« Il vaudrai mieux que cet homme là ne soit pas né » (Jn26). Paroles terribles misent dans la bouche de Jésus par l’Evangéliste Mathieu. Contraste à nouveau entre cet homme qui quitte la lumière pour sombrer dans la nuit et celui dont Pilate dira plus tard « voici l’homme ». En Jésus nous voyons un homme tout en transparence, en Judas un homme qui agit dans la nuit et finit par s’y laisser enfermer. C’est cet homme là que Jésus dénonce. Celui qui s’est enfermé dans le refus d’aimer. Le Christ, ici, réagit avec ses tripes de Fils. Comment peut il supporter qu’un seul de ses frères puisse refuser le salut et désespéré de l’Amour de Dieu ? Nous aussi nous sommes invité comme le Christ à souffrir de ce qu’il y a des hommes et des femmes qui ne savent pas qu’ils sont aimé par Dieu. Nous sommes invité aussi à l’Espérance qu’aucun homme n’aura refusé le Salut promis. « […] puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’un façon que Dieu connaît, la possibilité d’être associé au mystère pascal. » (Concile Vatican II, Constitution pastorale sur l’Eglise dans le monde de ce temps, n°22).