Le débat sur la réforme territoriale bat sont plein. Il attise les passions sur les bancs des assemblées. Il créer quelques remous chez les citoyens amoureux de leur territoire. Le prêtre diocésain que je suis n’y est pas indifférent puisse que bien ancré dans ce bout de terre qui avance fièrement dans cette mer souvent rageuse, jamais domptée. La mer façonne sans doute le caractère de ses habitants. Un nouveau choque m’attendais, imprévu celui-ci. Pourtant la journée commençait plutôt bien. Je me réjouissais d’acquérir la nouvelle édition de notre livre familiale (l’annuaire diocésain), affreusement jaune cette année. Et ce fut le choque ! Un tremblement intérieur ! Page 90, de l’opus déjà cité, je découvre effaré que le doyenné des marais et des havres est rattaché à l’archidiaconé de Coutances. Audouville La Hubert rattaché à Coutances ! Comment en est on arrivé là ? Comment trahir à ce point la géographie Manchote ? Audouville regarde vers le Nord ! Nous faisons parti du Bas Cotentin, du Sud du Nord de la Presqu’île ! Pourquoi ne pas nous rattacher à Avranches, allant jusqu’au bout de la trahison territoriale ? Décidément nous changeons d’époque ! Les repères séculaires semblent s’effriter et devenir mouvants. Il faut se rendre à la raison la Manche ne sera pas épargnée par ce mouvement du changement. Alors regardons l’avenir et vivons le présent. Mais fallait-il oser l’impensable ?