« Fils d’homme, écoute ce que je vais te dire. Ne sois pas rebelle comme cette engeance de rebelles. Ouvre la bouche, et mange ce que je te donne. » (Ez 2, 8). Quand on se prend cette parole en pleine face dès le matin, ça réveille ! Je suis donc invité à ouvrir la bouche pour me nourrir d’une parole. Il faut bien le reconnaître, parfois nous sommes un peu rebelle à la parole de Dieu. Il y a des paroles que l’on a pas envie d’entendre. Cette parole qu’Ezéckiel doit « manger » contient des chants de deuil, des plaintes et des lamentations. Pas très appétissant. On est parfois tenter de ne prendre de la Parole de Dieu que ce qui nous arrange. Et pourtant… La parole de Dieu n’élude aucune parcelle de notre existence, y compris la plus ténébreuse. Dieu est présent y compris dans nos violences, nos révoltes. Alors écoutons le et laissons le nous pacifié et nous consolé.
Je me pose souvent la question suivante: " Avant d'agir, de quelque manière que ce soit, peut-on s'ouvir à Dieu, écouter dans sa conscience la réponse donnée, et faire un choix, sans pour autant transférer sa propre responsabilité; le libre arbitre, pour nous autres pauvres pécheurs, sans la clairvoyance divine, lorsqu'il résulte d'une conversation avec Dieu, n'est-il pas synonyme d'acquiescement? De quelle façon est-on accompagné sur notre chemin, sur notre errance?"