
Le magazine "Le Point" de cette semaine nous livre un très bon dossier qui parle d'une souffrance silencieuse occasionnée par l'obsession du zéro faute en dictée. Vous y découvrirez une interview de François de Closets qui n’est pas le dernier des imbéciles (diplômé de Science Po Paris). Il parle de son « calvaire » orthographique. Vous y découvrirez aussi des passages de son dernier livre : « zéro fautes, L’orthographe une passion française », Ed Mille et Une Nuits. En voici un extrait. « Etant catalogué « intelligent mais irrégulier », je voyais mes défaillances orthographiques mises au compte de cette « nonchalance », de cette « fantaisie » que mes professeur dénonçaient à longueur de bulletins et qui, langage domestique, s’appelait « paraisse ». Je faisais des fautes d’orthographe parce que j’étais fainéant. Pour tout dire, « je m’en fichais ». E pourtant… Dieu, que j’aurais voulu trouver dans mon stylo la sûreté graphique de ma mère ou de mes professeurs ! (…) A chaque réprimande, je me promettais, le temps d’une résolution, de ne plus jamais fauter d’un redoublement de consonne ou d’un accord de participe. Peine perdue. Je rechutais à la composition suivante. Mes graphocrates de maîtres me prêtèrent même un esprit d’insubordination : « Ma parole, vous le faîtes exprès ! » Ils ne pouvaient concevoir qu’un élève, à l’évidence doué pour les études, soit un cancre dans cette seule discipline. »