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  • Christophe FEREY
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis  prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE
  • Bonjour, je m'appelle Christophe, j'ai 34 ans et je suis prêtre pour le diocèse de Coutances et Avranches depuis le 10 juin 2007. J'ai été ordoné par Mgr Stanislas LALANNE

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 20:28

 

Natascha Saint Pier vient d'éditer un nouvel album. Il est composé de poèmes de Sainte Thérèse de Lisieux. Une manière de découvrir une part importante  de la sipiritualité de Sainte Thèrèse que sont ses poèmes. Pour écouter : link

 

"Vivre d’Amour, c’est donner sans mesure 

Sans réclamer de salaire ici-bas 
Ah ! sans compter je donne étant bien sûre 
Que lorsqu’on aime, on ne calcule pas !… 
Au Cœur Divin, débordant de tendresse 
J’ai tout donné… légèrement je cours 
Je n’ai plus rien que ma seule richesse 
Vivre d’Amour.

Vivre d’Amour, c’est bannir toute crainte 
Tout souvenir des fautes du passé. 
De mes péchés je ne vois nulle empreinte, 
En un instant l’amour a tout brûlé….. 
Flamme divine, ô très douce Fournaise ! 
En ton foyer je fixe mon séjour 
C’est en tes feux que je chante à mon aise : 
« Je vis d’Amour !… »

Vivre d’Amour, c’est garder en soi-même 
Un grand trésor en un vase mortel 
Mon Bien-Aimé, ma faiblesse est extrême 
Ah je suis loin d’être un ange du ciel !… 
Mais si je tombe à chaque heure qui passe 
Me relevant tu viens à mon secours, 
A chaque instant tu me donnes ta grâce 
Je vis d’Amour.

Vivre d’Amour, c’est naviguer sans cesse 
Semant la paix, la joie dans tous les cœurs 
Pilote Aimé, la Charité me presse 
Car je te vois dans les âmes mes soeurs 
La Charité voilà ma seule étoile 
A sa clarté je vogue sans détour 
J’ai ma devise écrite sur ma voile : 
« Vivre d’Amour. »"

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de la Sainte Croix (extraits du poème 17 "vivre d'amour")

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Published by Christophe FEREY - dans Spiritualité
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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 13:53

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 Ô Dieu saint,

Ô Dieu fort,
Ô Dieu immortel,
Prends pitié de nous.

1 – O mon peuple que t’ai-je fait ?
En quoi t’ai-je contristé ?
Réponds-moi !

2 – T’ai-je fait sortir du pays d’Egypte,
T’ai-je fait entrer en Terre Promise,
Pour qu’à ton Sauveur,
Tu fasses une Croix ?

3 – T’ai-je guidé quarante ans dans le désert
Et nourri de la manne,
Pour qu’à ton Sauveur,
Tu fasses une Croix ?

4 – Moi, je t’ai planté, ma plus belle vigne,
Et tu n’as eu pour Moi que ton amertume
Et du vinaigre pour ma soif !

5 – Moi, j’ai pour toi frappé l’Egypte,
J’ai englouti dans la mer Pharaon et son armée !
Toi tu M’as livré aux grands-prêtres et les soldats M’ont flagellé !

6 – J’ai ouvert devant toi les eaux de la mer ;
Toi, de ta lance, tu M’as ouvert le cœur !
Je t’ai arraché à l’abîme des eaux
Et tu M’as plongé dans l’abîme de la mort !

7 – Moi, aux eaux vives du Rocher, je t’ai fait boire le salut ;
Toi, tu Me fis boire le fiel, et tu M’abreuvas de vinaigre!

8 – Devant toi, j’ai fait resplendir ma Gloire,
Dans le buisson ardent et la colonne de nuée ;
Et tu M’as tourné en dérision et vêtu d’un manteau de pourpre !

9 – Pour toi, j’ai frappé l’Egypte et sa puissance,
J’ai fait de toi mon peuple, un peuple de rois ;
Et tu M’as couronné la tête d’une couronne d’épines !

10 – Moi, Je t’ai exalté par ma toute  puissance ;
Toi, tu M’as pendu au gibet de la Croix !
Je t’ai choisi parmi toutes les nations ;
Toi, tu M’as rejeté hors des murs de Jérusalem !

 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 22:28

 

 

"Les lectures, le psaume aussi, nous parlent de ceux qui ont reçu l’onction: le serviteur de Dieu chez Isaïe, le roi David, et Jésus, Notre Seigneur. Les trois ont en commun que l’onction qu’ils reçoivent, est pour oindre le peuple des fidèles de Dieu dont ils sont les serviteurs. Leur onction est pour les pauvres, pour les prisonniers, pour les opprimés… Une très belle image de cet « être pour » du Saint Chrême est celle que nous offre le psaume 133 : « On dirait un baume précieux, un parfum sur la tête, qui descend sur la barbe, la barbe d’Aaron, qui descend sur les bords de son vêtement » (v. 2). L’image de l’huile qui se répand - qui descend de la barbe d’Aaron jusqu’à la bordure de ses vêtements sacrés, est l’image de l’onction sacerdotale qui, à travers celui qui est oint, arrive jusqu’aux confins de l’univers représenté par les vêtements. […]

 

On reconnaît un bon prêtre à sa façon d’oindre son peuple ; c’est une preuve claire. Quand nos fidèles reçoivent une huile de joie, on s’en rend compte : lorsqu’ils sortent de la messe, par exemple, avec le visage de ceux qui ont reçu une bonne nouvelle. Nos fidèles apprécient l’Évangile annoncé avec l’onction, lorsque l’Évangile que nous prêchons, arrive jusqu’à sa vie quotidienne, lorsqu’il touche comme l’huile d’Aaron aux extrémités de la réalité, lorsqu’il illumine les situations limites, les ‘périphéries’ où le peuple fidèle est exposé à l’invasion de ceux qui veulent saccager sa foi. Les fidèles nous en remercient parce qu’ils ressentent que nous avons prié avec les réalités de leur vie quotidienne, leurs peines et leurs joies, leurs peurs et leurs espérances. Et lorsqu’ils ressentent que le parfum de l’Oint, du Christ, arrive à travers nous, ils sont encouragés à nous confier ce qu’ils veulent faire arriver jusqu’au Seigneur : « priez pour moi, père, car j’ai tel problème… » ; « bénissez-moi, père » et « priez pour moi », sont le signe de ce que l’onction est parvenue jusqu’à l’extrémité du manteau car elle est transformée en demande, demande du Peuple de Dieu. Lorsque nous sommes dans ce rapport avec Dieu et avec son peuple et que la grâce passe à travers nous, alors nous sommes prêtres, médiateurs entre Dieu et les hommes. Ce que j’entends souligner c’est que nous avons toujours à raviver la grâce et discerner en chaque demande, parfois inopportune, parfois seulement matérielle ou même banale - mais elle l’est seulement apparemment -, le désir de nos fidèles de recevoir l’onction par l’huile parfumée car ils savent que nous la détenons. Deviner et ressentir, à la manière du Seigneur, l’angoisse pleine d’espérance de la femme hémorroïsse lorsqu’elle toucha le bord de son manteau. Cet épisode de la vie de Jésus, présent au milieu des gens qui le pressent de partout, traduit toute la beauté d’Aaron vêtu comme prêtre avec l’huile qui descend le long de ses vêtements. C’est une beauté cachée qui resplendit seulement pour des yeux remplis de foi de cette femme qui souffrait de pertes de sang. Les disciples eux-mêmes - futurs prêtres - ne réussissent pas à voir, ni ne comprennent : de la ‘périphérie existentielle’, ils voient seulement la superficialité de la multitude qui presse de partout Jésus jusqu’à le suffoquer (cf. Lc 8, 42). Le Seigneur, en revanche, sent la force de l’onction divine qui arrive jusqu’aux bords de son manteau.

 

Le prêtre qui sort peu de lui-même, qui oint avec parcimonie - je ne dis pas « jamais » car, grâce à Dieu, les fidèles nous ‘volent’ l’onction -, perd le meilleur de notre peuple, ce qui est capable d’allumer le plus profond de son cœur de prêtre. Celui qui ne sort pas de lui-même, au lieu d’être un médiateur, se convertit peu à peu en intermédiaire, en gestionnaire. Nous connaissons tous la différence : l’intermédiaire et le gestionnaire « ont déjà reçu leur récompense », et comme ils ne paient pas d’eux-mêmes, ni de leur cœur, ils ne reçoivent pas non plus un merci affectueux qui vient du cœur. De là provient précisément cette insatisfaction chez certains qui finissent par être tristes, des prêtres tristes, et convertis en collectionneurs d’antiquités ou de nouveautés au lieu d’être des pasteurs pénétrés de ‘l’odeur de leurs brebis’ – cela je vous le demande : soyez des pasteurs avec ‘l’odeur de leurs brebis’, que celle-ci se sente ‑ ; au lieu d’être des pasteurs au milieu de leur propre troupeau, et pêcheurs d’hommes. En vérité, ladite crise d’identité sacerdotale nous menace tous et se greffe sur une crise de civilisation ; mais si nous savons dompter cette vague, nous pourrons prendre le large au nom du Seigneur et jeter les filets. Il est bon que la réalité même nous pousse à aller là où ce que nous sommes par grâce apparaît clairement comme étant pure grâce, sur cette mer du monde actuel où seule compte l’onction - et non la fonction -, et seront remplis les filets jetés seulement au nom de Celui en qui nous nous sommes confiés : Jésus."

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 21:15

 

Déjà 3 semaines que nous nous sommes mis en marche vers Pâques. Peut être sommes nous partis avec des semelles de plomb ou bien avec l’énergie du coureur de fond, heureux de commencer un chemin de conversion. Quelque soit notre état d’esprit l’important c’est de partir. Le Seigneur nous attend sur ce chemin. Chacun est rejoint différemment car Dieu connaît chacun par le cœur. Aujourd’hui Dieu nous propose d’entrer dans son intimité, dans ce qui fait le cœur de sa vie. Quel est donc ce bien qui ne peut jamais s’accaparer mais qui se reçoit ? C’est la joie profonde de croire et d’aimer ce Dieu qui sans cesse nous rejoint dans la banalité de notre vie. C’est dans nos humbles taches qu’il nous attend. Lorsque je rejoins la base, le service que j’ai à remplir, mon travail, ma vie de famille, ais-je conscience que le Seigneur m’attend non pas pour une corvée mais pour me rencontrer. C’est dans la relation aux autres que je suis invité à témoigner de l’amour du Seigneur. En quoi consiste cet amour ? D’abord à respecter celui que je rencontre. A le considérer comme un frère. Certes je peux être son supérieur, pour autant il demeure à mes yeux un être digne de respect que j’aide à grandir. Je peux être un subalterne pour autant mon supérieur hiérarchique n’est pas plus digne d’être aimé que moi. Nous partageons la même dignité d’enfant de Dieu.

Un Père avait deux fils. Le frère aîné et le petit dernier. Comme souvent le petit dernier se sent pousser des ailes. Il va jusqu'à demander à son père de lui obéir et il inverse ainsi l’ordre de la relation. « Donne moi mon héritage que je m’en aille ». Pour le fils cadet le père est déjà mort puis qu’il lui réclame son héritage. Le Père reçoit un véritable coup de poignard dans le cœur. Ce cœur qui ne cessera de s’ouvrir avec l’espoir fou de retrouver ce fils perdu, comme ce cœur ouvert à coup de lance sur la croix. Aucun péché ne peut endurci le cœur de notre Père. Sans se lasser, il se tient sur le pas de sa porte et scrute l’horizon en espérant nous voire revenir vers lui. En quittant son Père le petit frère perd tout. Car sa véritable richesse qu’il ne pourra jamais perdre est sa relation d’amour avec son père. Et nous quel regard portons nous sur nos prétendues richesses. Il nous faut bien sur de quoi vivre décemment mais quelles sont nos véritables richesses ? Sur quelles valeurs j’appuie ma vie. Nous ne sommes riches que de ce que nous offrons gratuitement. Nous ne sommes riches que de nos relations avec le Seigneur et avec les personnes avec qui nous vivons et que nous aimons. La conversion s’opère dans le cœur du jeune fils. Et si je revenais vers mon père j’aurai au moins à manger à ma faim ? Bien sur je vais me prendre un sacré savon mais au moins je pourrai me remplir le ventre. En s’éloignant de son Père, le fils est devenu un survivant. Quel courage pourtant, quel ressort de vie le pousse à retourné vers son Père ? Peut être bien parce que le Père à semer en lui un germe de vie que nul ne peut détruire. N’ayons pas peur de semer dans le cœur de nos enfants. Si cette semence de vie vient de notre amour pour Dieu, cette semence ne pourra jamais mourir. Cette semence de vie nous avons aussi à la donner à ceux dont nous recevons la charge en leur faisant confiance, en leur permettant de donner le meilleur d’eux même. Le jeune fils revient vers son Père avec la peur au ventre. Comment va-t-il être reçu ? Nous connaissons la suite. Ce sont des bras ouvert pour étreindre l’enfant perdu et le ramener vers la joie et le bonheur des retrouvailles. C’est le miracle du retour vers Dieu. Pourtant la joie n’est pas totale pour le père.

Il y a un absent. Cet enfant qui n’a jamais posé de problème.Lui aussi est en danger car il n’a pas fait l’expérience radicale de la radicale bonté de son Père. « Ton fils ». Le fils aîné ne considère plus son frère comme étant son frère. Nous même parfois ne sommes nous pas ce frère aîné qui refuse de voir en telle personne un frère digne d’être aimé ? Le Père se met à genoux devant son fils ainé. Mais il ne peut rien face à un cœur fermé. Dieu ne voudra jamais contraindre une liberté. Il a voulu que nous soyons responsables de notre vie. Dieu n’est pas paternaliste, il est Père pleinement père. Il ne veut pas faire de nous des assistés. C’est ce que nous dit la première lecture. Pendant les 40 années d’Exode Dieu a éduqué son peuple pour qu’il soit libre. Il lui à fournis les vivres nécessaires. Maintenant qu’il entre dans la terre promise, il devra vivre du produit de son travail. Ainsi va le respect de Dieu pour l’homme. Heureux serons nous si le carême nous permet de vivre cette même rencontre que le fils cadet. C’est l’invitation que Benoît XVI a publier dans son dernier twitt « Puissiez vous expérimenter toujours la joie de mettre le Christ au centre de votre vie ». 

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 21:28

A l’écoute de la parole de Dieu d’aujourd’hui (link), nous pouvons nous dire que la foi est passée par un chemin bien tortueux pour advenir jusqu’à nous ! Dans la première lecture, un père qui n’est pas juste et qui provoque de la jalousie chez ses enfants vis-à-vis d’un frère préféré par le Père. Dans l’Evangile d’aujourd’hui, nous rencontrons le propriétaire d’un domaine viticole qui le confie à des vignerons. Ces vignerons s’approprient le domaine. Sans se lasser le propriétaire va envoyer des serviteurs en espérant que les vignerons entendront raison. Peine perdu ! A chaque fois les vignerons assassinent  les envoyés du maître du domaine. Pourtant le maître ne se décourage jamais. Il y a là un miracle. Malgré le péché, les épreuves La foi à réussi à se frayer un chemin en ce monde pour parvenir jusqu’à nous. Rien ni personne n’a pu l’empêcher ! Alors soyons confiant osons croire que la fois ne pourra jamais défaillir.

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 20:55

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De lourdes portes se sont fermées à 20h00 alors que la nuit est tombée. Une envie irrépressible de prier, de faire silence en cette heure si particulière. Ces portes sont comme une pierre roulée pour sceller le tombeau. Devons nous rester devant ce tombeau, devant ces portes fermées ? Après le vendredi saint vient le samedi saint. Jour de silence, de prière, d’attente dans l’Espérance que le soleil puisse se lever sur la nuit qui est tombée. Benoît XVI a voulu vivre le ministère pétrinien en étant « un modeste serviteur dans la vigne du Seigneur ». Ce n’était pas une formule creuse. Sans cesse il s’est efforcé de servir. Jamais il n’a dominé quiquonque de sa culture, de son savoir théologique. Il s’est efforcé de proposer un chemin de foi où une profonde joie attend celui qui est rejoint par le Christ. Une foi éclairée par la raison. Je ne pourrais jamais oublier, Saint Père, votre sourire et votre douceur que vous nous offriez largement. Maintenant que faire ? Prier, rendre grâce pour le ministère apostolique de Benoît XVI, et confier l’ensemble des cardinaux qui éliront le nouveau pape. Que ce successeur de Pierre soit vraiment le pasteur selon le cœur de Dieu qui nous conduira en son nom. N’ayons pas peur. Duc in altum ! « Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle » (Mt 16, 18)

Phrase prononcée lors de son élection

 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 23:21

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Après avoir contemplé Jésus au désert, nous le retrouvons aujourd’hui au sommet d’une haute montagne. Jésus fait d’abord un choix. Il désigne trois de ses apôtres pour l’accompagner dans sa montée vers une épiphanie, la manifestation de sa filiation. Pourquoi ce choix ? D’abord Dieu est toujours souverain quand il choisi. C’est toujours un choix gratuit sans que celui qui reçoit l’appel l’est mérité à cause de ses qualités. Si Jésus invite Pierre c’est aussi pour affermir sa foi, lui qui a confesser que Jésus est Seigneur et en même temps n’a pas supporte que Jésus affirme qu’il mourrait sur une croix. Une fois gravi la montagne, la première chose que Jésus fait, c’est de prier. Comme d’habitude les apôtres sont fatigués par la marche. Suivre Jésus n’est pas de tout repos. Parfois nous cédons à la fatigue. Fatigue de la routine, fatigue de l’incompréhension, fatigue du doute, fatigue du silence de Dieu. Alors nous sommeillons et nous risquons de passer à coté du Seigneur sans le voir. « Pierre et ses compagnons sont accablés de sommeil » nous dit l’Evangile d’aujourd’hui. Ils sont accablés car ils ne pensent pas qu’ils vont vivre une expérience radicale de rencontre avec Dieu. Alors ils tombent dans le sommeil où tout s’éteint. Seule la lumière du Seigneur peut les sortir de ce sommeil profond. Ce même sommeil mystérieux qui s’empara d’Abraham. Dieu n’agit jamais avec violence. Souvent, le Seigneur nous rejoint par la douceur. C’est aussi dans le sommeil que Dieu offre à Adam celle qui sera sa compagne de vie. Le réveil dans l’Evangile d’aujourd’hui est éblouissant. Il n’y a plus d’autre espace que cette blancheur immaculée. La lumière brille dans cette nuit froide de la Palestine. Cette lumière qu’attend depuis des siècles un peuple guidé par une promesse, cette promesse qu’Abraham à reçu de Dieu. Un moment d’éternité survient dans la vie de ces trois hommes. Qu’il voudrait déjà être dans cette éternité ! Comment ne pas les comprendre ! Pourtant l’objet de la rencontre n’est pas ici de voir mais d’entendre. Ecouter une voix : « celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez le ! ». Suivre Jésus n’est pas tant rechercher des expériences extraordinaire mais c’est être fidèle à une attitude fondamentale pour la vie humaine : l’écoute. Si nous prenons le temps d’écouter la parole du Seigneur alors nous rencontrerons un homme qui s’est livré par amour pour chacun d’entre nous. Qui s’est livré pour nous révélé qui est notre Dieu : un Père qui veut sauver tous les hommes. Prenons garde à nous éloigner de l’écoute de sa parole. Nous prendrions alors le risque de devenir des ennemis de la croix du Christ. C’est la mise en garde qu’adresse Paul aux Philippiens. Paul pourrait adresser cet avertissement à chacune de nos communautés chrétiennes. Mais qu’est cet être ennemi de la croix du Christ ? Répondre à cette question c’est ce demander ce que le Christ dit sur sa croix. La croix est en effet devenue langage de Dieu. Sur la croix Jésus renonce à toute domination sur les autres. Sur sa croix Jésus refuse de juger et condamné ses bourreaux et tous ceux qui l’ont fuient. Sur la croix Jésus hurle sa souffrance d’endurer le silence de son Père « mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Sur la croix Jésus redonne espérance à un homme qui se sait condamner à mourir. Sur la croix Jésus se livre jusqu’au bout et ouvre ses bras à tous ceux qui entende sa voix : « venez à moi vous tous qui souffrez et moi je vous procurerez le repos ». Le disciple de Jésus ne peut pas faire l’économie de la rencontre avec le crucifier. C’est à la croix que l’on découvre le véritable visage de Dieu. Chaque chrétien est confronté à ce choix fondamental. Ecouter le crucifier et vivre de sa vie ou bien lui tourner le dos et vivre selon son bon plaisir. Le Seigneur attend de nous que nous soyons de vrai disciple habités de sa parole qui nous fait vivre. Il n’y a pas de plus urgent pour notre Eglise et pour le monde. Avec Pierre, Jacques et Jean redescendons dans la plaine avec Jésus. Avec mes frères Seigneur je veux te redire : « tu es ma lumière et mon salut : de qui aurais-je crainte. Seigneur, tu es le rempart de ma vie devant qui tremblerais-je ? » Seigneur soutien chacun de nos pas que nous faisons en cette vie. 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 15:00

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Chaque année, Jésus nous pose cette question : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous qui suis-je ? » Bientôt 10 jours que nous nous sommes mis en route vers Pâques et le Seigneur nous interpelle. Avant de poser cette question, Jésus nous a invité à interroger notre vie de prière. La prière ce chemin d'évangélisation de ma relation à Dieu. Dans la prière nous percevons d'avantage notre pauvreté. Loin de nous décourager nous sommes invités à faire notre la prière des disciples : « Seigneur apprends nous à prier ». Pour répondre à la question de Jésus, c'est la même démarche qui nous est proposée. Sans l'Esprit Saint nous pouvons pas répondre. Seul l'Esprit saint est capable de nous dire qui est Jésus. Ainsi Jésus, après la fulgurante réponse, de Pierre exulte et s'exclame : « Heureux es-tu Simon, fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. ». Que l'Esprit Saint aide chacun d'entre nous à redécouvrir toute la richesse du mystère de Dieu.  

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 23:10

Au deuxième jour du carême, célébrer en blanc peut paraître quelque peux incongru. Aujourd’hui nous célébrons deux belles figures chrétiennes et européennes : Saints Cyrille et Méthode. A travers eux c’est l’inculturation de l’Evangile que nous fêtons. Depuis Jésus, l’Eglise n’a cessé de vouloir adresser l’Evangile à toutes les nations en se faisant comprendre. Jésus à toujours choisi d’être accessible à tous. Il s’est mi à la portée de ceux qu’il rencontrait. Il a notamment choisi le style parabolique pour enseigner tous ceux qui venaient à lui pour l’écouter. La parabole permet de fixer des images simples sur un mystère qui ne se laisse jamais enfermer. Jésus par sa parole nous invite à l’écouter comme le fait un enfant lorsque qu’il entend un comte. Ce qui compte n’est pas tant les évènements et les faits mais la personne que je rencontre à travers eux. C’est tout le sens des paroles que j’ai reçues pour ainsi-dire sur le front pour qu’elles pénètrent mon intelligence : « convertissez vous et croyez à l’Evangile »

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 18:56

 

 

Et c’est parti ! Autant l’année dernière je n’étais pas trop enthousiaste, autant cette année je ne sais pourquoi, je me sens habité par un enthousiasme qui, me connaissant, pourrai ressembler à un soufflet. Pourtant cela aide à se mettre en route et tempi si l’ardeur faibli jour après jour. Chaque année, Dieu nous pose une question « veux- tu être heureux ? ». C’est la seule question qui compte quand on commence le carême. C’est la seule question qui intéresse Dieu : veux-tu être heureux ? Si oui alors je te propose un chemin pour te convertir. Le carême n’est pas une corvée, c’est une résurrection de mon être profond, c'est-à-dire de ma  condition de fils de Dieu.

Ce matin j’ai mi le feu à quelques rameaux sec. Qu’est ce qui partait en fumée ?... Trop tôt pour le dire. Il faut attendre et laisser la présence se manifester. Qu’est qui est indispensable dans ma vie ? Difficile trie quand l’encombrement menace. Pourtant si je veux de l’espace pour accueillir du neuf il faut consentir à perdre. Seigneur Toi qui m’entraine sur ton chemin aide moi à alléger cette vie que tu m’as confié. En me délestant je pourrai alors te suivre plus léger. Au fond le bonheur peut commencer par ce que l’on donne librement comme notre pape qui librement te remet la charge que tu lui avais confié. Librement il se dessaisi d’un pouvoir suprême qu’il n’a cessé de vivre comme un service fraternel. Ainsi va le don : reçu et donner. Peut être le chemin du bonheur… 

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