
La Manche a ce si de si particulier qu’elle est constituée d’une mosaïque de pays et de paysages, tous bien typés. De la Hague au Mortainais, du Val de Saire à l’Avranchin, de la Côte des Isle à la Vallée de la Vire, du Plain Cotentin au Coutançais, du Clos Cotentin au Bauptois, nous avons une singularité qui nous rend fier d’appartenir à cette terre qui prend la forme d’un figure de proue lorsque la carte dessine notre péninsule. Eté comme hiver, elle offre à celui qui se perd une palette de tons infinis où la couleur ne cesse de fluctuer. Qu’importe la couleur du ciel. La lumière dans ce bout du monde offre toujours de l’inédit pour les yeux. Le Cotentin est comme une jeune fille rebelle qui ne se laisse approcher que par un regard amoureux qui à su découvrir sa beauté caché et sait prendre le temps de la rencontre. Tempi pour le voyageur de passage trop presser d’arriver à sa destination. La Manche est bien vivante. Ses paysages sont toujours mouvants pour l’œil de celui qui sait percevoir l’imperceptible. La rudesse est parfois au rendez vous car ici il faut se protéger des tempêtes qui façonne nos paysages et donne parfois à nos village des allure de forteresses aux murs bien épais. Cette carapace épaisse, l’habitant la revêt. Le Manchot que l’on dit réservé se fera conteur infatigable lorsqu’il s’agit de décrire sa péninsule. Dans la Manche on est vite un étranger quand on quitte son pays. On est comme un insulaire qui prend le bateau et se retrouve sur une autre terre. Pour qui sait poser son sac, le Manchot sait lui réserver une amitié inoxydable. Cotentin je t’en supplie, garde ton âme d’indompté et ton parfum de liberté qui fleure bon le large.