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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE

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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 20:37

Certains d’entre nous se sont rendus dans une église mercredi. Il se sont levé et ont marché vers un prêtre pour recevoir des cendres et une parole « Convertissez-vous et croyez à l’Evangile ». Nous entendons à nouveau, ce matin, cette même parole dans la bouche de Jésus : « convertissez vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». Peut être que nous-nous habituons un peu trop aux formules liturgiques qui nous sont familières. Et pourtant  chaque année nous sommes invités à vivre ce temps qui rompt avec l’ordinaire de nos jours. La conversion ce n’est pas d’abord choisir tel ou tel effort qui bien souvent d’ailleurs n’est pas tenu. La conversion c’est d’abord vivre une rencontre qui va transformer notre vie comme elle à pu transformer celle de Saint Paul. Avons-nous conscience que lorsque nous venons à l’eucharistie le dimanche, c’est pour vivre une conversion ? Pas celle d’une transformation de défauts en qualité mais une rencontre qui nous permettra repartir avec un esprit nouveau, un regard neuf et renouvelé. L’eucharistie ce n’est rien d’autre qu’une rencontre et une communion avec celui qui est mort et ressuscité pour que tout ce qui nous éloigne de Dieu soit détruit.

 

Désormais, plus rien ne peut nous empêcher de vivre avec Dieu. Une fois pour toutes, Dieu s’est donné en son Fils pour que nous puissions enfin retrouver notre liberté d’enfants de Dieu qui était entravé par le péché c'est-à-dire nos fermetures de cœur. Le Cœur de celui que nous célébrons à chaque eucharistie demeure ouvert pour que personne ne puisse être exclue de la vie de Dieu. Jésus est allé jusqu'à nous rejoindre dans nos lieux de morts. Désormais tout est assumé par Dieu et la vie avec lui nous est promise si nous l’acceptons. Un mur a été brisé et un chemin ouvert. Allons nous l’emprunter ? Pour suivre ce chemin dans notre vie quotidienne nous n’avons pas d’autre choix que de rencontrer Celui qui nous l’a ouvert. A chaque eucharistie nous redisons que le Christ s’est livré pour la multitude. Comment ne pas être saisies par de telles paroles ? En tout cas le pauvre prêtre que je suis ne peut pas s’y habituer. En venant communier, au corps du Christ, nous venons en compagnie de toute l’humanité rachetée et sauvée. Comment alors regarder ensuite son voisin de travers ? Voire en l’autre un rival.

 

Et finalement, si notre conversion n’était ni plus ni moins de pouvoir regarder en chaque personnes un frère ou une sœur que le Christ a sauvé ? Regardons la croix et cet homme cloué au boit. Notre vie à la suite du Christ est semblable à cet homme. Cet homme n’a que ses bras, ses mains et son cœur ouverts à offrir aux hommes. Venir communier au corps du Christ c’est repartir avec ces bras, ces mains et ce cœur ouverts et accueillant à tout homme. Sommes nous prêts à nous laisser transformer par Celui qui est venu nous sauver en nous donnant sa vie ? La vie chrétienne c’est une vie constamment ouverte, toujours prête à accueillir du neuf, de l’inédit. Le Christ n’a pas voulu maintenir ses disciples dans un cocon protecteur. Il est les envoient dans le monde pour être porteurs de cette bonne nouvelle : Dieu aime tout homme et veut le sauver. Cette bonne nouvelle peut alors donner sens à toute vie puisque tout ce que nous faisons avec Amour demeurera pour l’éternité. Mais avant d’être porteur d’une nouvelle il faut d’abord la recevoir.

 

Bien souvent nous percevons le carême comme un temps de pénitence. Et si pour une fois, ce temps était celui où nous prenions le temps de découvrir l’action de Dieu en nos propres vies en en quoi la foi en Christ est pour nous personnellement une bonne nouvelle ?

Nous pourrons alors être d’authentiques porteurs de cette bonne nouvelle. Nous manquons souvent de simplicité dans ce domaine. Connaissez vous l’histoire de foi de votre voisin qui est à vos cotés dans cette église ? Dans quelques instants nous ferons communion en venant tendre nos mains pour recevoir l’eucharistie. Que cette communion fraternelle nous aide à grandir en fraternité. Alors votre communauté paroissiale deviendra un signe, une petite lumière pour ceux qui cherche une lumière dans leur vie.  Que ces 5 semaines qui nous séparent de Pacques soient pour nous l’occasion de nous laisser visiter par Celui qui veut nous habiter pour faire de nous d’heureux porteurs d’une bonne nouvelle pour nos frères. N’ayons pas peur d’inscrire dans notre cœur ces mots du psalmiste « Seigneur, enseigne moi tes voies, fais moi connaître ta route. Dirige moi par ta vérité, enseigne moi, car tu es le Dieu qui me sauve ».

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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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