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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 22:47
Homélie du Vendredi Saint 2016

« Moi je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix ». Ce soir, Seigneur nous écoutons ta voix et nous sommes bouleversés par ta passion pour les hommes qui défigurent si souvent ta vérité. Le témoin authentique de ton amour ne peut faire l’économie de la croix. C’est elle qui nous dévoile ton vrai visage et ce n’est pas un hasard si le disciple que tu aimes se trouve près de ta croix comme il se penchait sur ton cœur hier au cours de ton dernier repas. Etre ton disciple, c’est être au plus près de toi, de ta croix, du tombeau ouvert au matin de Pacques. Etre ton disciple c’est être percuter par ta réponse à la violence folle, aveugle qui abat l’innocent parcequ’il dérange, parce qu’il ne penses pas comme nous….. Face aux violences dont nous avons été témoin ces derniers jours, tu nous invite à montrer au monde ton Vrai Visage, celui que nous contemplons ce soir : le visage du crucifié.

Saint Jean je te remercie car tu ne mets pas l’accent dans ton évangile sur la violence mais sur les Paroles du Christ. « J’ai soif ». Cette parole est immense. Le Christ va au bout du don. En lui tout devient sec car il a laisser s’échapper tout l’amour qu’il possède jusqu’à la dernière goûte. En échange de cet amour, les gardes lui proposent le vinaigre de notre haine, de notre violence, de notre péché. Il le refuse. Il refuse que la haine puisse pénétrer en lui et souiller son cœur qui est une réserve inépuisable.

Sur la croix, Jésus tu accompli dans ton impuissance totale deux gestes qui sauvent le monde. Tu étant les bras et tu ouvres ton cœur libérant des flots de miséricorde. Le premier qui se jette dans tes bras est un criminel, un homme condamné par les hommes et exclus de la communauté humaine. En ce jubilé de la Miséricorde, tu nous invites à venir puiser à la source de la Miséricorde que sont tes bras ouverts et ton cœur transpercé. Ta dernière Parole est ce cœur transpercé qui offre ta vie en abondance. Seigneur fais que je sache écouter ce cœur qui a tant aimé le monde et que je sois un témoin de ta Vérité dont le monde à tant besoin aujourd’hui.

Published by Christophe FEREY
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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 20:42
Un même oui

Ils sont une petite centaine réunie à Coutances à l’invitation de leur évêque. Ils ne sont pas tous pareils. Pas le même age, pas la même histoire. Pourtant ils sont là ensemble, uni par un même oui. Un pauvre oui, accueilli par un Dieu qui les as appelé et qui jamais ne les abandonnera. Ce matin chacun se reconnaît comme un frère ayant reçu le même don qui se donne à travers la pauvreté de chacun, miracle de la grâce. Qu’ils sont beaux ces visages travaillés par un ministère rarement glorieux mais qui dépouille celui qui le reçoit de ses illusions pour entrer dans la miséricorde qui le relève chaque jour. C’est à ce prix que le oui prend chair et se déploie dans un être fragile. Seigneur regarde ton serviteur qui porte en lui ton trésor. Que ce trésor ne devienne pas œuvre de musée mais qu’il se livre jour après jours dans le oui modestement offert chaque jour.

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 19:20
Un regard en passant

Prendre le temps du regard. S'arrêter, contempler et déclencher.....

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 15:00
Méditation du Vendredi Saint

Hier soir Nous Nous Sommes quittés Dans un Jardin. Jardin de l'agonie, de la prière, de l'abandon. Ce soir de Nous Nous retrouvons Dans Un Autre Jardin: Celui du tombeau scellé. Jardin Où règne le silence des Nations Unies Qui fait Suite au RAFFUT de la violence, de la haine. Il fallut Qu'un homme, dieu de l'ONU expire Tout l'amour Qu'il contenait versez faire taire CE vacarme destructeur. La nuit est bombée. Elle enveloppe les cœurs de Ceux qui croyaient. Pour la Première Fois de l'histoire des hommes le verbe Se est tu. Il se enfonce Dans la Profondeur de la mort. Il la traverse. Il la transperce de son coeur à jamais ouvert Pour Que l'eau diffuse la vie. Rien ne Peut Arrêter this eau Qui s'infiltre Dans la Moindre faille, la Moindre fracture. Les fractures de Québec this eau pénètre, nos failles. Sources de mort en les sources de changement Qu'elle DE VIE. Aujourd'hui un homme Ne EST PAS dans la nuit. Nicodème tu Étais Venu de nuit Rencontrer Jésus La première fois. Aujourd'hui tu viens le voir de jour. Tu te souviens des Paroles Que Jésus t'avait Destinataires: «Amen, Amen je te le dis: personne À moins de Naître de l'eau et de l'Esprit, ne Peut Entrer dans le Royaume de Dieu [1] ». Aujourd'hui tu es Venu à La Source. Tu es Venu au près de CE Coeur Ouvert D'où coule la source de juin inépuisable de pardon, de miséricorde et de paix. Tu renais de l'eau et de l'Esprit en acceptant de Jésus Rejoindre Dans sa mort. Jésus ACCEPTE le tombeau Pour que tu Puisses sortir de ton tombeau. Ce soir Nous sommes tous Nicodème. Passons nous par la mort de Jésus. Vais-je Rester dans la nuit de la mort ou bien Entrer dans la lumière de la Vie qui jaillit d'Un Cœur à jamais ouvert? Laissons l'eau de son coeur Nous irriguer Dans le silence. Aujourd'hui Prépare la joie immense du jour de Pacques. La joie de Pacques Ne EST PAS mince, Elle Est lourde d'une vie Donnée. Verser Accueillir this joie profonde il Nous Faut passer par la mort de Jésus. CE coeur qui Se est ouvert de la Ce soir verser Chacun de nous. Restons Au Jardin versez Veiller Jésus Dans le silence et l'attente. Qué temps de CE mûrisse Notre Espérance.

[1] Jn 3, 5​

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 23:25

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Chaque jour que tu fais Seigneur je célèbre ta liturgie qui m’ai donnée. Elle ne m’appartient pas. J’essaye donc d’en être un honnête serviteur habité de ses pauvretés et de ses richesses. Je dois te l’avouer Seigneur, je ne suis jamais lassé de répéter les gestes, les paroles qui me dépasse et qui te disent inlassablement. Ce soir tu m’as rejoins, tu m’as touché au cœur. Je voulais simplement te remercier et le partager. Dans une Eglise froide, quelques fidèles et tes paroles rituelles qui fendent la pierre de mon cœur. Merci Seigneur !

 

Dieu, le Père de toute bonté,

Vous a réconciliés avec lui par le Christ :

Qu’il vous prodigue sa bénédiction

Qu’il vous établisse dans la foi, l’espérance et l’amour R/ Amen

 

Vous suivez le Christ en toute confiance :

Qu’il ouvre vos cœurs à l’amour de tous ;

Ainsi vous recevrez la grâce de Dieu en ce temps de salut

Et vous deviendrez vous-mêmes des foyers de lumière pour vos frères. R/ Amen

 

Le Christ est l’artisan de notre réconciliation :

Qu’il établisse  votre vie et vos actions dans sa paix,

Qu’il remplisse vos cœurs de sa joie,

Et vous conduise à la vie bienheureuse de l’éternité. R/ Amen

 

 

Missel Romain, bénédiction solennelle de la messe pour la réconciliation

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 20:16

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Jésus monte sur la montagne. Il prend de la hauteur pour contempler ces visages, ces personnes qui sont venu vers lui pour l’écouter. Jésus ne s’adresse pas à une masse informe mais bien à une foule de visages. Pour Jésus nous avons chacun un visage unique. Nous sommes une personne unique qui a du prix aux yeux de son Père. Un mot jailli de son cœur : heureux. Il le prononce en ayant au fond de lui cette vision que nous avons contemplé dans le du livre de l’Apocalypse. Pour Jésus le mot heureux n’est pas un concept mais une réalité concrète qu’il contemple d’auprès de son Père. C’est ce bonheur profond  d’être aimé, de contempler le Seigneur que Jésus veut offrir à toux ceux qui viennent à sa rencontre. Ce bonheur est un chemin. Celui que les saints ont emprunté en leur vie. Celui que Jésus propose à chacun d’entre nous ce matin. Sur la ligne de départ et d’arrivée il y a ce mot Heureux. On ne peut pas commencer le chemin, se mettre en route si nous n’accueillons pas ce mot prononcé 9 fois par Jésus. Pour lui le bonheur est l’exact contraire de l’égoïsme. On ne recherche pas d’abord le bonheur pour soi mais en vivant le chemin proposé nous devenons heureux, bienheureux ! Jésus propose dans cet Evangile différentes béatitudes car nous sommes tous différents, nous n’avons pas le même caractère, les mêmes faiblesses, les mêmes richesses. C’est pour cela que Jésus nous en propose huit. Chemins différents mais qui ont le même but : aimer Dieu et nos frères dans notre quotidien. Dieu a créé l’homme un peu à l’image d’un compositeur de symphonie où pour être belle il lui faut toutes les harmoniques. S’il en manque une elle est moins belle, dissonante. Ainsi chacun de nous est invité à apporter l’harmonique dont il est porteur à la symphonie de notre monde. La sainteté c’est la rencontre de deux libertés. Celle de Dieu et de son enfant qui est invité à offrir à ses frères toutes les harmoniques que Dieu a déposé dans son cœur. Finalement devenir Saint c’est répondre à la demande que Dieu adresse à chacun de nous ce matin : regarde, regarde l’être magnifique que tu es, que j’ai créé. Veux tu offrir ta beauté à ce monde et à tes frères ? La Sainteté ce n’est pas l’héroïsme mais bien une réponse humble de chaque jour. C’est un chemin fait de moments lumineux, de ténèbres, de tempêtes avec un danger qui nous guette : le découragement. Chaque soir je suis invité à redire à Dieu ces trois mots que nous apprenons avec les enfants du caté et qui ont raisonné il y a 3 semaines dans cette église. Merci, Pardon, s’il te plait. Au fond la sainteté c’est ouvrir les yeux et regarder à la lumière de notre foi en Jésus mort et ressuscité pour moi. C’est ce regard que cette foule reçoit dans le livre de l’Apocalypse. Debout ils peuvent enfin contempler celui qu’ils ont cherché, qu’ils ont écouté. Ne nous privons pas de leur compagnie. Ils ne sont pas simplement un model qu’il faudrait suivre pour espérer hypothétiquement d’atteindre pour entrer. Ce sont d’abord des frères et des sœurs, vivants, qui ont avant moi vécu l’amour de Dieu et de leurs frères. Dans ma vie ils sont quelques uns à faire parti de mon intimité comme de vrais amis. Ils sont des compagnons de route. Je sais que je peux compter sur leur prière mais aussi sur leur présence pour m’aider à grandir dans l’amour de Dieu et de mes frères. Curieusement souvent ce sont les saints qui nous choisissent. Ils sont un peu comme le grand frère, la grande sœur qui nous montre un chemin qui n’est pas à copier mais à créer dans le souffle de l’Esprit Saint. Que ce souffle, qui a porté tous les saints, nous entraîne dans l’aventure de la sainteté. Aujourd’hui c’est le départ de la route du rhum à Saint Malo. C’est une belle image de la sainteté. L’important c’est de partir, de quitter la terre ferme de nos égoïsmes, de nos certitudes pour voguer sur l’océan de la charité. Sur cet océan Seigneur je veux utiliser la voile que Sainte Thérèse à hisser sur la barque de sa vie : la confiance. Avec cette voile je peux tout traverser. Dans cette course au large Seigneur il n’y a que des vainqueurs. Alors heureux es tu toi qui ce matin entends la voix de Jésus qui t’invite à prendre le large et à oser la sainteté. La joie du Salut sera ta victoire que tu partageras avec tous tes frères les saints.

 

 

Published by Christophe FEREY - dans Homélies dominicales
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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 10:34

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Jésus n’est pas n’importe où lorsqu’il répond aux pharisiens. Il est à Jérusalem. Ultime étape de sa vie, de son pèlerinage sur la terre. A Jérusalem, Jésus va vivre le combat de Dieu face à la méchanceté, au mal, à la mort, à la souffrance. Un combat pour rester homme et fidèle à sa divinité jusqu’au bout, lui qui est « compatissant ». Compatir ce n’est pas seulement être triste, s’émouvoir mais c’est être avec, littéralement souffrir avec. Jésus n’a pas été distant mais bien présent aux hommes qu’il a croisé. Il a lui-même souffert avec ses frères les hommes et les femmes de son temps. Sa présence terrestre est intemporelle. Aujourd’hui, nul souffrant n’est ignoré de Dieu en Jésus. Nulle joie humaine n’est méconnue de Dieu puisque Jésus s’est associé une fois pour toute aux joies et aux peines des hommes. C’est ce que nous a rappelé avec force le pape Jean-Paul II dans sa première lettre ancyclique « Redemptor hominis ». « Jésus-Christ est la route principale de l'Eglise. Lui-même est notre route vers «la maison du Père», et il est aussi la route pour tout homme. Sur cette route qui conduit du Christ à l'homme, sur cette route où le Christ s'unit à chaque homme, l'Eglise ne peut être arrêtée par personne. Le bien temporel et le bien éternel de l'homme l'exigent. L'Eglise, par respect du Christ et en raison de ce mystère qui constitue la vie de l'Eglise elle-même, ne peut demeurer insensible à tout ce qui sert au vrai bien de l'homme, comme elle ne peut demeurer indifférente à ce qui le menace. » Ainsi nous comprenons bien que les deux plus grands commandements de la Loi sont indissociables. Aimer Dieu pour mieux aimer nos frères. La rencontre de Dieu nous renvoie toujours vers nos frères qui vérifient notre amour pour Dieu. Lorsque Marie Madeleine se retrouve face au Ressuscité elle entend cette parole « va trouver mes frères ». Aimer Dieu ce n’est pas s’enfermer dans une relation en vase clos. Au contraire, plus nous aimons Dieu et plus nous aimons nos frères ou du moins plus nous en avons le désir. Je suis toujours étonné de constater que les religieux ou religieuses cloîtrés ont un regard toujours très affûté sur notre monde et nous offre toujours un accueil. Leur amour de Dieu n’est pas une fuite de leurs frères. Bien au contraire ils deviennent levain pour notre monde. A l’inverse l’amour que nous portons aux autres doivent nous rapprocher de Dieu. En aimant l’autre, en particulier le plus fragile, le plus pauvre, Dieu me permet de le découvrir et de le louer. Ces deux commandements recherchent un même but pour tous ceux qui leur obéissent : ouvrir le croyant à une joie profonde. C’est cette joie dont parle Paul dans sa lettre  aux Thessaloniciens. Cette joie que le chrétien est invité à communiquer à celui qu’il rencontre. Cette joie que notre communauté est invitée à accueillir. Que cette joie de croire, de vivre les commandements habitent profondément le cœur de chacun présent ici ce matin. Ta loi Seigneur est vraiment délivrance. Je veux te le redire avec force aujourd’hui. Oui « je t’aime Seigneur, ma force ; Seigneur mon roc, ma forteresse. »

 

Ex 22, 26

Jean-Paul II, Lettre encyclique « Redemptor Hominis », 1979, n°13

Jn 20,17

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 10:28

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 22:23

 

Le temple s’est ouvert. Ce temple c’est toi Marie qui dit oui à Dieu. Marie, désormais tu es le réceptacle de la grâce de Dieu. Plus personne ne peut refermer la porte qui s’est ouverte. Celui qui vient vers toi ne trouve pas porte close. Il trouve un refuge et un accueil inconditionnel. Telle est la volonté de Dieu. Donner à chacun de ses enfants une mère attentive à leur vie. Marie, rien de ce qui est humain ne t’échappe. Sans cesse tu parcours les chemins des hommes pour aller à leur rencontre. Quel empressement d’aller rejoindre Elisabeth ta cousine ! On le comprend ! Lorsque la vie est en jeu, lorsqu’il y a une naissance en germe, Marie tu es là. Chaque fois que nous cherchons à mieux vivre, à retrouver goût à la vie, Marie tu es présente, tu nous encourages. Quoi d’étonnant ? Toi qui es la servante du maître de la vie ! Quand notre vie s’assèche, Marie vient nous donner à boire de cet amour que tu reçois de ton Fils. A peine as-tu franchie le seuil de la demeure d’Elisabeth que la joie surabonde pour cette maison. Elle pénètre jusqu’aux entrailles de ta cousine. La joie ne peut être retenue mais livrée, offerte. Apprends nous Marie à accueillir la joie que ton Fils veut donner à ceux qui te rencontrent. Cette joie qui ne renonce jamais à percer nos murailles de tristesses, de souffrances, de péché. Cette joie qui a pris corps en toi et qui sera transpercée par le glaive de la passion de ton Fils. Toi qui a vécu l’insondable douleur de la mort du fils, rejoins tous ceux dont la joie de croire est mise à mal. Rejoins nos frères, tes enfants d’Irak, de Syrie, d’Egypte. Rejoins tes enfants sur leur lit d’hôpital, dans leur luttes contre la dépression, la maladie psychique, le deuil, le chaumage, la misère, contre tout ce qui les fait souffrir. Marie rejoint tous tes enfants qui sont présent pour soutenir leurs frères dans l’épreuve. Qu’une sainte joie vienne apaiser ce qui est souffrant. Qu’une sainte joie vienne dynamiser les élans de générosités fraternelles. Qui accueille Marie dans sa vie, accueille le salut Dieu. Mais qu’est ce que le salut ? C’est la victoire de la joie sur la tristesse, le mal, la souffrance, le péché. Le Salut advient lorsque Dieu sèche les larmes de nos visages. Le salut ne sera total que lorsque Dieu aura séché toutes les larmes versées en ce monde. A chaque fois que nous laissons la joie de Dieu habiter notre vie alors le salut progresse et nous en percevons un reflet. Seigneur ne laisse jamais la tristesse m’envahir au point de douter de ton amour. Accueillir Marie, c’est accueillir la servante de la joie de Dieu, de sa consolation, de sa miséricorde. Heureuse es tu Marie Toi qui exulte à cause de cette joie que Dieu offre aux hommes de bonne volonté. Ta joie Marie c’est d’être servante du Seigneur, que ta joie sois notre joie et notre rempart.

 

 

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 08:01

 

C’est comme cela depuis que Jésus prend le risque de choisir des frères. C’est comme cela depuis le jour de notre baptême. A chaque foi que nous rencontrons le Christ. Que ce passe-t-il à ce moment là ? Jésus nous embarque. Il nous invite à avancer, à ne pas rester là. L’aventure de la fois s’apparente à une traversée pour rejoindre une autre rive. Ce voyage, nul ne sait de quoi il sera fait. Une seule chose nous est demandée : partir, quitter cette terre où je crois connaître par cœur le Seigneur. Les disciples auraient tant aimé rester plus longtemps dans cet endroit désert où ils ont connu le succès avec Jésus. On est tellement bien avec cette foule rassasiée qui nous regarde comme des héros. Jésus ne veut pas en rester là avec ses apôtres. Il ne veut pas les laisser dans l’illusion d’une gloire éphémère. Il va leur montrer un chemin qui va leur permettre de vivre une expérience fondamentale. Aucun disciple de Jésus ne peut en faire l’économie. Mais quelle est-t-elle cette expérience fondamentale ? C’est l’expérience de la confiance. Dans toute rencontre du Seigneur, nous sommes provoqués à la confiance. Dans l’Evangile, Jésus rejoint ses apôtres dans la nuit, dans la tempête. Les apôtres sont dans le creux de la vague lorsqu’ils entendent ces trois paroles de jésus : « Confiance, c’est moi, n’ayez pas peur ». Ce sont les trois paroles qui cimentent toute rencontre avec le Seigneur. Ce sont ces paroles qui peuvent apaiser les vents contraires que nous rencontrons sur notre chemin de foi. Combien de tempêtes avons-nous traversé depuis notre baptême ? Dieu ne se résout jamais à nous voire couler. Chaque fois que nous avons peur de couler, il vient à notre rencontre. Il nous adresse ces paroles « confiance, c’est moi, n’ayez pas peur ». Je suis là, je vais passer avec toi ce moment de ténèbre où tout semble perdu, où tu as l’impression de ne plus savoir où tu es, où tu vas. Acceptes ma main et tu verras nous passerons ensemble. Parfois ces moments de sécheresse, de nuit, de ténèbres peuvent durer. Comme sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la sainte Croix qui a vécu une véritable nuit de la foi. Pendant un an elle a du affronter l’épreuve du silence de Dieu. Avec le recul Sainte Thérèse dira dans son manuscrit C que cette épreuve lui aura permis de grandir dans la foi et de comprendre, d’expérimenter que c’est possible de ne pas croire en Dieu, de mieux comprendre ses frères pécheurs. Ce que sa foi ne lui permettait pas avant cette épreuve. Dieu va le permettre dans le creuset de la nuit. Elle ira jusqu’à dire que durant cette expérience : « Je crois avoir fait plus d’actes de foi depuis un an que pendant toute ma vie » . Face aux vents contraire, face à cette voix qui lui murmurait qu’elle s’était trompée de chemin, qu’elle imaginait de fausses promesses, Thérèse a tenu bon, elle a voulu croire en la véritable voix qui est celle de Jésus. Jésus je veux te faire cette demande aujourd’hui. Apprends moi à reconnaître ta voix au milieux de cet océan de paroles qui voudraient me détourner de ta présence, de ton amour. Donnes moi de ne pas avoir peur de prendre la barque qui va me faire traverser jusqu’à l’autre rive. Je sais qu’au cœur de la nuit tu seras là et que tu me mèneras ma vie à bon port. Pour cela, aides moi à hisser la grande voile de la confiance et de l’amour pour que ma barque ne craigne aucune tempête.

 

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de la Sainte Face, manuscrit C [7r°]

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