Je me désespérais. Je ne savais plus vers quel saint me vouer. Quand le son mélodieux des cloches retentissait, s'était le drame pour mes papilles. Le produit tant convoité n'était pas au rendez-vous. Combien de temps aller durer cette traversée du désert ? Je m'en remettais à mon Seigneur qui ne pouvait m'abandonner à mon triste sort. Plus un baptême avec ses dragées aux amendes si succulentes, comblant ma gourmandise. On vit vraiment une drôle d'époque qui se lasse de tout, y compris du summum de la tradition. Il faut toujours innover et voilà que l'on remplace la dragée aux amendes par une dragée au chocolat douteux... La foi nous apprend à ne jamais désespérer... Car en ce beau samedi de juin, sur la colline de Saint-Georges Montcocq, comme par un miracle, l'agape me fut promise. Je pouvais enfin, au retour, croquer cette arachide au goût unique qui m'accompagnât durant toute mon enfance et mon adolescence au rythme des dons sucrés de mon curé l'abbé Lepleux.
Catastrophe...!C'est bien la peine, avec tout le mal qu'on s'est donné...Dragée = sucre = ...?Amande = Arachide = ...?Allez, deux par jour pas plus !!!!