
Cette nuit il y a du monde. Beaucoup d'hommes et de femme ont pris la route et un enfant à naître les accompagne. L'ont il remarqué ? La salle commune est pleine à raz bord dans cette petite bourgade de Judée sans importance. Il y a surtout beaucoup de bruit. On s'affaire et on ne remarque pas qu'il y a une famille qui cherche refuge pour vivre ce qu'il y a peut être de plus beau dans la vie : une naissance. Devant ce bruit, le Fils de Dieu va aller se trouver une demeure digne de lui. Il l'a trouvera dans le pli de ce rocher où le silence et la paix de la nuit vont envelopper ceux qui vont venir le reconnaître comme leur Sauveur. Si le Seigneur a décidé de naître loin du tumulte et de l'agitation, c'est peut être pour nous une invitation à prendre parfois le large et d'oser le silence. Il y a tant de bruits, de Paroles entendue au cours d'une journée qu'on ne sais même plus celle qui a pu nous toucher, nous éclairer... Prenons nous ce temps dans nos vie pour nous assoir et arrêter de nous affairer ? Laissons nous la parole de ceux que nous rencontrons résonner en nous ? Comme les bergers suis je prêt à m'approcher sans bruit de ceux qui viennent à ma rencontre et découvrir le trésors qu'ils ont à me donner ?
C'est précisément dans le silence de la nuit que les bergers vont reconnaître cette lumière et que la Parole pourra surgir. Une parole, ce n'est pas qu'un son entendu et oublier aussitôt. Une parole, c'est ce qui rejoint le cœur de celui qui a su l'accueillir. Elle s'inscrit dans la vie de celui qui a prit le temps de l'écouter. Que dit cette parole ? « Ne craignez pas car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : aujourd'hui vous es né un Sauveur ». Ne craignez pas ! Voilà ce que ne cesse de répéter les anges, les envoyés de Dieu et que relayera Jean-Paul II à son tour. Cette parole, lorsqu'elle est reçu met en route. Elle met en route Marie sur le chemin de l'accueille de son Fils. Désormais elle marche sans peur sur les chemins de la vie. « Ne craignez pas » et voici que les Bergers, des parias, ose croire que Dieu va enfin venir les visiter et se mettre à leurs pieds. L'attente durait depuis si longtemps. On osait plus y croire et voici cette parole inattendue de la part de Dieu « ne craignez pas ». Ils partent vers la grotte et découvrent cet enfant. La nuit de Noël il nous faut quitter nos richesses, nos savoirs et nous laisser saisir par cet enfant dans le silence de cette nuit où tous les bruit sont comme assoupis. Combien seront-ils cette nuit à te reconnaître mon Dieu sous les traits d'un enfant ?
Comment te reconnaître quand ma propre nuit est une lutte quotidienne ? Comment être touché par cet enfant, si je suis dans l'abondance ? Serait ce dans le dépouillement d'un berger qu'il faut te reconnaître ? Les bergers de l'évangile n'ont rien à offrir à t'offrir, mon Dieu, sinon leur présence aimante et émerveillés.
Ce soir, les anges de Dieu viennent redirent aux hommes et aux femmes qui viennent à la rencontre du Fils de Dieu coucher dans la mangeoire : « Paix sur la terre aux homme qu'il aime ». Tout est dit. Dieu aime l'homme et lui offre son Fils pour qu'il nous donne sa paix. Puissions repartir tout à l'heure avec ce trésor et l'offrir à tous ceux que nous rencontrerons. Nous offrirons alors le plus beau des cadeaux.