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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 12:36

Nous pourrions être effrayés lorsque nous entendons une personne dire : « j’ai reçu autorité sur tout être vivants ». Quel pouvoir exorbitant ! Quelle menace pour l’homme quand on voit où ont mené les totalitarismes ! Cela pourrai nous faire peur si cet homme était un révolutionnaire, un dictateur ou notre voisin, s’il s’agissait d’un homme ordinaire. Dans l’Evangile il s’agit d’un homme pleinement homme, tel que Dieu l’a voulu. Voici qu’il reçoit toute autorité sur tout être vivant. Cette autorité lui vient de son Père qui nous a créés par amour pour lui ressembler. Depuis toujours il rêvait que nous puissions devenir comme lui capable d’aimer sans mesure. Créant l’homme, il avait à l’esprit son Fils, model le plus parfais de ce que peut être un être à l’image de Dieu étant lui-même Dieu. La venue de Dieu dans notre monde n’est pas la conséquence de notre péché mais du désirs de Dieu que tout homme puisse connaître son vrai visage : celui d’un Père qui aime ses enfants. Un Dieu qui n’est pas solitaire mais qui vit un échange permanent d’amour, qui est relation. C’est ce pouvoir d’amour qu’a reçu le Christ et qu’il peut désormais exercer sur tout homme qui veut l’accueillir. Comment avoir peur d’un tel pouvoir qui donne la vie ? Car le pouvoir que le Christ détient, c’est celui de transmettre la Vie éternelle et rien de moins. Nous sommes destinés à la vie éternelle ! N’aspirons pas à moins ! Or cette vie éternelle ce n’est pas une idée fumeuse ! Le Christ nous dit que la vie éternelle « c’est de te connaître toi Père, le Seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé ». Est-ce que nous laissons l’Esprit de Dieu nous permettre de connaître par le Christ ce Dieu qui nous créé chaque jour ? Laissons nous résonner en nous la Parole du Christ qui nous as révélé le Père pour en vivre chaque jour en Fils ? Un fils n’est pas un esclave mais un homme libre qui prend plaisir a côtoyé son Père qui lui transmet tout ce qu’il possède. Une  des grandes joies de Dieu, c’est de pouvoir donner à pleine main à ses enfants. Heureux les pauvres car le royaume de Dieu leur appartient. Le Christ ne nous as pas révélé des commandements mais un nom : Celui du Père. Ce mot emprunté au langage des enfants a été choisi par Jésus pour nous révélé Dieu. Nous recevons nous même un nom : celui de Fils et de Fille bien aimé du Père. C’est ce que nous sommes depuis la création du monde. Cette création n’est pas achevée en nous. Chaque jour notre père nous créé par son amour. Tel un potier patient il nous façonne à son image. C’est ce que vive les saints. Ils acceptent d’être dans la main de Dieu et de se laisser conduire par lui. Ils se laissent façonner pour devenir de plus en plus cette image de Dieu. Comme le petit enfant contre sa mère nous sommes invités à la confiance et à croire que Dieu veut nous offrir le bonheur sans ombre qu’il a transmis à son Fils. La sainteté est offerte en quelque sorte au faignants car elle demande que nous nous laissions faire. Tout notre travaille est de devenir de plus en plus accueillant à la présence de Dieu dans nos vies. Cela ne va pas sans souffrances et sans combats. Mère Thérèsa a vécu la nuit de la fois pendant 50 ans. Pendant ces longues années elle a été privée de la perception sensible de Dieu. Elle ira jusqu'à adresser une lettre au Christ dans laquelle elle écrit « Où est ma foi ? Tout au fond de moi, où il n'y a rien d'autre que le vide et l'obscurité, mon Dieu, que cette souffrance inconnue est douloureuse, je n'ai pas la foi. ». Et pourtant Dieu était bien présent à ses cotés et l’a accompagnée jusqu'à la fin de sa vie terrestre. Elle est restée fidèle à son Seigneur coûte que coûte malgré son absence apparente. Elle a ainsi accompli au-delà de ses espérances car elle a accepté de répondre au désir de son cœur inspiré par l’Esprit du Christ. Elle s’est tenue comme Marie qui a vu son fils inerte mort sur la croix. La voici déchirée par ce drame. Y a-t-il plus grande souffrance pour une mère que de perdre son Fils ? Et pourtant elle demeure debout dans la foi. Elle est présente pour soutenir la fois vacillante de ses enfants pour les aider à accueillir cet Esprit qui leur donnera l’audace d’annoncer le nom du Père que nous a révélé Jésus. Alors ayons confiance ! Comme il y a deux mille ans, Marie est à nos coté pour nous guider vers son Fils malgré les tempêtes. Soyons dans la joie et d’un seul cœur demandons lui la seule chose que nous avons à rechercher : « habiter dans la maison du Seigneur tous les jours de notre vie ».

 

   CF 2008

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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