La conversion de Saint Paul du Caravage
Tu es sur ton chemin.
Certitudes assumées, revendiquées.
Le droit est pour toi.
D’un pas volontaire, affirmé tu marche
La désinvolture n’a pas sa place dans ta mission.
Les chaines sont du voyage.
Une rage d’amour te tiens aux tripes.
Tu es celui qui sait
Qui a reçu des meilleurs enseignants.
D’un pas décidé tu pars
Braver les hérétiques, les déviants de la vraie foi
Ton cœur est en paix puisque tu accompli ton devoir
Mais que ce passe-t-il ?
Tu trébuche, non tu ne veux pas tomber
Et pourtant une force t’entraine jusqu'à terre
Est-ce le trépas ?
Plaqué au sol, ta marche prend fin
Impossible de reprendre le chemin
Une lumière fait violence à ton regard
Comment soutenir une telle lumière ?
Puisque tes yeux ne voient plus
Ouvre tes oreilles et écoute !
« Saul, Saul, pourquoi me persécuter ?»
Tu as bien entendu c’est ton prénom
Point de reproche mais une question
Seras tu reconnaitre la voix de celui que tu crois servir en sévissant ?
« Qui es-tu Seigneur ? »
« Je suis Jésus, celui que tu persécute »
l’effrois s’empare de toi
Que peut il bien se passer dans ton cœur après de tels propos ?
« Qu’es-je fais en ton nom Seigneur ? »
Ce n’est donc pas qu’une idée erronée que tu combats mais une personne.
« jamais je ne me relèverais » penses tu au fond de ton cœur contrit
Pourtant….
Une main se tent
Vas-tu la saisir ou rester implacablement à terre ?
Le ciel est comme suspendu à ta réponse.
Prends cette main, prends la je t’en prie
Vas-tu aller au delà de ta peur et oser la confiance ?
La main reste tendue, ouverte.
Audace d’avoir besoin de quelqu’un pour suivre un autre.
Ta main se décrispe et accepte le secours que tu nommeras grâce plus tard.
Est-ce le trépas ?
Non, une résurrection !
« Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2Co, 12, 10)
« Je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi » (Ga 2, 20, entienne après la communion de la Fête de la conversion de St Paul)