école de Joseph devient serviteur de la Loi, celle de l’Amour qui relève l’homme blessé et le remet sur le chemin. C’est cette même Loi, qui depuis Jésus-Christ, révèle à l’homme sa véritable identité : celle d’être un fils. Le Juste n’est pas aveugle devant les agissements de son frère mais il est celui qui essaie fidèlement d’obéir à Dieu qui n’a d’autre volonté que la vie de ses enfants. Joseph est celui qui se laisse interpeller et remettre en cause par le Seigneur. Alors qu’il a « formé ce projet », voilà que survient un envoyé de Dieu. Joseph ne parle pas, il écoute. Il se laisse instruire par Celui qui est l’auteur de la Loi. Cette Loi n’est pas édictée par celui qui en vit mais par celui qui donne la Vie. Acceptons-nous qu’un Autre puisse guider notre vie pour quelle deviennent vraiment porteuse de vie ? Etre à l’école de Joseph, c’est être ouvert à l’inattendu de Dieu qui surgit lorsque l’on ne l’attend pas. Des juifs se demanderont « Que peu- il sortir de bon de Nazareth ?». Et pourtant, de Nazareth sortira l’inouï de la raison humaine : Dieu qui se fait homme et qui demeure parmi nous. Avec Joseph, nous sommes invités à accepter que Dieu soit le guide de nos vies pour en faire une réponse d’amour à nos frères. Joseph, tu es celui qui accueille Marie chez toi. Par Marie, tu vas laisser le Seigneur habiter chez toi pour qu’il en face sa maison. Comme Joseph ou st Jean, n’ayons crainte d’accueillir Marie, c’est le plus sûr chemin pour accueillir Jésus comme il souhaite être accueilli.
Joseph, tu n’a pas crains de répondre à l’appel de Dieu, à aller au-delà des apparences. Apprends nous à être vraiment libres. Aujourd’hui, être chrétien s’est poser un choix libre qui va à l’encontre de la mentalité ambiante. Combien de fois sommes-nous interpellés voir moqués lorsque nous affirmons notre foi ? Et pourtant, notre foi chrétienne révèle notre liberté puisqu’il s’agit pour nous de choisir ce qui nous semble le plus fondamental : l’Amour désintéressé d’un Dieu qui veux faire de nous ses enfants. Une telle foi doit nous conduire à l’accueille inconditionnel de toute homme. Je reconnais en toute personne un frère ou une sœur non pas parce que j’ai des affinités avec elle mais parce que je reconnais en elle l’image de Dieu. Cet accueil, Dieu est venu le chercher chez les hommes. Il y a rencontré le des hommes et des femmes qui lui ont dit oui. Ce oui n’a pas été le fruit d’un hasard. Ce oui est le fruit de libertés qui ont osé croire que la destinée humaine n’est pas la mort mais la vie. Les oui de Marie et de Joseph ont ouvert le champ des possibles pour les croyants. Désormais nous pouvons à notre tour dire oui à Dieu jours après jours. Soyons sur d’une chose : nous sommes solidaires les uns des autres dans notre réponse au Seigneur. De notre oui à Dieu dépends l’affermissement du oui des autres croyants. Ensemble nous formons ce Peuple qui réaffirme dans la foi qu’un Dieu existe et qu’il s’est fait l’un de nous pour révéler qui il est : un Père qui aime des enfant au point de ce donner lui-même pour eux.
Joseph, Fils de David, heureux es tu, toi qui donne le Nom de l’enfant à naître : Jésus « Dieu sauve ». C’est cet enfant que nous accueillerons lundi soir.
CF 2007