
Ce soir je reviens ragaillardie par ma soirée passée avec de jeunes apprentis théologiens… Ils ne sont pas loin du règne de Dieu ! Lire les premiers chapitres de la Genèse est toujours succulent. Il y a l’histoire de la côtelette, du serpent trompeur, Monsieur Dieu (pardon Yahvé) tantôt Pottier, tantôt jardinier, anesthésiste, chirurgien, promeneur matinal et cerise sur la gâteau la nudité de Monsieur et Madame Adam…. Et j’en oublie. Derrière le pittoresque et le mythique se cache de grandes questions sur l’homme. Les jeunes l’ont bien pressenti. Aujourd’hui, plus qu’avant, avec les avancés impressionnantes de la science, nous avons besoin de réaffirmer que l’homme est un mystère sacré. Nul n’a le droit d’atteindre ce mystère. Personne ne peut connaître ce qui habite le cœur d’un homme. L’homme n’est pas un simple matériau que l’on peut triturer en laboratoire ou considéré comme une variable d’ajustement en économie. L’homme est d’abord cet être doué de parole créé à l’image de Dieu. A juste titre une jeune s’est demandée ce que voulait dire cette expression. Dieu serait il semblable à un homme. Aurait il des mains, une bouche ?… L’image de Dieu nous a été révélée par le Fils, nouvel Adam. Ce Dieu révélé par le Christ, Père, Fils et Esprit Saint est d’abord un être de relation. Les trois personnes de la Trinité sont en perpétuel échange d’amour. Chacune se donne à l’autre. Il en va de même pour l’homme qui a été créé pour vivre en relation avec les autres hommes dans une communion d’amour. C’est du moins le projet du créateur. Ce n’est pas rien d’entendre dès la Genèse : « il n’est pas bon que l’homme sois seul » (Gn 2, 18). Dieu en créant l’homme, lui donna ce qu’il avait de plus précieux : la liberté et la bonté. L’homme en découvrant le fruit de la connaissance du bien et du mal se retrouve confronté à des choix fondamentaux pour son bonheur. Quel chemin va-t-il prendre ?