De lourdes portes se sont fermées à 20h00 alors que la nuit est tombée. Une envie irrépressible de prier, de faire silence en cette heure si particulière. Ces portes sont comme une pierre roulée pour sceller le tombeau. Devons nous rester devant ce tombeau, devant ces portes fermées ? Après le vendredi saint vient le samedi saint. Jour de silence, de prière, d’attente dans l’Espérance que le soleil puisse se lever sur la nuit qui est tombée. Benoît XVI a voulu vivre le ministère pétrinien en étant « un modeste serviteur dans la vigne du Seigneur ». Ce n’était pas une formule creuse. Sans cesse il s’est efforcé de servir. Jamais il n’a dominé quiquonque de sa culture, de son savoir théologique. Il s’est efforcé de proposer un chemin de foi où une profonde joie attend celui qui est rejoint par le Christ. Une foi éclairée par la raison. Je ne pourrais jamais oublier, Saint Père, votre sourire et votre douceur que vous nous offriez largement. Maintenant que faire ? Prier, rendre grâce pour le ministère apostolique de Benoît XVI, et confier l’ensemble des cardinaux qui éliront le nouveau pape. Que ce successeur de Pierre soit vraiment le pasteur selon le cœur de Dieu qui nous conduira en son nom. N’ayons pas peur. Duc in altum ! « Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle » (Mt 16, 18)