Il y a des personnes sur notre route qui nous aurons durablement marqué. Ils auront laissé leur emprunte dans notre vie. Certains semblent vivre encore dans notre existence malgré qu’ils aient bel et bien étés mis en terre. Depuis que je suis arrivé à Cherbourg, une figure de mon enfance, de mon adolescence et de mes débuts d’adulte refait surface subtilement comme il le fut. L’un de mes voisins avait prononcé l’homélie de son inhumation. Un membre (68ans) de ma fraternité de prêtres le considère comme un de ses « maîtres », ce qui n’est pas sans nous rapprocher. Ce soir je le sent présent, Lui que j’ai rencontré sur son lit d’agonie. Je n’oublierai jamais les dernières paroles qu’il m’adressa. Elles sont comme un legs que j’ai à accueillir et à faire fructifier. Merci Seigneur d’avoir mis sur mon chemin ce père qui m’a apprît à ne jamais m’enfermer dans le conformisme. Qui m’a apprit que Tu aimes sans conditions. Je n’oublierai jamais son regard pétillant et rempli de malice. Il aimait les gens tout simplement. Sans contrainte, me respectant, il m’a accompagné jusqu’au bout de son chemin. Avec Lui on se sentait bien et la confiance ouvrait à la confidence. Je n’oublierai jamais sa diane blanche qui parcourait les routes et le chemin pour aller à la rencontre de son « peuple ». Pour lui aucune maison n’était anonyme, elle avait un nom et des visages. Je n’oublierai jamais ce 29 juin 1986 où devant l’hostie que tenait entre ses mains j’ai ressentit un désirs qui me paraissait fou à l’époque… Lorqu’il nous quitta nous nous retrouvâmes comme orphelin d’un père qui demeurât parmi nous 30 ans. Il quitta la paroisse en 1998 et moi j’entrais à l’Ecole de la foi en 1998….
L'une de ses expressions favorites : "Bien faire et laisser braire"