
Depuis lundi, la liturgie de la Parole de la messe nous permet de parcourir le livre d'Osée. Nous y découvrons la colère de Dieu. Nous pourrions craindre d'être en présence d'une antinomie. Comment effet affirmer que Dieu est Amour alors que l'on entend sa colère à travers ce livre ? Cette colère met finalement en relief cet amour qui n'a rien d'eau de rose. Dieu ne reste pas sans réaction quand il voit ses enfants entraînés dans des voies qui conduisent à la mort. Comment des parents qui aiment leurs enfants pourraient rester sans réaction si leurs enfants se rendaient malheureux ? Devant l'infidélité de son peuple Dieu ne va pas rester sans agir. Sa première réaction est celle d'un amoureux blessé, qui a tout fait pour celle qu'il aime. Il va jusqu'à dire « qu'il aille et suive ses vue ». Finalement Dieu ne peut se résoudre à laisser l'homme se perdre et à se détruire. Il va lui offrir son pardon et réaffirmer qu'il est vraiment un Père pour chacun des membres de son peuple. Ecoutons notre Dieu nous parler : « J'ai aimé Israël dès son enfance, et, pour le faire sortir d'Égypte, j'ai appelé mon fils. C'est moi qui lui apprenais à marcher, en le soutenant de mes bras, et il n'a pas compris que je venais à son secours. Je le guidais avec humanité, par des liens de tendresse ; je le traitais comme un nourrisson qu'on soulève tout contre sa joue ;je me penchais vers lui pour le faire manger. Mais ils ont refusé de revenir à moi : vais-je les livrer au châtiment ? Non ! Mon coeur se retourne contre moi, et le regret me consume. Je n'agirai pas selon l'ardeur de ma colère, je ne détruirai plus Israël, car je suis Dieu, et non pas homme : au milieu de vous je suis le Dieu saint, et je ne viens pas pour exterminer »(Os 11, 1-9).

cf 2008