Aujourd’hui c’est le dimanche de prière pour les vocations. Je devrais être inspiré pourtant je suis en panne. Je n’ai même pas eu la peine de rédiger une homélie puisqu’un des diacres de la paroisse à prêché à la messe. Tout a été dit sur les vocations. Bien sur répondre à une vocation rend libre et heureux. Il y a même un archevêque qui nous dit qu’accompagner un jeune sur le chemin de sa vocation c’est servir sa liberté. Ce dimanche on n’hésite pas à sortir l’artillerie lourde pour convaincre les jeunes de répondre à un appel que forcément on doit entendre. Pour ma part, ma vocation a été une lente maturation. Elle n’a pas été de l’ordre de l’évidence. Je l’ai même parfois combattue ne voulant pas l’accueillir. Avant de m’allonger pour répondre oui, ce fut des heures de combats, des heures lumineuses, des heures de brouillard. Répondre à sa vocation ce n’est pas pour vivre le calme plat. Comme dans un couple on doit s’ajuster jour après jours. Le oui prononcé dans cette cathédrale se voulait définitif. Il l’est assurément. Mais il n’est jamais acquis. Il peut être traverser par des crises qui ne sont pourtant pas des remise en causes mais des purifications. Ce oui n’est possible que s’il est accompagné par des personnes. Dieu ne nous laisse pas seuls face à notre réponse. Mon chemin est peuplé d’amis, d’accompagnateurs et de référents. Dieu ne m’a pas lié, il s’est lié d’une amitié indestructible depuis mon baptême. Hier j’ai vécu trois baptêmes. J’ai peut être un plus découvert qu’être prêtre s’est servir la vie de Dieu qui s’est donnée à ces trois baptisés. Hier j’étais un peu comme cette foule autour de Jean-Baptiste qui se demandait “Que sera donc cet enfant ?”. C’est sans doute la question que ce pose les parents. Ils ont une vocation mais surtout de grâce ne leur mettait pas de pression. Que ce soit le mariage, la vie religieuse, la vie de prêtre, toute vocation est belle à condition que ce soit une vocation choisie et reçue. Il est bon pour un jeune qu’il reste ouvert à toute possibilité.