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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 20:53


"Or, vous êtes le corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps." (1Co 12, 27). La liturgie nous offre un beau cadeau aujourd'hui. Elle nous rappelle que l'essentiel pour l'Eglise est de garder et vivre l'unité. Malgré nos différences nous sommes unis les uns aux autres au Christ pour former un seul corps. Ce n'est pas pour rien que nous accueillons ce magnifique texte de Saint Paul alors que nous faisons mémoire de saint Cyprien et de saint Corneille. Le premier fut évêque de Carthage et le deuxième évêque de Rome, c'est à dire pape. Ils vécurent au III° siècle. Celui-ci fut marquer par de violentes persécutions et des hérésie qui mettaient en danger la pérennité de l'Eglise qui était en proie à des divisions. Par leur suprême témoignage du martyr, saints Cyprien et Corneille ont affermis l'Eglise du Christ. Sans cesse le Christ envoie des ouvriers pour l'unité de son Eglise. Le pape Benoît XVI  a invité les évêques français à être des "serviteurs de l'unité" en rappelant que "nul n'est de trop dans l'Eglise. Chacun, sans exception, doit pouvoir s'y sentir chez lui, et jamais rejeter". Alors travaillons là où nous sommes à l'unité de l'Eglise en considérant chacun comme un frère. C'est un vrai défit. Mais l'annonce authentique de l'Evangile est à ce prix. Car l'unité n'est pas une fin en sois. Elle est le nécessaire témoignage pour que les paroles du Christ entendues aujourd'hui à travers l'Evangile puissent être accueillies par tout homme. Comment ne pas vouloir annoncer de tels paroles entendue aujourd'hui de la bouche de Jésus : "Ne pleurs pas" (Lc 7, 13), "Jeune homme je te l'ordonne, lève toi" (Lc 7, 14) ? C'est de notre unité et de notre amour fraternel que ces paroles pourrons être entendues. Alors oeuvrons humblement où nous sommes à la communion dans l'Eglise sans rêver qu'elle soit parfaite à vue humaine.

CF 2008


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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 20:54
       Le bleu gendarmerie est la couleur de camouflage idéale pour une patrouille en mer !
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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 15:49


Durant son voyage apostolique en France, le pape Benoît XVI a prononcé un discours devant la conférence des évêques de France réunie à Lourdes le 14 septembre. Ce discours à suscité beaucoup de commentaires dans les médias. Je vous propose quelques extraits de ce discours pour que vous puissiez vous faire votre propre opinion. Les extraits choisis correspondent aux thèmes aborder par le pape : les évêque, la catéchèse, les vocations sacerdotales et les prêtres, la liturgie, la famille, les jeunes, la laïcité, l’œcuménisme et le dialogue interreligieux et l’évangélisation. Vous pouvez également consulter le texte en intégralité en cliquant sur le lien situer à la fin de cet article.

Les évêques

Elle (l’Eglise) vous a appelés à son service ; vous lui avez donné votre vie, d'abord comme diacres et prêtres, puis comme évêques. Je vous exprime toute mon estime pour ce don de vos personnes : malgré l'ampleur de la tâche, que ne vient pas diminuer l'honneur qu'elle comporte – honor, onus ! – vous accomplissez avec fidélité et humilité la triple tâche qui est la vôtre : enseigner, gouverner, sanctifier suivant la Constitution Lumen Gentium (nn. 25-28) et le décret Christus Dominus. Successeurs des Apôtres, vous représentez le Christ à la tête des diocèses qui vous ont été confiés, et vous vous efforcez d’y réaliser le portrait de l'Évêque tracé par saint Paul ; vous avez à grandir sans cesse dans cette voie, afin d'être toujours plus « hospitaliers, amis du bien, pondérés, justes, pieux, maîtres de vous, attachés à l'enseignement sûr, conformes à la doctrine » (cf. Tt 1, 8-9). Le peuple chrétien doit vous considérer avec affection et respect.
 

La catéchèse 

Vous (les évêques) êtes à juste titre convaincus que, pour faire grandir en chaque baptisé le goût de Dieu et la compréhension du sens de la vie, la catéchèse est d’une importance fondamentale. […]La catéchèse n'est pas d'abord affaire de méthode, mais de contenu, comme l'indique son nom même : il s'agit d'une saisie organique (kat-echein) de l'ensemble de la révélation chrétienne, apte à mettre à la disposition des intelligences et des cœurs la Parole de Celui qui a donné sa vie pour nous. De cette manière, la catéchèse fait retentir au cœur de chaque être humain un unique appel sans cesse renouvelé: «Suis-moi» (Mt 9, 9). Une soigneuse préparation des catéchistes permettra la transmission intégrale de la foi… 

Les vocations sacerdotales et les prêtres

Pour réaliser efficacement cette tâche, vous (les évêques) avez besoin de collaborateurs. Pour cette raison les vocations sacerdotales et religieuses méritent plus que jamais d'être encouragées. J'ai été informé des initiatives qui sont prises avec foi en ce domaine, et je tiens à apporter tout mon soutien à ceux qui n'ont pas peur, tel le Christ, d'inviter jeunes ou moins jeunes à se mettre au service du Maître qui est là et qui appelle (cf. Jn 11, 28). Je voudrais remercier chaleureusement et encourager toutes les familles, toutes les paroisses, toutes les communautés chrétiennes et tous les mouvements d'Église qui sont la bonne terre qui donne le bon fruit (cf. Mt 13, 8) des vocations. L'Évêque et les communautés de fidèles doivent, pour ce qui les concerne, favoriser et accueillir les vocations sacerdotales et religieuses, en s'appuyant sur la grâce que donne l'Esprit Saint pour opérer le discernement nécessaire. Oui, très chers Frères dans l'épiscopat, continuez à appeler au sacerdoce et à la vie religieuse, tout comme Pierre a lancé ses filets sur l'ordre du Maître, alors qu'il avait passé la nuit à pêcher sans rien prendre (cf. Lc 5, 5). On ne dira jamais assez que le sacerdoce est indispensable à l'Église, dans l'intérêt même du laïcat. Les prêtres sont un don de Dieu pour l'Église. Les prêtres ne peuvent déléguer leurs fonctions aux fidèles en ce qui concerne leurs missions propres. Chers Frères dans l'épiscopat, je vous invite à rester soucieux d'aider vos prêtres à vivre dans une union intime avec le Christ. Leur vie spirituelle est le fondement de leur vie apostolique. Vous les exhorterez avec douceur à la prière quotidienne et à la célébration digne des Sacrements, surtout de l'Eucharistie et de la Réconciliation, comme le faisait saint François de Sales pour ses prêtres. Tout prêtre doit pouvoir se sentir heureux de servir l'Église. A l'école du curé d'Ars, fils de votre terre et patron de tous les curés du monde, ne cessez pas de redire qu'un homme ne peut rien faire de plus grand que de donner aux fidèles le corps et le sang du Christ, et de pardonner les péchés. Cherchez à être attentifs à leur formation humaine, intellectuelle et spirituelle et à leurs moyens d'existence. Essayez, malgré le poids de vos lourdes occupations, de les rencontrer régulièrement et sachez les recevoir comme des frères et des amis (cf. LG 28 et CPE 16). Les prêtres ont besoin de votre affection, de votre encouragement et de votre sollicitude. Soyez proches d'eux et ayez une attention particulière pour ceux qui sont en difficulté, malades ou âgés (cf. CPE 16). N'oubliez pas qu'ils sont comme le dit le Concile Vatican II, reprenant la superbe expression utilisée par saint Ignace d'Antioche aux Magnésiens, «la couronne spirituelle de l'Évêque » (LG 41).

La liturgie

Le culte liturgique est l'expression suprême de la vie sacerdotale et épiscopale, comme aussi de l'enseignement catéchétique. Votre charge de sanctification du peuple des fidèles, chers Frères, est indispensable à la croissance de l'Église. J'ai été amené à préciser, dans le Motu proprio Summorum Pontificum, les conditions d'exercice de cette charge, en ce qui concerne la possibilité d'utiliser aussi bien le missel du bienheureux Jean XXIII (1962) que celui du Pape Paul VI (1970). Des fruits de ces nouvelles dispositions ont déjà vu le jour, et j’espère que l'indispensable pacification des esprits est, grâce à Dieu, en train de se faire. Je mesure les difficultés qui sont les vôtres, mais je ne doute pas que vous puissiez parvenir, en temps raisonnable, à des solutions satisfaisantes pour tous, afin que la tunique sans couture du Christ ne se déchire pas davantage. Nul n'est de trop dans l'Église. Chacun, sans exception, doit pouvoir s'y sentir chez lui, et jamais rejeté. […]Efforçons-nous donc toujours d'être des serviteurs de l'unité !

La famille

Nous savons que le couple et la famille affrontent aujourd'hui de vraies bourrasques. […]L'union stable d'un homme et d'une femme, ordonnée à la construction d'un bonheur terrestre grâce à la naissance d'enfants donnés par Dieu, n'est plus, dans l'esprit de certains, le modèle auquel l’engagement conjugal se réfère.Vous avez raison de maintenir, même à contre-courant, les principes qui font la force et la grandeur du Sacrement de mariage. L'Église veut rester indéfectiblement fidèle au mandat que lui a confié son Fondateur, notre Maître et Seigneur Jésus-Christ. Elle ne cesse de répéter avec Lui : « Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! » (Mt 19, 6). L’Église ne s'est pas donné cette mission : elle l'a reçue. Certes, personne ne peut nier l'existence d'épreuves, parfois très douloureuses, que traversent certains foyers. Il faudra accompagner ces foyers en difficulté, les aider à comprendre la grandeur du mariage, et les encourager à ne pas relativiser la volonté de Dieu et les lois de vie qu'Il nous a données. Une question particulièrement douloureuse, nous le savons, est celle des divorcés remariés. L'Église, qui ne peut s'opposer à la volonté du Christ, maintient fermement le principe de l'indissolubilité du mariage, tout en entourant de la plus grande affection ceux et celles qui, pour de multiples raisons, ne parviennent pas à le respecter. Cependant l’expérience enseigne que la famille est le socle sur lequel repose toute la société. De plus, le chrétien sait que la famille est aussi la cellule vivante de l'Église. Plus la famille sera imprégnée de l'esprit et des valeurs de l'Évangile, plus l'Église elle-même en sera enrichie et répondra mieux à sa vocation. D’ailleurs je connais et j’encourage vivement les efforts que vous faites afin d'apporter votre soutien aux différentes associations qui œuvrent pour aider les familles.

Les jeunes

Les jeunes, je le sais bien, chers Frères, sont au centre de vos préoccupations. […]J'ai fait appel à leur sens des responsabilités en les invitant à s'appuyer toujours sur la vocation que Dieu leur a donnée au jour de leur Baptême. « Notre force, c'est ce que le Christ veut de nous », disait le Cardinal Jean-Marie Lustiger.

La laïcité

A l'Élysée, j'ai évoqué l'autre jour l'originalité de la situation française que le Saint-Siège désire respecter. Je suis convaincu, en effet, que les Nations ne doivent jamais accepter de voir disparaître ce qui fait leur identité propre. […]Dans cette perspective, la mise en évidence des racines chrétiennes de la France permettra à chacun des habitants de ce Pays de mieux comprendre d'où il vient et où il va. Par conséquent, dans le cadre institutionnel existant et dans le plus grand respect des lois en vigueur, il faudrait trouver une voie nouvelle pour interpréter et vivre au quotidien les valeurs fondamentales sur lesquelles s’est construite l’identité de la Nation. […]L'Église ne revendique pas la place de l'État. Elle ne veut pas se substituer à lui. Elle est une société basée sur des convictions, qui se sait responsable du tout et ne peut se limiter à elle-même. Elle parle avec liberté, et dialogue avec autant de liberté dans le seul désir d'arriver à la construction de la liberté commune. Une saine collaboration entre la Communauté politique et l’Église, réalisée dans la conscience et le respect de l’indépendance et l’autonomie de chacune dans son propre domaine, est un service rendu à l’homme, ordonné à son épanouissement personnel et social.

L’œcuménisme

Leur existence (les conseil pontificaux pour le dialogue interreligieux et l’œcuménisme) et leur fonctionnement démontrent la volonté de l'Église d'aller de l'avant (…) dans le dialogue bilatéral. La récente Assemblée plénière du Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux a mis en évidence que le dialogue authentique demande comme conditions fondamentales une bonne formation pour ceux qui le promeuvent, et un discernement éclairé pour avancer peu à peu dans la découverte de la Vérité. L'objectif des dialogues œcuménique et interreligieux, différents naturellement dans leur nature et leur finalité respective, est la recherche et l’approfondissement de la Vérité. Il s'agit donc d'une tâche noble et obligatoire pour tout homme de foi, car le Christ lui-même est la Vérité. La construction des ponts entre les grandes traditions ecclésiales chrétiennes et le dialogue avec les autres traditions religieuses, exigent un réel effort de connaissance réciproque, car l'ignorance détruit plus qu'elle ne construit. […]La bonne volonté ne suffit pas. Je crois qu'il est bon de commencer par l'écoute, puis de passer à la discussion théologique pour arriver enfin au témoignage et à l'annonce de la foi elle-même (cf. Note doctrinale sur certains aspects de l'évangélisation, n. 12, 3 décembre 2007).

L’évangélisation

La société globalisée, pluriculturelle et pluri-religieuse dans laquelle nous vivons, est une opportunité que nous donne le Seigneur de proclamer la Vérité et d'exercer l'Amour afin d'atteindre tout être humain sans distinction, même au-delà des limites de l'Église visible. […]Aujourd’hui, c'est surtout en vue d’une véritable libération spirituelle qu'il convient d'œuvrer. L'homme a toujours besoin d'être libéré de ses peurs et de ses péchés. L'homme doit sans cesse apprendre ou réapprendre que Dieu n'est pas son ennemi, mais son Créateur plein de bonté. L'homme a besoin de savoir que sa vie a un sens et qu'il est attendu, au terme de son séjour sur la terre, pour partager à jamais la gloire du Christ dans les cieux.

Extraits du discours du pape Benoït XVI, au cours de sa rencontre avec les évêques français, le 14 septembre 2008, dans l'édition publiée par le site internet officiel du Vatican, traduction française.

Claiquez ici link pour retrouver le document en son intégralité
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Published by Christophe FEREY - dans Magistère
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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 22:31


Aujourd'hui, nous célébrons la fête de la Croix Glorieuse. Certains d'entre nous la porte comme un bijou. Nous sommes habitués à croiser la croix dans nos carrefours. Elle est devenu un signe presque banal de notre quotidien. Et pourtant... Il s'agit bien d'un instrument de mise à mort et de torture. Comment a-t-elle pu devenir le symbole de la foi chrétienne alors même qu'elle est signe d'abomination pour les premiers chrétiens ? Comment Saint Paul peut-il dire : « Je met mon orgueil dans la croix du Christ » (Ga 6, 14) ? Il faudra du temps pour comprendre le véritable sens de la Croix pour notre foi. Saint-Paul la met au cœur même de sa doctrine. Il l'a bien compris. Sans la croix, la foi chrétienne est vide de sens. Le Ressuscité de Pacque est bien le crucifié. La joie pascale porte en elle les stigmates de la Passion. Mais qu'a-t-elle de Glorieuse cette croix ? Elle l'est car sur la croix nous contemplons la bonté radicale de Dieu. Sur la Croix, Dieu se met à nu pour que nous puissions être revêtus de sa Gloire. Adam et Eve avaient honte de leur nudité. Ils n'osaient plus se présenter devant Dieu tels qu'ils étaient. Sur la Croix le Christ se présente tel l'homme que Dieu a toujours voulu. Un homme en transparence devant lui. Désormais nous n'avons plus à craindre de nous présenter tels que nous sommes devant Dieu car nous sommes sûrs de son pardon. « Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour le juger mais, pour que, par lui, le monde sois sauvé ». Alors, regardons celui que le Père nous a envoyé pour nous sauver. Il est sur la croix, cloué au bois. Il ne peut plus rien sinon aimer jusqu'au bout à travers son épreuve. Finalement, ce qui nous sauves ce ne sont pas nos œuvres mais bien le fait de nous laisser sauver ; permettre à Dieu d'habiter en nous et d'aimer de son amour même. L'amour peut parfois être crucifiant. Comment continuer à aimer malgré l'épreuve qui s'abat ? C'est la terrible question du jardin de Gethsémani. « Si cette coupe peut s'éloigner de moi » La croix rejoint ainsi tout ceux qui dans l'épreuve ne veulent pas se laisser vaincre par le mal et désirent tout de même continuer à aimer alors que la tentation du découragement et du replis sur sois sont grandes. La croix du Christ nous redit que le mal n'aura pas le dernier mot. Ce qui demeure c'est l'amour reçu et donné. Les paroles du Christ, au cour de sa passion, deviennent alors immenses et immortelles. 7 paroles sont dites comme un ultime testament. Je vous propose de recueillir ce testament. La première parole concerne le Pardon. « Père pardonne leur ». Sur la Croix le pardon est offert même pour l'impardonnable à vue humaine. Sommes nous surs du pardon inconditionnel de Dieu pour nous ? « Aujourd'hui tu seras dans mon paradis ». C'est la parole que reçois un paria, un criminel. Qui oserai, en entendant ces paroles, remettre en cause la miséricorde de Dieu ? « Voici ta mère » Le Christ nous offre sa mère pour qu'elle vive avec nous. Qu'elle place tient Marie dans ma vie de foi ? N'ayons pas peur de l'accueillir. Elle nous conduira vers son Fils pour l'aimer comme il souhaite être aimé. « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ». Parfois nous sommes affrontés au doute quant vient l'épreuve. Nous-nous demandons ce que Dieu fait. Nous ressentons une absence. Le Christ, sur la croix, rejoint tous ceux qui traversent la nuit du doute et de l'abandon. « J'ai soif », Jésus à soif de notre amour et surtout de nous donner son amour. Sommes nous prêts à lui ouvrir notre cœur pour nous laisser aimer par lui et aimer en retour ? « tout est accompli ». Le Christ est allé au bout de l'Amour, il a tout donner. Ses bras sont grands ouverts. Désormais l'accueil de Dieu est sans limite. Il peut dire alors en toute confiance « Père entre tes mains je remets mon Esprit ». Puissions nous le dire chaque jour et laisser la confiance habiter notre cœur.

La croix n'est pas un accident dans la vie du Christ. Elle est le sommet de la Révélation de l'Amour de Dieu. « De même que le serpent de Bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle ». Contemplé la Croix, c'est déjà contemplé la vie éternelle, car sur la croix c'est l'Amour qui se donne jusqu'au bout. Alors ce matin, n'ayons pas honte de cette croix mais inscrivons la dans notre cœur pour être des témoins d'espérance auprès de nos frères qui peut être sont dans la nuit. Vendredi, le pape à confié aux jeunes deux trésors : l'Esprit Saint et la Croix. Que la Croix soit le trésor de notre vie et que Marie soit sur notre chemin pour nous aider à prendre sur nous cette croix qui est source d'espérance.


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Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 16:50


L’évangile d’aujourd’hui nous offre une parole difficile à entendre. « Aimez vos ennemis » (Luc 6, 27). Parole d’autant plus difficile à vivre lorsque l’on est confronté au mal. Et pourtant cette parole est bien présente dans l’Evangile. Jésus dépasse ici le décalogue. Il nous rappelle que l’Amour de Dieu n’a pas de limites. Aimer ses ennemis ne veut pas dire ce laisser faire mais essayer de rétablir la vérité. Aimer ses ennemis est bien souvent au dessus de nos forces. Mais pour autant devons nous abandonner l’idéal ? Il sert à grandir. Les parents le savent bien, il faut toujours fixer un cap aux enfants même s’ils ne l’atteignent pas totalement. Celui qui garde au fond de son cœur le désir du pardon et cultive la paix malgré les épreuves à déjouer le piège du mal qui est de vouloir nous enfermer dans la souffrance et nous entraîner sur son terrain. Alors soyons attentifs à ne pas devenir un ennemi pour d’autres pour ne pas qu’ils soient tentés de faire le mal à leur tour. Une telle parole ne peut se vivre seul. Alors grandissons dans la fraternité et soutenons nous les uns les autres.

 

CF 2008

 

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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 10:10


Mon voisin,

Carnet en main

Prend la direction du rouge carmin

D’un pas décidé il entraîne son pauvre voisin

Ignare en septième art comme peut l’être mon voisin

En boules à neige sélectionnées avec soins

D’un pas alerte ils ne craignent pas le grain

De toute façon il y a le pépin

Je sens mon voisin pris d’une faim

Sera-t-elle rassasiée comme le cœur réjouit par le vin ?

La réponse viendra à la fin

Nous ressortons du noir qui n’est pas obscure

Le silence est d’or pour Marna qui ne peut oublier un amour impossible

Mon voisin ressort enrichi d’une rencontre

Sans lui je n’aurais pas osé aller dans l’obscurité de la salle

Je n’aurais pas vécu cette belle rencontre

Un dimanche soir où le temps devient parenthèse

Alors merci pour cet instant offert

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 15:32


Bienheureux celui qui sait garder son âme d'enfant, la véritable pauvreté évangélique. Il sera regarder avec des yeux qui savent s'émerveiller, passer des larmes à la joie. Heureux celui qui est capable de sortir de sa suffisance pour ouvrir les mains et accueillir la tendresse dans sa vie. Heureux celui qui n'a pas peur de se laisser guider et de mettre sa main dans celle d'un Ami qui le guidera sur le chemin. Heureux Celui qui fait confiance et qui grandi pas après pas. Heureux celui qui n’a pas peur d’aimer sans égoïsme. Il n’a pas fini d’être émerveillé…


CF 2008

 

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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 16:30

Jésus est à l'aube d'un choix important. Il se retire dans la montagne et il prie. Finalement cet évangile est d'une actualité brûlante. En cette époque où il faut prendre des décisions dans l'instant, Jésus nous rappelle que l'urgence finalement c'est de prendre son temps. Du temps pour prier, réfléchir, écouter sa conscience et son coeur pour prendre de la hauteur sur le quotidien qui nous envahi si souvent. La prière nous recentre sur le sens de notre vie et élargie notre regard. Alors au cœur de l’agitation de la rentrée prenons le temps de la rencontre avec Dieu. Il éclaire le chemin que nous prenons.

CF 2008

 

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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 18:27
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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 10:41
                               Sainte Anne tenan dans ses bras Marie et le Christ, Statue en Albatre de la Chapèle Sur Vire

      Bénie sois-tu, Vierge Marie :
Pour toi la Parole de Dieu
D'avance a porté fruit.
Mais tu es encore
La terre où la semence
Bientôt va germer :
Ranime en nous l'espérance
Du jardin annoncé.

Loué sois-tu, Signe du jour :
En toi le visage du Christ
D'avance a resplendi.
Mais tu es encore
La nuit où sa lumière
Pourra se cacher ;
Éveille-nous au mystère
De celui qui viendra.

Heureuse es-tu, sœur des pécheurs :
Sur toi le baptême de sang
D'avance a rejailli.
Mais tu es encore
La source où Dieu fait homme
Naîtra de l'Esprit :
Découvre-nous le Royaume
Des enfants rachetés.

Auteur CFC
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Published by Christophe FEREY - dans Spiritualité
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